01 novembre 2007
Nous avons retrouve Maroine
Mardi 23 octobre
C’est le jour du départ, Marie nous conduit à l’aéroport de Bordeaux pour notre vol de 6h 40.
Nous avons passée hier soir une super soirée chez nos amis Muriel et Thierry qui ont tenu à nous réunir la veille de notre départ avec Marie et Antoine, leurs enfants, Bernard et Hélène.
Après deux escales, l’une à Paris l’autre à Madrid, nous arrivons comme prévu à Salvador de Bahia à 20h30.Il est 1h30 pour nous. La fatigue se fait sentir.
Après plus d’une heure de queue pour les formalités d’entrée, Jean Louis se fait avaler la carte bancaire par la machine en retirant des réals. Impossible de trouver quelqu’un pour la récupérer. Nous abandonnons, nous reviendrons demain. Nous montons enfin dans un taxi.
Notre chauffeur ne sait pas trop finalement où se trouve la Marina
Il se fait guider par téléphone mais ça n’a pas l’air simple.
Le coin est réputé dangereux et il a sacrément la trouille ! Il n’arrête pas de répéter : « e péligrosso, e péligrosso.. ». C’est la pampa et c’est vrai que les baraques ne sont pas très rassurantes.
Après presque une heure de trajet, nous finissons par arriver devant la grille de la Marina. Nous réveillons le gardien à coup de klaxon, et après quelques palabres il finit par nous laisser rentrer: ouf !
Soulagés, nous retrouvons Maroine là où nous l’avions laissé. Le gardien nous aide à charger nos sacs à bord.
Une rapide inspection nous rassure sur son état. Il aura besoin d’un bon nettoyage extérieur, mais l’intérieur est resté propre mise à part quelques moisissures ponctuelles. Nous nous couchons épuisés nous verrons le reste demain.
A peine endormis, nous sommes réveillés en sursaut par mon téléphone : j’ai oublié de le désactiver. La sonnerie est restée réglée sur 4h45, heure à laquelle nous nous sommes levés hier pour prendre l’avion ! Maudit portable !
Mercredi 24 octobre
Nous sommes réveillés de bonne heure et prenons notre premier petit déjeuner dans le cockpit.
La marina est très calme, il fait grand soleil et déjà très chaud (26°).
Jean louis repart en taxi à l’aéroport pour récupérer sa carte. Pour rien, en fait, car dans la manipe, différente au Brésil, il a retiré sa carte trop tôt et ne se rappelait plus, l’avoir rangé dans son porte feuille ! Faut dire que nous étions fatigués !
Pendant ce temps j’en profite pour décharger les valises et redonner vie à Maroine.
Nous nous faisons aider par deux employés de la marina. L’un, équipé de son narguilhé nettoie la coque de ses coquillages et l’autre nous fait un premier nettoyage de l’extérieur. Même si c’est loin d’être parfait, Maroine reprend sa couleur d’origine.
A midi nous découvrons le resto de la Marina. C’est en fait la cantine des ouvriers du chantier. Nous y mangerons comme eux «le» plat du jour local.
Les gens sont très sympa, cherchent le contact, mais le dialogue en Brésilien est difficile.
L’après midi est bien occupée.Fatigués par notre journée, le décalage horaire et la chaleur à laquelle il faut se réhabituer, nous partons nous coucher avec le soleil (18h).
Du Jeudi 25 au Samedi 28 Octobre
Les journées s’écoulent bien remplies entre le rangement, le réarmement du bateau, les machines à laver, le nettoyage, l’installation de la girouette en haut du mat, etc.…
Nous passons aussi de bons moments.
Nous avons retrouvé «Groyabada», le bateau était à quai à notre arrivée juste en face de Maroine.
Nous avions déjà rencontré Anton et Michou à la marina de Salvador en mai. Ils rentraient comme nous en France quelques mois et laissaient leur bateau à Aratu.
Nous sommes contents de les voir arriver vendredi, de partager nos « plats du jour »au resto de la marina et nos histoires de voyage autour d’un apéro.
Nous rencontrons également Olivier qui construit son bateau depuis un an C’est un catamaran de 16 m
Le bateau est impressionnant à voir. Beau chantier! Beau projet !
Il compte le descendre en Janvier en Argentine pour finir de l’équiper car les matériaux et les moteurs y sont beaucoup moins chers. On devrait se retrouver en février vers Rio.
Samedi nous partons faire nos provisions à Paripé le village voisin.
Expédition épique en combi Volkswagen qui roule au gaz: Il est pourri et sans suspensions mais nous offre beaucoup de place pour transporter nos achats !
Dans le petit « super mercado » nous trouvons à peu prés ce qu’il nous faut pour approvisionner la cambuse et nous faisons au marché le plein de fruits et légumes. C’est la saison des mangues et des ananas : ils sont délicieux et les produits frais commençaient sincèrement à nous manquer.
Nous regrettons de ne pas parler brésilien, car ils cherchent le contact et sont vraiment très serviables.
Nous avons fait un gros plein car nous nous ne pouvons pas aller comme prévu à la marina de Salvador de Bahia. Elle est entièrement réservée jusqu’en décembre pour diverses régates et rallyes comme la mini transat, la transat Jacques
Ce nouveau fait bouscule un peu nos projets car nous voulions nous y installer quelques jours pour finir de préparer le bateau, faire les formalités et bénéficier des commodités de la ville.
Ce n’est plus possible, nous décidons donc de partir pour l’ile d’Itaparica.
Dimanche 29 Octobre.
Nous partons ce matin de la marina d’Aratu.
Nous attendons la marée basse de 11h pour que le mat de Maroine puisse passer sous le portique de l’ancienne cimenterie. Aidés des marineros nous sortons sans difficulté.
Groyabada nous devance et nous arrivons assez rapidement dans la Baie de Salvador de Bahia.
Nous pouvons enfin hisser les voiles et après avoir tiré quelques bords, nous naviguons tranquillement vers Itaparica.
Nous arrivons avec Groyabada dans l’après midi et mouillons près de la marina.
Celle ci a été détruite par un coup de vent au mois d’aout. Elle est normalement alimentée en eau par une source et nous pensions y faire le plein comme en Avril lors de notre précédant passage avec Xiloa et Grikipac. Décidemment nous n’avons pas de chance avec les marinas ! Il nous faudra ressortir les bidons !
Une dizaine de voiliers sont à l’ancre dans la baie dont Torgal un catana 47 qui était en hivernage avec Maroine à Aratu.
Nous faisant connaissance avec Georges et Elke qui sont amis, comme nous, avec Colette et Luc de Xiloa. Le monde du voyage est vraiment petit !
Nous nous retrouvons du coup tous les six au restaurant de la marina qui lui, fonctionne toujours.
Lundi 29 octobre
Ce matin nous profitons d’une forte marée pour échouer le bateau sur le banc de sable et nettoyer la coque avant de passer l’antifooling. Beaucoup de voiliers viennent caréner sur ce banc et un jeune brésilien vient nous proposer aussitôt ses services.
Groyabada est échoué à quelques mètres de nous. Tout le monde s’active mais leur coque est moins sale et surtout il y a moins de superficie sur un momocoque ! Quelle chance !
Malgré le premier nettoyage des coquillages fait à Aratu, nous grattons pendant plus de quatre heures à la spatule. C’est assez physique et fatiguant, surtout sous un soleil de plomb. Heureusement avec un cata on peut travailler dessous à l’ombre de la nacelle même s’il y a deux coques à gratter !
Il nous faudra échouer Maroine une deuxième fois pour fignoler certaines zones, le rincer et le peindre, mais nous devons attendre quelques jours pour avoir de plus fortes marées.
Michou et Anton partent pour le sud. Nous prenons une dernière Caïpi sur Maroine avant de se faire une bonne viande chez le Turc, un autre petit resto de la Marina qui fait aussi point internet…à ses heures d’ouverture !
Ils nous ont donné plein de renseignements, sur les environs qu’ils ont déjà faits et que nous comptons découvrir début novembre avant d’attaquer notre descente vers le sud.
Ils pensent être sur Ilha Grande comme nous en décembre. Nous nous y retrouverons sûrement si ce n’est pas avant en chemin !
Mardi 30 Octobre
Nous partons ce matin pour Salvador de Bahia faire nos formalités.
Nous préférons laisser le bateau ici et prendre la navette qui toute la journée relie l’île au continent.
Les formalités au bureau des douanes se passent bien et plus vite que prévu, tous nos papiers sont en règle.
Nous en profitons pour faire quelques courses comme une carte téléphonique locale, une canne à pêche au port et des noix de cajou au Mercado Modelo… Mais il fait très chaud à Salvador et nous n’avons pas envie de nous y attarder.
Après avoir mangé « au kilo », nous reprenons la navette qui est aussi bondée qu’à l’aller.
En fin d’après midi, de retour sur Maroine, un pécheur nous propose une superbe sole de plus de deux kilos que Jean Louis marchande pour dix réals !
Nous nous régalons
08 novembre 2007
Itaparica
Du Mercredi 31 octobre au 8 novembre.
Nous restons quelques jours pour finir de préparer le bateau et découvrir l’île avant de remonter le Rio du Paraguaçu..
Nous trouvons petit à petit notre rythme mais il fait très chaud, et les bains sont les bienvenus.
Le temps passe très vite et nous avons encore plein de choses à faire avant de partir pour le sud. Et peut être… qu’avec la chaleur nous travaillons plus lentement!!!
Mercredi matin je suis allée en annexe avec Elke au marché,et nous avons ramené plein de fruits qu’elle m’a appris à choisir: des ananas, des mangues, et des maracujas qui font les délices de nos petits déjeuners!
En allant au cyber, Jean Louis s’est fait attaqué par une nuée de guêpes noires en passant sous un palmier. C’était la panique et il a du courir plus vite qu’elles pour s’en débarrasser, ce qui a bien fait rire les gamins autour de nous. Piqué plusieurs fois à la tête et au cou, les brulures des piqures ont persisté toute l’après midi et seul le traitement à la Caîpi
L’île d’Itaparica est à deux heures de Salvador et les Brésiliens y viennent le week-end en bateau pour profiter des plages et des restaurants. La baie si calme la semaine se remplit de voiliers et de gros bateaux à moteur. Comme ce week-end est férié, ils viennent faire la fête et pendant trois jours, la musique est partout, dans les rues, sur les bateaux, dans les restos et les sonos sont à fond toute la journée et une bonne partie de la nuit.
Nous partageons pleins de bons moments avec Elke et Georges. Diner chez «le turc», moqueca sur Thorgal, crevettes grillées sur Maroine…
Leurs amis Brésiliens sont venus visiter Maroine et nous ont invités en retour sur leurs catamarans. Ils sont quatre bateaux à couple et nous passons une super soirée tout en dégustant les petits plats qu’ils nous ont préparés.
Malgré leurs efforts la langue reste un handicape dans nos discussions même si nous nous obligeons tous les jours à apprendre un peu le Brésilien.
Elke nous a passé une méthode assimil, mais c’est dur, surtout pour moi qui n’ai jamais fait d’espagnol.
Lundi, nous avons envie de bouger. Nous partons avec nos amis pour Fuente de Tororo une cascade d’eau douce qui tombe directement sur une jolie petite plage dans un cadre de verdure tropicale
Après une nav de quelques heures dans le canal d’Itaparica où se succèdent plages de sable blanc et mangroves, nous arrivons à la cascade où, nous rencontrons une famille de brésiliens en train de piqueniquer. Spontanément ils nous font gouter les coquillages qu’ils ont cuisinés et nous offrent de la bière.
Nous sympathisons et passons un bon moment avec eux. Quelle gentillesse!
Apres une bonne douche et un shampoing sous la cascade, nous voila prêts pour aller dîner, sur l’autre rive, au restaurant que nous ont conseillé des amis
Nous partons ancrer de l’autre côté, près d’un village de pêcheur mais le mouillage est un peu difficile car il y a des hauts fonds et le vent s’est levé.
Dans la manoeuvre nous oublions que l’annexe est en remorque et bien sur le bout se prend dans l’hélice! Jean Louis est obligé de plonger pour le dégager au couteau!
C’est ralant !.. pour le bout certes, mais aussi pour la bonne douche d’eau douce qu’il venait de prendre à la source!
La nuit tombée nous partons tous les quatre pour diner.
Le village parait désert et nous laissons l’annexe sur la plage parmi les chevaux en liberté. En fait il s’agit d’un tout petit village de pécheur et le restaurant est plutôt une petite gargote locale où nous sommes les seuls «gringos».
Il n’y a que trois, quatre tables dans la pièce unique qui donne sur la rue.
La cuisinière une jolie brésilienne, très souriante nous accueille et change la musique pour nous faire plaisir. Notre voisin de table se lève et nous invite à danser Elke et moi. L’ambiance devient rapidement familiale et très chaleureuse. Une fois de plus l’extraordinaire gentillesse des brésiliens et leur sens du contact nous ont permis de passer fabuleuse soirée.
De retour à Itaparica, nous nous levons mercredi de très bonne heure pour beacher de nouveau le bateau et finir le nettoyage de la coque.
Nous passons encore quelques heures à gratter à la spatule, ça n’en finit plus ! Jean louis doit même replonger dans l’après midi sous le bateau pour nettoyer des zones difficiles d’accès quand il est échoué. Malgré le narguilé c’est très dur et il ressort de l’eau épuisé.
Tant qu’il est à sec nous en profitons pour coller les raies Manta adhésives sur les étraves du bateau .L’opération est un peu délicate en haut de l’échelle, mais nous nous en sortons bien pour la première Manta. Nous ratons royalement la pose de la deuxième, le vent s’est levé, les coques sont chaudes et les adhésifs se collent entre eux ! Dommage!
Le résultat est super sur tribord!
Thorgal a repousse son départ car Keravela, un autre catana ami, est arrivé et du coup nous mangeons tous ensemble «chez Serge»une poussada réputée pour sa bonne cuisine et en profitons pour faire plus ample connaissance. Keravela arrive d’Ilha grande et nous donnent plein de renseignements.
Jeudi, le bateau est prêt pour la dernière opération, l’antifooling, mais Jean Louis ne l’est plus!
Il n’a pas dormi de la nuit, et a très mal à l’oreille, nous repoussons à demain.
Par chance, deux médecins sont à bord de Kéravela et diagnostiquent de suite une otite due sûrement à sa plongée d’hier sous la coque.
Anti-inflammatoires et repos sont donc le programme pour aujourd’hui!
21 novembre 2007
Morro de Sao Paulo Camamu
Morro de Sao Paulo 11 et 12novembre
Après un dernier petit café sur Maroine avec Fabrice et François, nous profitons de la marée descendante et quittons Itaparica pour Morro de Sao Paulo à 41 Miles
Une fois sortis de la baie nous trouvons entre 15 et 20Nds de vent, ce qui nous permet de faire une belle descente par vent de travers à plus de 9Nds, le bateau marche bien et nous retrouvons le plaisir de naviguer.
Nous arrivons dans l’après midi dans la baie de Morro mais nous ne pouvons rester au premier mouillage près du yacht club car il n’est pas suffisamment abrité, le vent c’est levé et nous risquons d’être secoués cette nuit. Dommage le paysage est superbe avec ses falaises verdoyantes et ses maisons perchées à flanc de colline.
Nous allons donc mouiller à la pointe de Curral devant une superbe plage de cocotiers et de champs d’ananas, elle, bien abritée. Le mouillage est plus tranquille malgré les quelques navettes qui passent en fin de journée et le groupe électrogène des maisons sur la plage qui démarre la nuit tombée. C’est bien notre chance!
Nous repartons ce matin pour le mouillage prés de la jetée en bois du yacht club dont parlent les guides mais qui est en fait à l’abandon depuis plusieurs années! Bravo la mise à jour!
Une fois le bateau ancré nous partons visiter Morro .
C’est une petite station balnéaire couverte de poussadas, d’auberges et de boutiques.
Le village est très sympa. Il n’y a ni route ni voiture, mais des rues en sable où se croisent les ânes qui portent des matériaux et les taxi brouettes seul moyen pour acheminer les valises des touristes vers les poussadas.
Quatre belles plages de sables ceinturées de rochers ont été aménagées et on y trouve des bars de plage, des rangées de parasols aux multiples couleurs, des chaises longues et quelques belles poussadas avec piscine.
L’ambiance est sympa et le village doit être très animé le soir et le week end.
Sur la plage, les serveurs tracent avec des arrosoirs d’eau des petits chemins de sable humide pour que leurs clients ne se brûlent pas les pieds dans leurs déplacements ente le parasol, la mer et le bar. Ils font ça dans la bonne humeur, en plein soleil, sur un sable brûlant tout en essayant de rabattre des clients. Mais ils restent très sympa et ne sont pas pesants.
Nous mangeons dans un bar de plage et rentrons dans l’après midi car il fait très chaud.
Nous nous baignons à peine arrivés au bateau et profitons de la jolie petite plage de sable devant laquelle est ancrée Maroine. Une végétation luxuriante recouvre les falaises et nous passons la soirée tranquille à bord.
Camamu du 13 au 19 Novembvre.
Malgré la pluie et le temps gris nous décidons de partir pour Camamu. 
La nav est moins agréable qu’hier surtout pour mon estomac, la mer est agitée, le vent assez fort et nous prenons plusieurs grains.
Nous mouillons devant le petit village de Campinho en fin d’après midi.
Ce matin le soleil est revenu et nous descendons visiter le village où il ne semble pas régner une grosse animation.
Nous faisons la connaissance de Nice, un brésilienne à qui nous demandons notre chemin. Elle nous conduit dans un petit bar où nous rencontrons une de ces amies Lao qui nous offre de partager sa bière. Nous sympathisons immédiatement.
Nice nous conduit ensuite dans un petit resto de plage où sa sœur nous rejoint et nous commandons des camarons. En toute simplicité elles s’assoient avec nous et nous partageons notre plat. Nice fait beaucoup d’effort pour se faire
comprendre, parle lentement ce qui nous permet de bien échanger.
Nous partons ensuite chez elle car elle veut absolument à nous faire voir sa maison et nous présenter son mari qui est pêcheur.
Yvoan nous reçoit très chaleureusement, nous offre une noix de coco à boire, qu’il cueille dans son jardin et une noix de cacao. Il nous explique comment il pêche, nous montre sa pirogue et Nice me fait visiter sa maison.
Ce sont des gens simples, accueillants et d’une extrême gentillesse. Nous décidons de nous retrouver en mars à Salvador où Nice travaille de temps en temps.
Nous repartons avec son numéro de téléphone, plein de bananes pour le bateau et la promesse de les contacter.
Nous avons passé une super après midi.
Nous partons mouiller un peu plus loin sur l’ile de Goio. Il pleut toute la soirée, ce qui ne nous empêche pas de nous régaler avec un délicieux riz au poulpe dans le petit resto jaune que nous a conseillé Antone.
Le soleil est revenu ce matin sur Goio. Après une matinée partagée entre la baignade et le farniente nous repartons et remontons tranquillement le Rio de Marau. Le paysage est une succession de petites iles toutes superbes avec leurs plages de sables blanc et de cocotiers. Les berges des chenaux sont recouvertes de mangroves, de manguiers, d’anacardiers, de palmiers, de raphias.
La navigation nous rappelle celle des bolons de Casamance.
Nous ancrons à Tatus pour la nuit, une petite ile sauvage où nous faisons une superbe cueillette de noix de coco.
Nous retrouvons ce soir la sérénité des mouillages de Casamance.
Nous reprenons ce matin notre remontée du Rio vers Marau. Les eaux sont peu profondes et la cartographie n’est pas précise, mais nous avons fait notre route avec les waypoints du guide du Cenab, et les récits et relevés d’autres voiliers qui nous ont précédés.
Au fur à mesure que nous avançons, la végétation est de plus en plus dense et des forêts verdoyantes longent le Rio.
Nous mouillons en fin de matinée devant le chenal qui mène à la Cascade
Antone qui est venu ici la semaine dernière, est remonté avec son monocoque jusqu'à la cascade et nous conseille vivement de le faire.
Pour le moment la marée est basse et l’opération ne sera possible que demain à marée haute.
Nous partons donc jusqu’à la cascade en annexe pour faire un peu de repérage et pour déguster chez Ada et Nilton la légendaire «moqueca de Pitus» (écrevisses qui se pêchent sur l’île).
Leur poussada est installée au pied de la cascade. Nilton est le cuisinier et Ada prépare des conserves de légumes, des piments, des oignons et plus particulièrement des palmitos qui sont excellents
Après le repas, nous sommes repus! Un petit groupe d’enfants nous amènent voir une autre cascade et cette ballade digestive est la bienvenue.
Nous nous baignons même tous ensemble!
Ils sont d’une extrême gentillesse, attentionnés. Jiu l’un d’entre eux, tient à nous montrer le corbeau blessé qu’il soigne, ses poules et sa maison, qui est en fait une cabane en bois. Ada nous confirmera que les gens sont très pauvres ici à Ilha Veneza. 
Nous prenons ce matin notre petit déjeuner devant ce superbe paysage.
Ici, c’est le bout du bout du monde, il n’y a que le silence, la nature et nous… et un bateau qui passe de temps en temps.
Nous attendons que la marée soit haute pour prendre le rio jusqu'à la cascade et nous sommes un peu inquiets malgré les relevés et les conseils d’Antone car il est étroit et peu profond.
A l’entrée le passage est délicat, le sondeur affiche 1m30 alors que nous avons 1m20 de tirant d’eau, mais ça passe! Nous continuons d’avancer lentement avec des fonds autour de 2m50, ce qui nous permet de passer sans difficulté.
Nous sommes attendus au ponton par les enfants et Nilton qui nous aident à nous amarrer. Nous ancrons dans le bassin au pied de la cascade et le spectacle est assez extraordinaire!
Les enfants sont là impatients car nous leur avons promis un cadeau pour aujourd’hui et les regards s’illuminent lorsque jean louis leur offre le ballon de football. Un peu plus tard Jiu, le plus malin des quatre, nous demande combien il vaut .Il parait radieux quand nous lui parlons de 30 réals environ.
Le lendemain nous apprenons que Jiu a vendu le ballon pour 20 réals, et qu’il a partagé la somme en quatre avec ses amis.
Le ballon leur a fait très plaisir mais après en avoir profité toute une journée ils ont vite compris qu’en le monnayant, ils pourraient s’acheter des choses plus utiles et qui leur manquent tant
Il nous montre fièrement les chaussures qu’il a achetées avec sa part, et quand nous lui disons que c’était un cadeau, qu’il était libre d’en faire ce qu’il voulait et que nous ne sommes pas fâchés, un grand sourire illumine son visage.
Le soir, Ada et Nilton nous ont préparé une surprise. Ils nous ont dressé une jolie table, juste éclairée de deux bougies et c’est dans cette ambiance tamisée qu’ils nous accueillent et que nous nous régalons ensuite avec le filet migon de bœuf de Nilton et la crème de coco d’Ada. Nous passons une super soirée, ils sont adorables et d’une extrême gentillesse.
Nous leur achetons quelques conserves de palmitos et de poivrons et repartons avec pleins de cadeaux, de la farine de manioc, une fleur à planter, de la crème de coco et de banane…des cadeaux simples
mais qui viennent du cœur
Ce matin, nous levons l’ancre et profitons de la marée haute pour reprendre le chenal.
Jiu, les enfants, Ada et Nilton sont tous là sur le ponton pour nous dire au revoir et nous saluer jusqu’à ce que Maroine disparaisse dans le premier virage.
Après le passage toujours aussi délicat de la sortie nous reprenons le Rio Marau en direction cette fois de Marau puis de Campinho.
Nous avons mouillé hier soir devant Campinho et comme il pleut toute la matinée, nous décidons que ce sera une journée, «farniente» pour bouquiner, mettre le journal à jour ou ne rien faire …c’est bien aussi!
Mais comme le soleil est revenu, nous partons en annexe dans l’après midi nous baigner sur la plage, côté océan et faire un plein de noix de coco.
Nous passons une agréable soirée à bord avec au menu, des pâtes bolognaises, je tente une sauce avec du corn-beef qui finalement s’avère très bonne!
Demain nous quittons la baie de Camamu pour l’île d’Itacaré.
24 novembre 2007
Itacare
ITACARE du 20 au 25 novembre
Aujourd’hui nous avons rejoins la petite ville coloniale d’Itacaré après 25 Miles
L’entrée dans la passe a été un peu speed
On savait qu’elle était étroite et qu’il y avait peu de fond mais c’est toujours plus surprenant quand on est dedans!
Jean louis était à la barre, et moi de la table à carte je surveillais la route sur maxsea.
Les déferlantes éclataient de chaque cote du bateau et l’encadraient comme si elle lui traçait la route avec leur écume
Ca ne dure pas très longtemps…mais c’est assez impressionnant!
Un pêcheur est venu spontanément à notre rencontre pour nous guider avec sa lancha et nous aider à franchir la passe.
Itacaré est une petite ville de pêcheurs qui s’ouvre doucement au tourisme notamment grâce au surf.
Il y a de bons spots,Resende, Riberia et surtout Tiririca où se déroulent des compétitions internationales. Dans les criques de superbes poussadas ont été aménagées dans le respect de la nature et l’ambiance est très surf et babacoll.
Le village est très joli avec ses maisons aux façades colorées et ses rues pavées.
Les boutiques et les surfs shop se succèdent dans la rue qui mène aux plages et les jeunes brésiliens vont et viennent, au look très surfers… leur planche sous le bras ... ils semblent imperturbables même lorsqu’il tombe une belle rincée!
En faisant nos courses, nous nous arrêtons à la banque du brésil pour tirer de l’argent. C’est un tout petit local bondés de gens qui font la queue devant quatre caisses automatiques. Nous prenons notre tour et Jean Louis effectue un retrait de 1000 réals, l’opération se déroule normalement jusqu'à la phase finale ou comme dans un gague digne de Mister Bean la machine se met à cracher les billets qui s’éparpillent sur le sol au milieu des gens.
Nous ramassons rapidement nos réals sous les yeux des brésiliens ébahis.
Heureusement ici ce n’est pas Salvador et la scène les a plutôt amusé.
Nous restons un peu plus que prévu à Itacaré car la météo n’est pas bonne jusqu'à dimanche où le vent doit enfin virer au Nord. Nous communiquons tous les matins avec nos amis de Groyabada qui sont eux aussi bloqués un peu plus bas à St André et attendent pour partir sur les Abrolhos où nous devrions nous retrouver.
L eglise d´Itacare de nuit vue du bateau
06 décembre 2007
SAINT ANDRE ABROLHOS
Saint André, Santa Cruz de Crabalia, du 26 nov au 1 déc.
Nous partons d'Itacaré ce matin au lever du jour, la météo prévoie enfin un peu de vent ! Nous avons 15nds de vent, la mer est agitée et la nav se passe bien malgré la pluie. En arrivant sur Ilhéus, le vent forcit et du coup le mouillage dit " tranquille " devant la marina se transforme en un mouillage galère !
… Nous arrivons à mouiller non sans difficultés, malgré les fortes vagues qui nous arrivent de face, la pluie incessante et l'ancre qui ne veut pas tenir dans ces fonds de vases ! La mise à l'eau de l'annexe dans les vagues et le débarquement au ponton relèvent d'une opération commando .Jean louis arrive trempé, de la tête aux pieds à la capitania pour faire les formalités de sortie et moi je reste à bord pour surveiller le bateau. Heureusement, car il dérape rapidement et je suis obligée de remettre les moteurs pour le maintenir jusqu'au retour de Jean Louis. Nous ne pouvons pas rester là, nous décidons de repartir et de passer la nuit en mer.
St André est à 90 Miles, mais nous serons plus à l'abri dans le rio Joao de Tiba qu'ici et en plus Groyabada nous y attend. Depuis notre retour au Brésil, c'est notre première nav de nuit et nous retrouvons le rythme des quarts. Nous arrivons le lendemain un peu plus tard que prévu et la marée a commencé à descendre.
Anton nous attend sur la plage, à l'entrée de la passe pour nous signaler avec sa VHF, les bancs de sable et les rochers au fur et à mesure que nous avançons. Un pêcheur nous fait signe de le suivre et nous guide gentiment avec son bateau. Il longe la barrière de corail, traverse le chenal, longe l'autre berge, s'éloigne de la plage, revient au milieu pour trouver de la profondeur … un vrai gym cana et nous rentrons dans son sillage avec 2 mètres d'eau seulement. Nous avons bien les waitpoint mais c'est quand même plus facile de suivre quelqu'un du coin ! Nous mouillons devant St André près de Groyabada que nous sommes heureux de retrouver.
St André est une tout petit village et le rio est superbe mais il pleut beaucoup.
La météo annonce du mauvais temps jusqu'à dimanche et du vent du sud, ce qui nous empêche de continuer notre route. Le vent devrait revenir Est, Nord- Est lundi ! Nous sommes contents d'être arrivés jusqu'à Saint André à temps. Quitte à être bloqués, ici nous sommes à l'abri et avec nos amis ! Jeudi, nous remontons avec Groyabada le Rio pour Santa Cruz de Crabalia la ville principale du rio. 
Le paysage est assez extraordinaire nous naviguons comme dans un large chenal. Nous longeons à droite une berge recouverte de mangrove et à gauche une barrière de corail derrière laquelle apparaît l'océan, ses vagues et ses superbes plages. Dommage qu'il pleuve ! Santa Cruz est un village de pêcheur très sympa avec ses rues pavées et son " resto kilo " très local. 
Il est resté très authentique malgré les bateaux de promenades qui remontent le rio chargés de touristes, la sono à fond ! Nous mouillons parmi ces bateaux noirs et verts qui ressemblent à des bateaux de pirates. Ce paysage humide de mangroves et de palmiers nous rappelle la Thailande.

Les bateaux de pêche aux couleurs vives s'entassent dans le petit port, leurs ponts encombrés de casiers à langoustes et de drapeaux multicolores.
Il a encore plu toute la nuit et des iles flottantes de plantes aquatiques, de lianes, de jacinthes sauvages, descendent le fleuve et encerclent les bateaux d'un tapis de verdure. Elles ont une telle prise sur la chaine et la patte d'oie avec le courrant que l'ancre décroche un matin. Les îles flottantes entraînent Maroine avec elles à la dérive et c'est à coup de machettes que les garçons finissent par libérer le bateau.

Malgré la pluie, la semaine passe très vite, occupée par les promenades, les marchés, les resto ou les dîners à bord.
A St André, nous avons notre petit resto attitré, chez Sylvio, juste devant les bateaux, où nous mangeons plusieurs fois les pizzas Aratu (aux crabes) et les pizzas Camaron cuites dans son four à bois. Sa femme nous prépare un midi une moqueca de langoustes et de camarons et ce jour là, comme il pleut, nous arrivons au resto tous les quatre, debout dans l'annexe, en cirés, se protégeant aux mieux sous nos parapluies! Le tableau valait une photo !
On est arrivé trempé mais on s'est régalé et on a bien ri. Sylvio et sa femme sont très sympas et l'ambiance simple et familiale. Nous n'avons pas le temps de nous ennuyer. Les uns bricolent, les autres bouquinent, font la cuisine… Comme il pleut beaucoup, Jean louis a installé un système pour récupérer l'eau et le réservoir s'est vite rempli. C'est le côté positif des choses, nous pouvons prendre des douches à volontɅ Vendredi, nous partons en bus pour Porto Séguro à une vingtaine de Kms. C'est une ville historique et une grande station balnéaire.
Tout le long de la route se succèdent de belles plages avec leurs poussadas et leurs restaurants! La saison touristique n'a pas encore commencé mais vue le nombres de boutiques, de bars et de camelots le week end promet déjà d'être animé !
Les plages et la promenade sont très belles mais il manque le soleil et l'eau bleue ! Samedi de retour à Saint André le temps s'améliore un peu et la météo prévoit un peu de vent pour demain .Nous décidons d'en profiter et de prendre la direction des Abrolhos dès Dimanche même s'il n'y a pas trop de vent.
LES ABROLHOS du 2 au 5 déc.
Nous partons en fin de matinée de Saint André pour les Abrolhos où nous pensons arriver demain matin après une journée et une nuit en mer.
La nav est trés agréable, la mer est belle, le soleil est là et le vent juste comme il faut. Nous communiquons par VHF avec Groyabada et c'est très sympa de naviguer à deux.
Au lever du jour nous arrivons en vue des Iles de Abrolhos. L'archipel est un parc maritime national qui compte cinq iles dont une seule, Santa Barbara est habitée par quelques militaires et des guides de l'Ibama(Institut national de l'environnement). Les iles sont rocheuses et ont peu de végétation à part quelques palmiers.
Ce sont des réserves où vivent et nichent plusieurs espèces d'oiseaux comme les fous blancs, les fous bruns, les frégates et les Pailles en Queue. Les tortues marines viennent pondre sur Redonda et les baleines à bosse mettre bas dans ses eaux de juin à octobre. Nous mouillons dans la baie et apprécions le soleil franc et l'eau bleue de ce mouillage devant le phare !
Ca fait du bien d'aérer le bateau, de faire partir cette humidité. Nous n'avons pas le droit de débarquer, un guide de l'Ibama vient nous l' expliquer et nous propose une visite sur Sibira pour observer les oiseaux.
Nous partons avec lui dans l'après midi et y trouvons une colonie de gros oiseaux palmés qui lancent des cris stridents pour appeler leur mère. Ce sont des Fous. Ils n'ont pas de nid, les œufs sont posés à même le sol et ils grandissent là. 
Les petits naissent blancs puis leur plumage vire au brun pour devenir blanc à l'âge adulte et restent sur l'ile pendant plusieurs années. Nous approchons de très près ces oiseaux que nous n'avons pas l'impression de déranger vraiment.
Nous faisons le tour de l'ile en longeant ses falaises noires qui prennent de jolies couleurs à cette fin d'après midi .
Pendant notre séjour, nous partons plusieurs fois en palmes masques et tubas découvrir les fonds de corail. Nous approchons des tortues près de l'île de Redonda, de gros poissons- perroquet bleus, des bancs de chirurgiens, des poissons anges multicolores…et même une jolie raie Aigle. 
Nous étrennons le scooter et c'est super de se ballader sous l'eau parmi les poissons qui ne paraissent pas perturber par le petit bruit de l'hélice. Nous retrouvons les couchers de soleil, le ciel étoilé des nuits claires et partageons encore de bons moments avec Anton et Michou.
Soirée barbecue sur Groyabada où le parapluie sert là à protéger le barbecue du vent et non plus de la pluie.

14 décembre 2007
VITORIA BUZIOS
VITORIA , DU 6 AU 9 DECEMBRE.
Nous partons ce matin pour Vitoria qui se trouve à170 miles des Abrolhos.
La mer forcit assez rapidement et nous naviguons vent arrière, le genneker et le génois en ciseaux, avec un vent de 20
nds en moyenne qui montera jusqu'à plus de 30 dans la nuit. Le bateau avance bien.
Les vagues sont fortes et nous surfons quand elles nous rattrapent, mais il part aussi en crabe dans certaines, ce qui n’est pas toujours très agréable pour les estomacs!
Après deux loupés, nous pêchons une belle dorade coryphène d’un mètre. Cette fois nous avons roulé le geenek dès la touche pour ralentir le bateau, les deux autres avaient fini par décrocher car nous avancions trop vite. 
Anton pêche une Dorade presque en même temps que nous. Nous qui comptions sur eux pour nous aider à manger la notre!
La nav est très sympa car nous sommes en communication permanente avec Groyabada et nous naviguons la plupart du temps en vue l’un de l’autre. 
Nous roulons dans la soirée le geenaker car le vent est devenu beaucoup trop fort, mais suite à une mauvaise manœuvre nous le mettons en cocotier et nous galérons un moment pour le récupérer.
Nous avons vraiment eu peur de le déchirer!
Nouvelle leçon: rentrer le geenak plus tôt avant que le vent forcisse et affiner nos manœuvres pour que ça ne se reproduise plus!
Nous arrivons en vue de Vitoria vers 7h du matin .Il fait gris. L’île est montagneuse et plusieurs ponts la relient au continent.
Après les premières plages aux gros rochers ronds, c’est une ville de buildings qui se dresse devant nous et ce décor surprend un peu après les Abrolhos!
Vitoria est la capitale de l’état de Esperitos santos. C’est une ville moderne très touristique sans grand charme...
Nous mouillons près du Yaté Club devant la plage. 
Nous restons quelques jours et en profitons pour faire un gros plein au super marché, faire nos conserves de Dorade, flâner en ville…Nous restons fidèles au «resto au kilo» qui serait une idée à développer en France! 
J’oubliai ! Filets de Dorade à la plancha sur Maroine.
Le parapluie est de nouveau de sortie mais
c’est pour protéger la plancha, de la pluie,
Nous partons ce matin pour Buzios à 150 Miles de Vitoria.
La mer est agitée et les vents forcissent dés l’après midi et une bonne partie de la nuit. Maroine avance bien, 8à9Nds, mais nous restons très attentifs car nous croisons plusieurs cargos et nous longeons pendant la nuit une grande zone de plateformes pétrolières.
L’arrivée sur la jolie péninsule de Buzzios est insolite.
Dans la baie sont ancrés trois gros paquebots de tourisme et les Saveyros promènent leurs flots de touristes tandis que les pécheurs remontent leurs filets.
Plusieurs mondes cohabitent ici. 
Buzios est considéré comme un des plus beaux endroits du Brésil avec ses 17 plages. Simple village de pêcheurs Buzios est devenu une station balnéaire huppée. Brigitte Bardot et son petit ami brésilien l’auraient «lancée» en 1960. Quand on se promène dans les rues pavées du village qui regorgent de boutiques certaines très chics, de restaurants, de poussadas, de villas luxueuses…on comprend pourquoi on l’appelle le St Tropez du Brésil..
Nous mouillons dans une des premières criques près du Iate clube. Le décor est superbe. Le soleil est là et l’eau a retrouvé ses superbes couleurs.
De jolies villas sont accrochées aux versants de la colline dans une végétation luxuriante et parmi de magnifiques flamboyants. La petite plage devant nous, plantée de ses parasols rouges est très animée. Les petits bateaux taxi véhiculent leurs 3ou4 clients d’une plage à l’autre car les accès sont parfois un peu compliqués par la route. On dirait des babouches/pédalos à moteur!
Il règne une forte activité avec les bateaux.
En soirée les bateaux de pécheurs rentrent tout comme les Saveyros et se mettent à l’abri pour la nuit à côté de nous. Nous sommes nombreux dans la crique mais tout le monde trouve sa place. Le calme est revenu sur l’eau tandis que les villages se réveillent pour leur vie nocturne. 
Le matin, au lever du soleil, les pêcheurs prennent joyeusement leur petit déjeuner à bord avant de partir en mer. Ils sont tout prés de Maroine. C’est sympa, le trafic n’a pas encore repris et la crique est calme et belle en couleurs.
Le village part du joli petit port de pêche et s’étend tout le long de la plage. Sa rue principale est pavée, ses commerces, ses restaurants, ses bars, sont bien intégrées, et la musique et la vie nocturne lui donne ce coté village branché, chic sans être défiguré.
Sur la promenade on peut voir quelques statues de bronze comme celle de Brigitte Bardot ou des pécheurs immortalisant la remontée du filet de pèche.
Nous partons à pieds faire quelques plages comme PraiaJoao Fernandes mais il fait très chaud et nous décidons de louer un buggy pour visiter les autres plages de la péninsule de Buzios ces prochains jours.
La pluie nous rattrape pendant deux jours que nous occupons sans problème entre le bricolage à bord, la découverte des magasins de Buzios et une soirée de musique brésilienne où nous faisons la connaissance de Franck.

Samedi nous partons toute la journée en buggy. 
C’est un engin génial qui nous rappelle plein de souvenirs.
Les plages sont toutes différentes et Frantz que nous avons retrouvé dans la journée nous fait découvrir par des chemins peu touristiques de super points de vue 
et la superbe Praia Forte de sable blanc de Cabo Frio qui s’étale sur plus de 7km.
Pour terminer la journée Frantz nous amène dans une très bonne Churrascarias, restaurants spécialisés au Brésil dans les viandes grillées et nous nous imprégnons un dernier soir de la vie nocturne de Buzios.
Nous partons ce matin de bonne heure de Buzios et arrivons en fin de matinée à l’île de Cabo Frio.
Les plages dans les criques sont bordées de dunes de sable fin. Sur l’une d’entre elles, les brésiliens se laissent glisser sur des planches et simulent le « snow board »
Nous mouillons dans une petite anse superbe et déserte. En moins d’une heure nous sommes envahis par les bateaux qui viennent décharger leurs touristes sur la plage et picniquer sur les bateaux tout cela en musique. Heureusement, ils ne restent pas très longtemps et nous retrouvons rapidement le calme.
Nous laissons ici nos amis et nous empruntons la passe de Boquerao pour quitter l’île.
La sortie est superbe entre les deux falaises au coucher du soleil
Nous avons un peu de vent au début mais comme prévu il tombe rapidement et la nav de nuit se fait au moteur.
08 janvier 2008
RIO et L'Arrivee de Marie et Antoine
RIO DE JANEIRO du 17 au 22 DECEMBRE
Nous arrivons au lever du jour dans la baie de Rio.
Des montagnes s’étalent dans la mer.
Le Pain de sucre, le Corcovado se dressent en enfilade et nous avançons dans cette baie gigantesque.
La beauté du site est malheureusement dégradée par la multitude de building qui s’étale aux pieds des montagnes. Les favélas elles, occupent les flans des collines non constructibles.
Nous mouillons dans la baie de Botofogo devant le Club de Régates près de la plage. Une route longe la plage et la circulation est intense. L’eau n’est pas très engageante, et même très polluée comme toute la baie de Rio.
Nous finissons de préparer le bateau pour accueillir les enfants qui arrivent demain et nous sommes impatients de les voir.
Ce matin, Jean louis va chercher les enfants à l’aéroport, c’est plus simple pour eux de revenir à la marina en taxi avec lui.
Nous sommes heureux de les retrouver et de les accueillir à bord pour un premier petit déjeuner.
Nous décidons de rester deux ou trois jours pour visiter un peu Rio avant de partir sur Ilha grande, mais le temps est redevenu gris et il pleut souvent.
Nous montons malgré tout avec le funiculaire tout en haut du pain de sucre. La vue sur la baie, la ville et les plages de Copacabana est impressionnante. 
Dommage que le soleil ne soit pas avec nous !
Ce soir c’est la soirée Samba au « Regate Club ».
Tous les mercredis une dizaine de musiciens viennent jouer dans une très grande simplicité.
C’est une fête très locale et des centaines de brésiliens viennent chanter et danser. «Plus de six cent, disent-ils quand il fait beau!».
L’ambiance est très chaude. Les musiciens jouent avec tout leur cœur des percussions, frappent sur des tambours, des jumbe de toute taille et forme (sur un seau à champagne pour l’un d’entre eux), ou agitent des maracas locales. Des guitares et des mandolines les accompagnent.
Les gens encerclent le groupe de musiciens et chantent à tu tête les chansons de carnaval.
Les filles dansent la samba et tout leur corps vibre. Nous sommes au cœur du vrai Brésil.
Jeudi le temps est toujours gris et malgré la pluie nous partons voir la plage
d’Ipanéma le royaume des «garotas»(les jolies filles) et des jeunes hommes qui déploient leur musculature sur les terrains de futevolley.
Mais le soleil n’est pas au rendez vous, les garotas et la jeunesse brésilienne non plus. La plage est déserte.
Le soir, Ricardo et sa femme nous emmènent dans les vieux quartiers de Rio pour dîner. Le resto est super, la déco authentique, les musiciens jouent des airs de Samba et dans la soirée nous allons même danser avec les brésiliens sur la piste.
Il y a en fait très peu de touristes et nous sommes dans les quartiers de Lappa l’un des plus branchés de Rio.
Les rues sont pavées et les façades des maisons qui sont restées authentiques sont très belles.
Les enfants retrouvent le lendemain soir Nathalia la fille de Ricardo. Nathalia a le même âge que Marie et leur fait découvrir avec ses amis une autre facette de Rio, ses plages, ses resto et ses bars branchés, « By Night ! »
ILHA GRANDE
Nous quittons Rio de bonne heure car il n’y a pas de vent de prévu et nous avons une douzaine d’heures de nav à faire au moteur avant de rejoindre Ilha Grande.
C’est avec un temps gris que nous prenons la direction du sud et longeons les plages de Copabana, Ipanéma, Leblon.
Beaucoup de cargos sont ancrés à l’arrivée d’Ilha Grande et attendent leur tour pour entrer dans les ports ou le chantier naval situés sur la côte.
Ilha Grande est une des plus grandes îles de la côte.
Dans ses nombreuses criques de superbes plages de sable sont encadrées par une végétation tropicale abondante proche de la jungle.
Nous arrivons par l’est dans l’Enseada das Palmas et mouillons prés de la plage délimitée par de gros rochers ronds. 
Malgré le temps gris, la couleur de l’eau a changé et laisse deviner les tons émeraudes qu’elle doit prendre sous le soleil.
L’anse est très belle.
De nombreux sentiers côtiers balisés permettent de faire le tour ou d’accéder à d’autres plages.
ILHA 018
L’un d’entre eux mène à la Praia des Los Mendes une superbe plage pour le surf à une demi heure de marche.
Les jeunes surfeurs viennent à pieds depuis Abraao leur planche sous le bras.
Nous partons dimanche soir, en bateau, à Abraao pour faire quelques courses pour Noël.
Abraao est un petit village de pêcheurs, plein de jolies poussadas bien distribuées dans ses ruelles pavées.
Les touristes affluent à cette période de l’année mais le village conserve son charme.
Nous cherchons des camarons ou des lulas (calamars) pour notre repas de noël. Mais sans succès car pendant les fêtes les pécheurs ne sortent pas en mer, les restaurateurs ont déjà fait le plein.
Nous retournons comme prévu dans notre jolie crique de las palmas pour passer Noël avec un morceau de viande en guise de Camarons !
Groyabada nous y attend .
Pendant qu’Antoine et Jean Louis vont faire une partie de chasse sous marine, nous décorons Marie et moi le bateau pour Noël.
Pas de sapin sur Maroine mais un déco tropicale arrachée à la machette à la forêt luxuriante qui nous entoure! 
Michou et Antone viennent partager notre diner de Noël.
Foie gras, brochettes et pudding sont au menu arrosé de bonnes bouteilles.
C’est notre premier Noêl à bord de Maroine! 
Il fait beau et
chaud, le ciel est majestueusement étoilé, devant nous,
Groyabada scintille de sa guirlande électrique.
Pour finir la soirée, Antone nous fait la surprise de sortir son accordéon et de nous jouer quelques morceaux. 
Nous passons tous les six une super soirée !
Cette nuit, le père noël est passé dans le cookpit de Maroine (même chez Groyabada !)
C’est une première pour nous. Pas de froid, pas de neige, mais un soleil bien franc, celui qui donne de si jolies couleurs à la mer.
Baignade au programme aussitôt les paquets ouverts!
Après le petit déjeuner nous partons à pieds à la plage de Los Mendes avec nos body boards cette fois.
La plage est encore plus belle sous le soleil, son sable blanc, aussi fin que la farine nous brûle les pieds.
L’eau est cristalline, d’un bleu émeraude difficile à décrire. 
Les vagues sont bien formées et les garçons s’éclatent sur leur planche de Morey!
Dans l’après midi, des centaines de dauphins rentrent dans la baie et nous les observons longuement. Peut être viennent ils nous souhaiter «Feliz Natal!»
Nous avons installé une bâche au dessus du filet, le seul endroit bien venté car il fait très chaud et la journée passe entre les baignades et le farniente. 
Pour finir l’après midi nous partons Antoine et moi sur le chemin d’Abraao qui longe la cote. La ballade est superbe.
La végétation est très dense et les raphias, les palmiers et les gros arbres de cette forêt sont entrelacés de lianes. Le sol est jonché de mousses, de fougères de toute sortes de fleurs, de plantes parasitaires… Le vert y trouve toutes ses nuances.
D’énormes rochers sont plantés dans ce décor, on ne sait trop comment ! L’atmosphère est chaude et très humide, un peu comme dans la forêt amazonienne! 
Pour terminer ce premier Noel nous savourons à la Plancha un Meli Mélo de Filets de poissons (la chasse d’hier des garçons) sous un magnifique ciel étoilé.
Quelle belle et riche journée !
Joyeux Noël à tous!
Nous partons le lendemain pour Saco de Ceu, une jolie anse située dans une crique plus fermée recouverte elle aussi d’une végétation abondante.
Le site est joli mais gâché par les vas et viens toute l’après midi des grosses vedettes, des jets, des skis nautiques et des bateaux qui ne se soucient de ceux qui sont mouillés comme nous.
Dommage !
A noter « Reis et Magos» un joli resto à l’entrée de la baie
Jeudi 27 Décembre.
Apres une nuit à Saco Ceu nous partons pour l’ile de Macacos.
La petite plage da Fréquésia dite Praia de Lago Azul est superbe.
Elle est délimitée par de gros rochers gris, et son sable clair contraste avec la végétation abondante qui la surplombe.
L’eau est couleur èmeraude et Antoine part faire du scooter sous marin. L’eau n’est malheureusement pas assez claire pour chasser.
Le site est joli, un petit passage dans les rochers fait de Maécacos une ile et non plus une presqu’île et seuls les annexes ou petits bateaux peuvent passent d’une crique à l’autre par là.
On aperçoit les bateaux mouillés dans l’autre crique.
Malheureusement nous ne restons pas tranquilles très longtemps. Vers midi les vedettes et yachts arrivent et s’installent bruyamment avec les scooters, les skis nautiques et tractent des bouées multiplaces autour de nous…
Ca devient vite la foire !
Nous passons dans l’après midi de l’autre côté de l’île et mouillons devant une plage toute aussi fréquentée mais un peu moins bruyante tout de même.
En fin d’après midi la plupart des bateaux rentrent au port et nous retrouvons le charme et le calme de la baie et de ses plages.
Nous faisons la connaissance de Pedro et Teka un jeune couple de Sao Polo qui naviguent sur M@x, un monocoque.
Ils connaissent bien Ilha grande et parlent Anglais. Avec Marie et Antoine c’est plus simple que le Brésilien! Ils sont très sympas et du coup nous partageons nos brochettes avec eux.
Ils nous donnent plein de renseignements sur l’ile sur les baies, les baies les plus intéressantes à voir et nous rassurent sur cette affluence de bateaux due aux fêtes et qui devrait disparaître dés le 15 janvier…
Vendredi 28 Décembre.
Nous partons ce matin après le bain pour l’Enseada do Sitios Forte.
La baie est grande et nous choisissons l’anse ouest où sont ancrés quelques voiliers.
L’autre anse semble préférée par les grosses unités à moteurs.
A gauche de la plage, se dressent encore les bâtiments d’une ancienne conserverie de poissons.
De l’autre côté, un petit resto a mis des bouées à la disposition de ses clients et un ponton pour débarquer en annexe.
Nous y descendons manger des Pastels (crêpes farcies) de viande, des bolinos(acras) et un rizotto de crevettes.
Nous repartons dans l’après midi pour l’anse de Praia Longa, une plage beaucoup plus calme et peu touristique.
Nous prenons dans «le»bar de la plage, le seul endroit animé, une caïpi d’enfer! Plus habitué à servir du coca ou des bières, le jeune barman a la main lourde sur la dose de rhum !!
Ce qui ne nous empêche pas, de retour au bateau, de faire à la plancha, comme prévu, les calamars que nous avions achetés en route à un pêcheur !
Samedi 29 Décembre.
Nous partons ce matin pour l’anse la plus à l’ouest d’Ilha Grande. Son village s’appelle Proveta.
Les gens y sont très religieux et une grande église est plantée au milieu du village (moderne et moche !)
Les codes sont restés très stricts. Un bar a pu être ouvert en 1997 et lui seul est autorisé à vendre de l’alcool.
Proveta est surtout un village de pêcheurs.
Quand on arrive dans l’anse tous les bateaux de pêcheurs sont ancrés sur la gauche face à la mer et nous offrent un très joli tableau !
Nous mouillons au bord de la plage. Une multitude d’enfants se baignent et c’est des cris de joie à chaque vague qui éclate.
Télécom Italia, un classe 40, nous rejoint dans l’après midi.
Nous avions fait rapidement connaissance avec Giovanni dans la baie de Las Palmas.
Après avoir remporté la transat Jacques Vabre, Giovanni (Soldini) fait une croisière avec Bernadette sa femme et leurs quatre enfants sur son bateau de course.
Il nous le fera d’ailleurs visiter et c’est assez impressionnant : tout est sommaire, le strict minimum, un seul feu, pas de toilette, pas de superflu, tout est étudié pour gagner du poids.
Par contre le mat et la bome sont en carbone, l’équipement est sophistiqué … bref un bateau de course avec tout ce que cela implique!
Groyabada nous rejoint comme prévu et nous passons une super soirée à bord de Maroine les trois bateaux réunis.
Les fêtes approchent et le village s’anime, beaucoup de pétards et de petits feux d’artifice partent de la plage la nuit venue.
Dimanche 30 Décembre.
Grand soleil ce matin sur cette magnifique baie émeraude.
Nous partons en annexe voir les bateaux qui rentrent de la pêche et leur acheter du poisson.
L’accueil est extraordinaire et nous repartons avec une quantité impressionnante de poissons qu’ils refusent de nous faire payer.
René l’un d’entre eux vient nous voir au bateau à la nage, tout content de nous parler de son village, de visiter le bateau, et de partager une bière avec Jean Louis.
Il est super sympa.
Dommage que nous partions pour Parati car il voulait nous faire visiter son village, sa maison, sa famille et nous sommes obligés de décliner son invitation. Mais nous lui promettons d’aller chez lui lors de notre prochain passage en janvier.
C’est sur, nous repasserons ici ! Au classement des endroits préfèrés par les enfants, Jean Louis et moi, Proveta arrive en n°2 après Las Palmas/Los Mendes.
Les trois voiliers partent après le repas en direction de Parati où nous avons prévu de passer le réveillon y tous ensemble.
Le vent s’est levé et nous naviguons à la voile!
Le gîte de Télecom Italia est impressionnant et nous avons une pensée pour Bernadette et les enfants!
Giovanni nous largue très rapidement!
Difficile de rivaliser avec lui !!!
Reveillon a Paraty
REVEILLON A PARATY
Paraty est une ancienne ville coloniale classée aujourd’hui au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Son architecture est unique avec ses rues pavées en pierre non taillée, ses maisons de couleurs chaudes, son église coloniale.
C’est de là que partaient les navires chargés d’or et de pierres précieuses pour Rio et le Portugal.
Les bateaux attendent aujourd’hui les touristes brésiliens pour les amener sur les plages de la baie.
Nous nous baladons avec Marie et Antoine dans ses rues aux nombreuses boutiques et profitons de ce joli décor.
Ici le réveillon est différent et se passe sur les plages d’où les brésiliens tirent à minuit plein de feux d’artifice.
Les orchestres sont dans les rues et vont sur les plages jouer de leurs instruments à percussions, tambours, banjo, tamtam, maracas… le rythme est chaud et tout le monde danse dans la rue.
C’est une musique très populaire, très communicative et qui te prend aux tripes.
Nous dînons avec les enfants, Michou, Antone, Giovanni et Bernadette dans le patio d’un petit resto au son d’un orchestre Brésilien. 
Nous nous retrouvons ensuite sur Groyabada pour assister aux nombreux feux d’artifice qui éclatent sur toutes les plages environnantes.
Du bateau le spectacle est extraordinaire et le ciel s’embrasse de multiples couleurs et c’est le moment de faire péter la bouteille de champagne !
BONNE ANNEE A TOUS !
Mardi 01 Janvier.Nous partons dans l'apres midi pour l'anse deJurumirin
quelques plage plus loin. Le mouillage est plus calme qu’à Parati et nous pouvons dormir dans le hamac!
Mercredi 02 janvier.
Un peu de scooter et de snoorkling avec les tortues, occupent notre matinée même si l’eau n’est pas très claire. Elle est à 30°et nous rafraîchit à peine !
Après un petit breafing nous décidons de partir pour l’anse de Pouso plus au sud où nous devrions trouver de l’eau claire.
Nous ne pouvons pas rejoindre Ilha Grande comme prévu, pour faire les baies du sud car les vents sont contraires, nous manquons de temps et nous avons envie de nous poser.
09 janvier 2008
Baie de Pouso, Angra dois Reis
BAIE DE POUSO
Nous quittons donc la baie de Paraty et, après avoir manger à l’abri de l’île de Cota, nous longeons Parati Myrim et Mamangua, deux bras de mer qui rentrent profondément dans les terres.
Ces coins sont parait il très jolis, mais nous avons soif d’eau clair et nous continuons notre route.
Le vent est de face et la nav pas très agréable mais nous ne regrettons rien car l’arrivée dans l’Enseada do Poso est magnifique.
La baie est superbe avec ses deux plages et sa petite île rocheuse.
L’eau est très claire et les fonds se dessinent sous l’étrave des bateaux.
Nous mouillons à Praia Grande de Cajaiba où se jette un petit rio.
Nous restons trois jours ici.
Nous avons une magnifique plage de sable et nous passons nos journées à nous baigner. Un petit paradis
L’eau est très claire, cristalline et les fonds rocheux sont très beaux à découvrir en snorkling ou en scooter.
La pointe de l’île est très poissonneuse et les garçons s’éclatent en chasse sous marine.
Un repas sur deux est assuré par leur chasse: barbecue sur la plage, plancha de filets de poissons…
Antoine réalise ses premières belles prises.
Marie remonte une Squilla mantos (entre la cigale et la langouste) au bout de sa ligne destinée au départ à la pêche au calamar !
et Giovanni une langouste au bout de son fusil.
Nous aurons droit ce soir là à des « Spaghettis à la langouste » cuisinés à l’italienne par Giovanni lui même, et à une Squilla grillée à la plancha: Délicieux !
Les midi nous nous retrouvons tous à la gargote de la plage pour partager nos assiettes de lulas dorés (calmars grilles), de pastels(crêpes farcies) de camarons, de crabes…entre deux baignades ou une montée à la cascade.
Elles est pas belle la vie!
La baie de Pouso se dispute au classement la première place avec Las Palmas/Los Mendes !
Samedi 5 janvier.
Nous devons repartir aujourd’hui pour Angra car Marie et Antoine prennent leur avion pour la France dimanche soir.
Giovanni et Bernadette rentrent en Italie dans quelques jours.
Nous sommes ravis d’avoir eu la chance de les rencontrer.
Nous ne nous reverrons sûrement pas mais nous suivrons les prochaines courses Giovanni avec une certaine émotion.
Anton et Michou traînent un peu car ils n’ont pas le même timing que nous, mais nous nous retrouverons dans quelques jours à Angra.
Nous arrivons avec les enfants sur Angra en fin d’après midi.
Le temps qui était déjà couvert se gâte et nous avons droit à un superbe orage, un coup de vent et un mauvais grain au moment du mouillage devant la digue de la marina.
Notre ancre ne teint pas et nous sommes obligés de partir dans une crique plus abritée même si elle est très encombrée par les schooners.
Nous sommes trempés mais l’eau n’est pas froide et nous finissons par trouver une place.
La pluie ne nous empêche pas de passer une agréable soirée tous les quatre à bord de Maroine.
Les lumières des favelas s’allument au fur et à mesure que la nuit tombe et tapissent les flans des collines. La crique parait scintiller.
Dimanche 6 janvier.
Un taxi amène les enfants à Rio et nous les laissons partir le cœur gros.
Ces trois semaines ont vite passé. Elles ont été aussi bien remplies et riches en rencontres humaines et découvertes du pays.
Nous avons eu de la chance d’avoir toujours eu du soleil en dehors des trois jours sur Rio.
Ce soir le bateau est un peu vide. Nous continuons notre route. Les enfants eux partent tous les deux vers d’autres aventures, les leurs. Marie à Lille, Antoine à Amsterdam.
Nous nous retrouverons en mai pour les partager tous les quatre.



















































