LE VOYAGE DE "MAROINE"

MAROINE CATAMARAN NAUTITECH 44, VOYAGE EN COUPLE AUTOUR DU MONDE.

03 mars 2008

Remontée vers Salvador de Bahia

REMONTEE SUR SALVADOR DE BAHIA.

PICT5275__Small_Vendredi 22 février 6H30

Nous avons attendu le lever du jour pour  quitter Abraao.

C’est avec un petit pincement au cœur que nous regardons Ilha Grande s’éloigner!

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Il n’y a pas de vent, la mer est lisse, nous sommes au moteur et nous savons que nous risquons d’en faire beaucoup.

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Nous traversons le chenal qu’empruntent beaucoup de cargos et sommes amusés par la « forme humaine » des bouées.

Nous  naviguons quand à même plusieurs heures à la voile en milieu de journée.

Il fait très beau, la mer est lisse, c’est une belle nav comme je les aime.

Le bateau semble glisser sur les vagues, il est en harmonie parfaite avec la mer.

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Nous sommes au large de Rio et distinguons la baie, ses plages et le pain de sucre qui nous rappelle l’arrivée des enfants à Noêl.

Dans l’après-midi le pilote nous lâche brutalement !

Séquence émotion :

Je prends la barre pendant que Jean Louis essaie de trouver la panne.

Il nous faut vite prendre une décision. Nous sommes au large Rio. Si jean louis ne réussit pas à  réparer, il nous faut retourner à Rio car on ne peut continuer sans pilote.

Heureusement ce n’est qu’un fusible qui a grillé. Jean Louis le change et le pilote fonctionne à nouveau.

La nuit se passe au moteur, les quarts sont très occupés car nous croisons beaucoup de bateaux de pêches et des cargos mais la nav est quand même agréable.

C’est la pleine lune et  nous passons un long moment à l’avant du bateau à observer des dauphins qui viennent jouer dans les étraves.

Samedi 23 fevrier.

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Nous arrivons aux environs de Cabo Frio vers 9h et entrons dans la crique par la passe de Boquerao comme en décembre mais en sens inverse.

Il fait très beau, l’eau est d’un bleu turquoise sur ces fonds de sable blanc… rien à voir avec ce que nous avions vu la dernière fois.

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Nous ne  pouvons pas résister. Nous jetons l’ancre, le temps d’une longue baignade suivie d’une bonne douche sur la jupe du bateau.

Moins d’une heure après, défatigués de la nuit par ce bain, nous repartons.

Il y a moins de courant, mais toujours peu de vent. Heureusement que la mer n’est pas agitée car nous sommes souvent au près, la nav n’est pas très confortable, et le soutien du moteur, souvent nécessaire.

Du 24 au26 février.

Nous faisons une belle pêche dont un thon rouge de

6 kg

.

Jean louis prépare les filets pour les carpaccios que nous aimons tant pendant les nav et je me mets aux conserves et aux rillettes de thon. 

Nous prenons quelques grains dans la  journée et le mauvais temps s’installe en soirée.

Séquence Frisson !

Au milieu de la nuit, pendant un gros grain, nous avons de nouveau des difficultés avec le pilote.

Il ne tient plus le cap et ne le retrouve plus.

Dehors le vent souffle  en violentes rafales et nous n’avons aucune visibilité. Un rideau de pluie encercle le bateau.

Jean louis prend la barre sous des trombes d’eau.

Il n’arrive pas à le diriger, le bateau, comme fou, tourne sur lui-même.

Et pour couronner le tout, les quatre lumières des boussoles des barres à roue viennent de griller.

Jean louis n’a plus de repère pour prendre un cap et je suis obligée de lui crier les points transmis par le GPS de la table à carte.

Jean louis réussit à reprendre une route, à remettre le pilote en mode girouette et à maintenir le cap. Ouf !

Deux heures après, nous sommes de nouveau à la voile, le grain est passé mais la mer reste agitée.

Nous remettons les moteurs au lever du jour car il n’y a plus de vent…et ainsi de suite….

La nuit du 25 alterne ses moments sans vents et ses grains parfois violents.   

Le 26, la mer reste agitée toute la journée, la nav n’est pas toujours très confortable, le temps est gris, le vent un peu plus fort mais toujours aussi changeant.

En fait ce qui est rend cette nav pénible, c’est que non seulement il n’y a pas beaucoup de vent, mais surtout il n’arrête pas de changer de sens et de force.

Il faut modifier sans arrêt l’allure, les voiles…

On met le geeneker… une heure après il ne tient plus !

On met la grand voile…une heure après, plus assez de vent, elle cogne !

Un grain arrive, on prend un ris !

On rentre le geeneker !

On réduit le génois ! ,

On remets la grand voile!..le vent tourne un fois de plus…il faut affaler et il nous reste plus qu’à mettre le moteur !

…et ainsi de suite…. et c’est comme ca tout le temps!

Je caricature un peu mais y a de ça …et c’est stressant !

ILHA_GRANDE_172__Small_
Ah !…quand les moteurs s’arrêtent, quand le vent souffle dans le voiles si faible soit il, quand il n’y a plus de bruit si ce n’est celui de l’eau qui glisse sur les coques…on oubli alors le reste et c’est le bonheur !

C’est le cas de la journée du 27février.

La nuit a été plus calme et dès 2h du matin nous coupons le moteur et nous nous mettons sous voiles.

La nav est très agréable, il fait beau, et  nous restons toute la journée geeneker et génois en ciseaux. Quel bonheur !

Il ya un peu de houle, la mer est agitée, mais le courant est portant et en vent arrière dans cette configuration la nav est super confortable.

C’est comme ça que j’aime la voile !

Séquence Invasion :

Lundi et mardi soir, le bateau est envahi de moucherons, de mouches, de libellules, de toute sorte d’insectes et surtout de papillons.

Il yen a partout, nous sommes obligés de nous enfermer à la tombée de la nuit dans le carré pour limiter leur invasion.

Je ne sais pas d’où ils sortent, nous sommes en pleine mer !

Séquence good news :

Le pilote remarche comme avant. Panne aléatoire, mauvaise manip, on n’a pas trouvé ! Mais ca marche !

Aujourd’hui, les envahisseurs volants ont quitté le navire !

Jeudi 28 février

Nous remettons, à regret, le moteur dans la nuit car les grains se succèdent mais cette fois sans violence.

Au lever du jour, nous avons un bon vent de sud ouest de 25 /30nds, et le restera toute la journée.

La mer est agitée mais nous avançons bien.

Nous sommes dans les temps, il nous faut garder cette vitesse pour être a Salvador vendredi avant la nuit et surtout  avant que le vent tourne au nord.

Nous prenons un  deuxième ris pour la nuit par prudence car le vent est toujours autour de 20/25nds la nuit tombée.

Bien nous en a pris !!!

Autour de minuit le vent tourne violemment et passe au nord, nous tombons dans un grain et prenons jusqu’à 47nds dans le nez.

Nous ne nous sommes jamais fait secouer comme ca !

Il tombe des trombes d’eau, la visibilité est nulle.

Nous n’arrivons pas à sortir du grain, il semble avancer avec nous.

Nous virons de bord et partons vers le large pour ne pas se trouver en difficultés prés des plateformes pétrolières à proximité de la cote.

Nous gardons une vitesse de 5nds pour garder le contrôle du bateau mais nous n’arrivons pas à sortir de ce grain gigantesque qui s’étend sur plus de 30miles.

Il ne reste plus qu’à attendre et à encaisser.

La mer est violente, on sent tous les mouvements du  bateau qui lutte, craque, tape, se lève, plonge dans les vagues, se redresse, corrige…

Nous remontons au près serré le vent reste au nord et nous nous faisons secouer ainsi pendant 3 h par 40 nds de vent en moyenne.

Ce qui est le plus impressionnant c’est la rapidité avec laquelle il arrive et sa violence, son intensité pendant ces quelques heures !

Subitement vers 4 h du matin, il s’est totalement désintégré en l’espace d’un quart d’heure et nous avons retrouvé une situation beaucoup plus maniable avec 25 nds de vent.

Nouvelle leçon :

Il faut jouer systématiquement la carte « prudence » la nuit.

On ne sait jamais ce qui va se passer, quel grain ou  quel coup de vent vont nous tomber dessus et c’est ce qui s’est passé !

Nous avions pris par prudence un deuxième ris, réduit le génois et rentré le geeneker. Heureusement !

Nous n’aurions pas pu faire ces manœuvres dans le grain  et nous aurions pu être en difficulté à ce moment là.

Les rafales étaient si violentes que la girouette en tête de mât a été arrachée.

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Nous arrivons vers 10 h dans la baie de Salvador.

Elke et Georges nos amis du catamaran Thorgal, nous attendent à la marina du Cenab et nous aident à nous amarrer avec l’aide des marinéros du club.

Il ya eu cette nuit,  ici aussi, un violent orage et beaucoup de vent.

Une grosse houle rentre encore dans la marina et secoue durement les bateaux au ponton.

Glisser Maroine en marche arrière entre deux voiliers est une manœuvre délicate dans ces conditions et l’aide que nous recevons de tous est la bienvenue.

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Nous sommes contents d’être arrivés et de retrouver Salvador de Baia

Posté par MAROINE à 15:48 - Le Brésil - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

retour bien mouvementé !

Joli petite nav !!!
Une petite caïpi vous refera bien une petite santé!!!
Pour notre part, nous retournons profiter des Grenadines où les nav sont souvent bien ventées mais beaucoup plus courtes que vous...
Bizzzzzzzzzzzzes
Colette, Luc et mousses

Posté par xiloa, 04 mars 2008 à 00:25

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