28 octobre 2009
De retour a Trinidad (nouveau modifié)
DE RETOUR A TRINIDAD.
Vendredi 16 Octobre 2009
Bonjour, nous revoilou !
Comme prévu, nous avons rejoint Trinidad le 16 octobre 2009.
Nous avons retrouvé Maroine dans son pré tel que nous l’avions laissé il y a cinq mois.
Pas de mauvaises surprises, pas de problème d’humidité ! Nickel !
Si ce n’est que le bateau était, non seulement très, très sale extérieurement, (normal après cinq mois dehors) mais « pourri » par la proximité d’un manguier qui avait taché méchamment de jaune et de noir les jupes du bateau avec ses fruits et le pollen !
Mais après une bonne journée de balai brosse, brosse à main, brosse à ongle puis à dent et une bonne dose d’huile de coude, Maroine a retrouvé sa couleur.
Pour info, je vous conseille le mélange cif-vinaigre blanc, très efficace !
Quelques jours au chantier pour préparer Maroine, passer l’antifouling et nous étions prêts.
Nous, du moins !
Notre mise à l’eau, prévue mercredi, a été maintenue un peu, à l’arrache, car les travaux que devait faire le chantier, n’étaient pas finis à notre arrivée!
Comme dab toujours à la dernière minute mais c’est comme ça ici à Trinidad !
Ils ont fini à la nuit, et mis le bateau sur le charriot à la lampe torche (qu’on leur à fournie !)
Fini à l’arrache !
Maroine posé sur le Chariot
Il n’y a pas beaucoup de marge en largeur et rentrer cet énorme charriot sous Maroine entre les deux coques de nuit… « short » la manœuvre !
Le chariot est glissé entre les deux coques avant d’être surélevé.
Le bateau se pose alors sur les poutrelles et peut être déplacé.
Mais ils connaissent leur boulot et, nécessité oblige : la marée était à 6H le lendemain matin et la mise à l’eau ne pouvait être retardée !
Mercredi 21 octobre :
Nous quittons le chantier et traversons à nouveau la route pour rejoindre la mer.
Heureux, le Capitaine à la barre ! Il a retrouvé son navire !
Nous sommes donc depuis six jours à l’ancre, dans la baie de Chagu aramas et toujours très occupés.
Remplacement de notre ancienne table trop petite par une nouvelle en teck local…
Douche bienvenue avec le récupérateur d’eau du capitaine quand un grain passe.
Nous retrouvons « Pénélope » et plusieurs bateaux français, certains, rencontrés aux Antilles ou au Brésil ces deux dernières années, d’autres, amis de bat-amis… : Xiphos, Eloane, Aspirine, Sandys II, Maclow, Jerêve.
Nous nous retrouvons tous les soirs pour une bonne bière au bar, ou un BBQ commun dans le chantier où la plupart attendent leur mise à l’eau.
Tout la journée, chacun bricole, repeint, répare, modifie, fait ses vidanges, court les ships , etc…
Il fait toujours très très chaud, dès 10h : 35° encore ce matin dans le bateau !
Après ces journées bien remplies c’est agréable de se retrouver au frais, d’apprendre à se connaitre, et de partager nos projets, nos contacts, nos galères, nos « histoires de bateaux …» !.
De bons moments forts sympathiques.
Bref de tout ce petit monde, peu se dirigent vers les Iles du Vénézuela et les San blas.
A priori nous partirions à deux bateaux, en milieu ou fin de semaine prochaine pour une première escale aux Testigos.
Nous irons faire ensuite nos formalités d’entrée et un gros avitaillement à Margarita.
Cette saison, nous pensons naviguer au Vénézuela vers les Iles Testigos, Blanquilla,Tortuga, Les roques, les Aves, puis aux ABC (Iles Hollandaises).
Ensuite, Carthagène en Colombie (fin déc. à priori) et les San Blas où nous aimerions rester plus longtemps.
Vers le mois d’avril, nous remonterons au Guatemala autour du mois d’avril où nous laisserons le bateau pour l’été.
Les avis sont très partagés sur le Venez, certains ne sont pas rassurés, et d’autres comme nos amis sur« Thorgal » y ont navigué tout l’été sans aucun problème! Nous devrions les y retrouver dans quelques jours tout comme « Astérie »à Tortuga.
Voilà notre programme…pour le moment…
Il nous reste quelques jours pour finir de préparer Maroine et faire un peu d’appro en frais car il n’y a aucun commerce sur les îles Testigos.
Nous devrions être prêts mercredi.
Nous repoussons notre départ à vendredi car Daniel, de Xiphos, organise une journée « touristique » en mini bus dans Trinidad pour notre petit groupe avant qu’il ne se sépare Tout d’abord au programme visite de la Fondation de « The Arima Valley », de son Sanctuaire aux oiseaux, et aux papillons et de son jardin. Nous parcourons beaucoup de kilomètres sur l’unique quatre voies Le paysage est sans grand charme ! Des taudis, quelques centres commerciaux, des bâtisses modernes plus ou moins finies, des usines, des HLM style années50, des terrains vagues … se succèdent sans logique. La route qui monte à la fondations est plus jolie, la foret qui la longe est assez luxuriante mais la route est étroite et le croisement avec certains véhicule un peu harde ! Nous finissons la journée par une ballade en barque sur les canaux du Caroni pour observer les vols d’ Ibis Rouge au coucher du soleil. Dommage, ils sont un peu loin, mais quand le rouge de leur plumage s’enflamme avec le soleil rasant sur le vert franc des mangroves, le tableau et les couleurs sont superbes. Trinidad est pour moi une ile sans grand attrait touristique Anecdote : pas de bar sympa ni de bar local sur l’ile! Le chauffeur sera obligé de nous arrêter pour boire un pot, une première fois à l’aéroport, une autre fois dans l’antre glacial d’un KFC( du point de vue de la température tout comme de l’ architecture !).L’Influence américaine oblige ! Le seul vrai intérêt de cette journée était de la passer tous ensemble, entre copains avant que chacun« ne reprenne sa route ! » Super journée, super souvenir, qui clôture ces quinze jours, voir plus pour certains, de préparation de nos bateaux respectifs, dans la bonne humeur et l’amitié !
LE PROJET DE NOTRE PARCOURS Saison Hiver 2009-2010 « MAROINE DU VENEZUELA AUX SAN BLAS »
07 novembre 2009
Les Testigos
LES ILES TESTIGOS
Vendredi 30 octobre:
16Heures,nous levons l’ancre car nous voulons quitter Trinidad avant la nuit.
Sandy 2 nous accompagne.
Dès la sortie des Bouches du Diable, nous prenons un bon vent entre 15 et20 nds : Maroine et Sandy 2 trouvent leur rythme.
Pour des raisons de sécurité nous avons évité volontairement la zone de la Péninsule de Paria et prenons la direction de Grenade.
Ce n’est qu’une fois arrivés à la latitude des Testigos, bien au dessus de la plateforme pétrolière « Ibiscus » que nous virons franchement à l’ouest.
Nave tranquille sous une belle lune une bonne partie de la nuit.
Un peu d'anxiété quand même, mais pas de mauvaises rencontres.
Nous avons caché les ordis, les appareils photos, l’argent...
Le bruit du moteur hors-bord d'une lancha sans lumière (embarcation rapide) nous inquiète un peu vers 5H du matin mais elle s’éloigne quelques temps après.
Le vent tombe petit à petit au lever du jour et nous finissons les deux dernières heures au moteur.
Nous en profitons pour mettre les traines à l’eau et rapidement les cannes sifflent : Deux beaux thons,5 et7kg!!
Ca y est c'est reparti les carpaccios, les rillettes, la plancha…
Nous donnons quelques filets en arrivant car nous ne pourrons pas tout manger!
Ici les coins sont réputés pour les langoustes, il nous faut garder de la place !
Nous mouillons samedi 30 octobre à midi devant l’ile principale « Testigos Grande ».
Nous faisons connaissance avec plusieurs bateaux qui viennent de passer tout l'été dans les Iles du Vénézuela sans le moindre souci!
Martial et Rose qui étaient aux San Blas ces derniers mois et viennent de faire sur « Maïa » l’équivalent de notre futur circuit, nous donnent pleins de renseignements intéressants, de cartes, de guides…
Ils sont enchantés de leur périple et parle de le refaire!
Pour eux, ya des endroits de la côte où il ne faut pas aller!
C'est tout! Ailleurs pas de problème!
Deuis deux jours nous nous sommes mouillés à l’extrémité de l’ile avec une dizaine de bateaux, devant la jolie plage de sable ou vit « Chonchon ».
Figure emblématique des Testigos, cet ancien pêcheur local âgé de 71 ans aujourd’hui, accueille depuis des années sur son ile les bateaux de passage.
La maison de Chonchon.
Une barrière de corail relie l’ile de Chonchon « Testigo Pequino » à « Testigo Grande » et forme de belles vagues sur lesquelles les garçons irons surfer.
Nous rencontrons ou retrouvons de nouveaux bateaux, tout le monde se connait, ou a un ami commun…
Nous retrouvons Philippe et Eliane sur « Ad hoc » rencontré l’an dernier aux Antilles ainsi que Guillaume et Bénédicte sur « Lou » que l’on a connu à Trinidad.
Nous avons envie de nous poser un peu mais il sera difficile de rester plus de 4 jours même si les gardes-côtes sont tolérants.
Jean louis a repris ses parties de chasses et les langoustes sont de nouveau à la carte!
Les journées sont bien occupées : baignades, balades, body-board, discussions avec « Chonchon »… et les soirées aussi, sur les bateaux des uns et des autres !
La superbe dune de sable de Testigos Grande sera le but d’une belle balade un matin à la fraiche (manière de parler !)entre les cactus et les mancenilliers.
Il n'y a pas grand monde sur l'ile mais les quelques locaux que nous rencontrons sont gentils et très accueillants.
Le chemin n’est pas toujours facile
Une autre balade, cette fois sur « Pequinios Testigos » nous permet de découvrir « El jardin de cactus » comme l’appelle « chonchon » au
coucher du soleil .
Superbes couleurs.
Les « habitants » souvent agressifs !
Les accès ne sont pas faciles, les chemins de chèvres sont étroits et serpentent entre les cactus sauteurs.
On les appelle sauteurs car, à peine on les effleure, que leurs épines se plantent dans nos chaires tendres et n’en ressortent plus car elles sont munies de crochets semblables à des hameçons !
Fou-rires assurés malgré la douleur en les retirant !
Mais la balade en vaut la peine !
La vue sur le mouillage à travers les cactus est magnifique.
Mercredi 4 novembre 7H30
Nous levons l’ancre à destination de Margarita.
Nous quittons difficilement LesTestigos et les bateaux amis.
Abandonner ce site et la convivialité qui y règne n’est pas facile mais nous retrouverons plusieurs d’entre eux dans quelques jours, dans quelques temps à La Blanquilla, aux Rocques, à Bonaire ou aux San BLas…
Peu de vent et vent arrière pendant toute la traversé !
Nous naviguons a vue
Malgré le geenecker,le bateau n’avance pas,
Nous sommes obligés de mettre les moteurs une heure avant d’atteindre Margarita pour arriver avant la nuit. Nous prenons une corifène dans l’après midi.
17 H30 :Après 10 Heures de nav, nous mouillons dans la baie de Polarmar à Margarita où nous retrouvons Torghal .
27 novembre 2009
Deux jours a Margarita
DEUX JOURS A MARGARITA.
Les 5 et 6 novembre 2009
Des Testigos à Polarmar : 50Miles
Quelques mots quand même sur Margarita.
Nous ne voulons pas trainer ici : 48H maximum.
L’insécurité qui règne à Margarita me met mal à l’aise.
Dès que la nuit tombe, nous ne quittons plus le bateau. Il est hors de question de descendre à terre !
Nous dormons tous les hublots fermés à clé pour éviter d’être surpris en dormant et rien ne traine sur le pont.
Le jour, il faut cadenasser l’annexe qu’elle soit aux bossoirs ou à l’eau, même à l’arrière de notre propre bateau.
Nous avons deux objectifs précis pour ces deux jours : faire les formalités d’entrée et faire le plein au super marché car les prix sont très intéressants ici puisque c’est détaxé.
photo232
Dès le lendemain direction le centre ville de Margarita en taxi.
Il nous faut avant tout faire du change et ici c’est le domaine des commerçants Libanais.
Le change officiel est à 2,5 bolivar pour 1€ tandis que chez eux on obtient un taux à 7,2.
En attendant que le commerce du libanais qui nous a été conseillé ouvre sa grille, nous nous promenons dans le centre ville de Margarita.
La place Bolivar et les rues piétonnes s’animent.
Les camelots s’installent et vendent des cigarettes à l’unité, des clés USB des ballons, des CD copiés, des centaines de pinces à cheveux ornées de fleurs en satin multicolores…
Des commerces trés modernes, des surf shop, des magasins de sport, côtoient les magasins souvent un peu kitch, de soutien-gorge, de bric et de broc, d’appareils électroniques, de tissus, de fringues et de chaussures pour toutes les bourses…
Culte de la forte poitrine, sex symbole ici : les mannequins en vitrine arborent fièrement leur plantureuse poitrine.
De nombreux magasins de soutien gorges propose des tailles « graaaandiissmes » et même chez les pâtissiers la poitrine est de bon ton !
Les gens sont aimables et souriants. Certains nous accostent pour du change mais n’insistent pas quand nous refusons.
La police circule en vélo dans les rues, et nous ne sentons aucune insécurité.
Vers dix heures nous rentrons dans le magasin de notre libanais munis de sa carte de visite.
Il nous amène à l’arrière boutique de son magasin, dans un dédale d‘étagères de ventilateurs, de pièces de rechange, de moteurs de frigo…une sorte de quincaillerie d’une autre époque ou le neuf et l’occasion semble se côtoyer.
Nous arrivons devant une première porte métallique renforcée, bardée de verrous et de serrures, qu’il nous ouvre.
Après avoir frappé à une seconde porte, un petit monsieur nous ouvre une sorte de bureau et nous enferme avec lui. Notre libanais disparait par une autre porte blindée et revient quelques minutes après avec des liasses de billets.
Il glisse les liasses dans la machine à compter les billets…frrrrrrt
La scène est mémorable, nous sommes enfermés dans une sorte de grand coffre fort avec les deux types, et les billets défilent sur la machine. On se croirait dans un tripot clandestin !
Sur notre bout de comptoir Jean Louis, Sylvie et moi recomptons nos liasses de billets.
Nous sommes rentrés avec un billet de 500 euros et nous repartons chacun avec de grosses liasses que nous essayons de répartir le plus discrètement possible dans nos poches de pantalon !!!
Le Libanais nous ramène au magasin, nous serre la main, nous glisse quelques cartes de visite à distribuer et retourne à sa caisse pour des affaires plus « officielles ».
C’est tout un réseau, tout un trafic qui se vit dans les arrières boutiques de ces magasins couvertures. Et tout le monde le sait !
Je ne m’attarderai pas sur les démarches nécessaires pour faire notre entrée au Vénézuela. Elles sont toujours aussi lourdes et nous prendront toute l’après midi.
Un personnage, Juan règne sur la pseudo marina de Porlarmar depuis des années : Il est sensé être, l’agent qui simplifie les formalités auprès de là douane et de la police. Je ne suis pas convaincue de sa réelle efficacité à faire avancer les choses plus vite. Ce qui est sur par contre, c’est qu’il se prend une commission de plus en plus élevée chaque année et qu’il est devenu un personnage blasé, acariâtre et franchement désagréable dont je me serais bien passée
Cette longue attente nous a permis au moins de rencontrer plusieurs bateaux qui pour certains, feront dans les mois à venir un bout de chemin avec nous.
Mathieu et Lucille, Albert, Darius et Béata…
Deuxième jour : Expédition Super Market !
Plusieurs fois par semaine, un vieux bus spécialement affrété, amène les gens de bateau comme nous, faire leur plein au super marché.
Nous partons tous pour plusieurs mois, et aux Aves comme aux San Blas, nous ne trouverons aucun commerce si ce n’est à Carthagène mais jamais aux prix pratiqués ici.
Les bateaux font leur plein pour six mois.
Super organisation : Le bus nous dépose au Supermarché.
Nous avons un numéro attitré et le contenu de nos caddys est emballé au fur et à mesure dans des cartons numérotés. Ils nous sont ensuite livrés jusqu’au ponton des annexes.
Beaucoup de monde, pas facile de suivre nos listes, de se repérer dans les rayons, de convertir les prix bolivars…et les queues aux caisses sont impressionnantes!
Mais personne ne semble agacé, les clients patientent, les caissières ne sont pas stressées, cools, elles prennent leur temps avec le sourire, discutent, boivent un verre d’eau. ( Elles se serais fait virer dix fois chez Auchan !)
Nous nous sommes répartis les rôles avec Jean louis . Il fait la queue aux caisses, surveille la mise en cartons pendant que je remplis les charriots.
Hic sur le dernier chariot. Plus assez de sous !
C’est avec le sourire, qu’elle nous laisse choisir les derniers articles jugés indispensables et les encaisse jusqu'à épuisement de nos derniers bolivars.
Faut dire que le premier charriot remplis par Jean louis avec les « liquides »a entamé le porte- feuille un peu plus que prévu !
Les alcools forts, les vins chiliens, les bières sont vendus à Margarita à des prix intéressants !
Mais ne soyez pas inquiets nous ne manquerons quand même de rien !
De retour au ponton de la marina, déchargement du camion !
L’annexe est chargée à bloc !
Le plus dur reste de trouver la bonne place pour tout ça sur le bateau !!!
Dernier achat un peu d’essence pour l’annexe : 20l pour 20 bolos soit 2,8€ si, si tu as bien lu et encore,et le gars a pris sa com car il est à 0.01 bolo le litre à la pompe. Quand tu sais qu’1Bolo=0.14€, ça fait rêver !!
Dernier pot sur Thorgal avec Albert et Mathieu.
Nous ne devrions pas revoir Elke et Georges avant l’an prochain à Cuba peut être!
Nous partons de nuit à 4H du matin, nous avons 80 miles à faire pour rejoindre La Blanquilla et nous voulons arriver avant la nuit.
La Blanquilla
LA BLANQUILLA
Du 7 au 12 novembre.
Nous arrivons à La Blanquilla juste à la nuit mais ce n’est pas un problème car le mouillage est facile.
Quatorze heures que nous sommes partis de Porlarmar avec Ad hoc, et Sandys : 80miles.
La nav a été super agréable, le vent s’est levé avec le jour et n’a pas dépassé 15nds, la mer est restée calme et nous avons pleinement profité de cette sérénité confortablement installés dans nos fauteuils à l’avant du bateau.
Nous mouillons devant Playa Yaque , superbe plage de sable blanc cernée de nombreux récifs ou trônent deux majestueux palmiers.
De nombreux récifs cernent la plage et les caps rocheux nous offrent de superbes terrains de snorkling.
L’eau est très claire, d’un bleu plus profond encore qu’aux Testigos.
Les fonds sont jolis : un paysage de failles, de chemins de sable dessinés entre les patates.
Beaucoup de coraux et de gorgones mais également beaucoup de poissons. Les langoustes ne sont pas au rendez vous par contre si ce n’est des « pequeñas »(He oui je progresse en Espagnol !)
Nous laissons donc les langoustes tranquilles.
Les garçons font de belles pêches, très variées et alimentent « la carte du menus » sur Sandys. (Barracuda, carangues, poissons soldat, Gros yeux et petits mérous etc)
Les journées passent tranquillement entre les chasses pour les garçons le snorkling pour Eliane et moi, les baignades, la découverte de l’ile, le farniente, la préparation des poissons, et les apéros sur les bateaux des uns et des autres.
Le cercle s’agrandit.
Un matin de bonne heure, nous chaussons nos baskets pour une petite « marchette »à la découverte de l’île, qui durera finalement plus de trois heures !
Quand nous retrouverons aux environ de midi nos annexes sur la plage de Playa Yaque, un bain salvateur prolongé sera le bien venu !
L’île de La Blanquilla n’est en fait habitée que par les cactus et une cinquantaine d’ânes sauvages ! 315 310
Les sentiers, quand on les trouve, ne sont plus que les
traces des passages laissés par les ânes.
On s’est un peu paumé faut dire !
Petite halte dans la Baie de l’Américain!
Sous le charme de son arche et de sa plage nous ne résistons pas à l’envie de piquer une tête avant de repartir jusqu’au campement de pêcheurs installé sur une magnifique plage un peu plus au nord!
Des pêcheurs viennent travailler quelques mois sur l’île et vivent sommairement pendant toute la saison sous des cabanes de tôle et de bois.
Une Lancha ramène tous les jours leur pêche sur Margarita.
Les distractions ne sont pas nombreuses même s’ils se sont bricolés un terrain de foot dans la saline et se sont fabriqués avec du corail de pseudo boules de pétanque !
Il ne règne sur l’ile aucune insécurité.
Les pêcheurs sont très sympas. Ils viennent nous voir au bateau pour troquer du poisson.
Ils ne veulent pas d’argent. Nous échangeons des lambis contre une bouteille de vin rouge.
Un paquet de cigarette leur fait plaisir mais ils ne sont ni pesants ni lourds comme les boys-boat des Antilles.
Ils cherchent le contact, plaisantent et rient comme des enfants.
Un soir ils nous font comprendre que c’est l’anniversaire de leur capitaine et qu’ils cherchent quelques bouteilles de vin pour faire la fête. Nous leur offrons une bouteille de rosé. Anniversaire, prétexte ou pas, peu importe mais leurs soirées doivent être longues parfois !
Jeudi 12novembre : Le vent a forci depuis hier. Le mouillage est inconfortable.
Nous sommes assez « bradassés » même sur Maroine.
Pour nous encore sur le catamaran, ça va, mais pour nos amis sur les monocoques c’est un peu plus difficile, surtout la nuit.
Le vent ne nous empêche pas de continuer nos expéditions snorkling et chasse avec Eliane et Philippe.
Mais la météo annonce ce vent jusqu’à dimanche.
Sandys et Ad hoc proposent de profiter du vent et de descendre sur Tortuga où le mouillage serait plus abrité.
Nous n’avions pas prévu au départ cet itinéraire, nous devions rester plus longtemps sur la Blanquilla, partir ensuite directement sur les Roques et zapper La Tortuga.
Nous, nous serions bien rester un peu plus mais il faut savoir faire des concessions…et puis nous allons connaitre une autre ile.
13 décembre 2009
La Tortuga
LA TORTUGA.
Du 13 au 19 Novembre.
Nous partons de La Blanquilla à 5h du matin à quatre bateaux :Ad hoc, Sandys, LaDominique et Maroine. Il fait encore nuit.
Navigation sans soucis même si la mer est agitée avec 20 nds de vent.
Nous arrivons vers 15h prés de l’ile de La Tortuga.
En fait l’île de La Tortuga est une grande ile avec de magnifiques plages de sable blanc mais sans abri protégé pour les bateaux.
Les mouillages se font sur les iles environnantes, Cayo Herradura, Los Palanquinos et Las Tortuguillas .
Vendredi 13 novembre : Nous posons l’ancre à Cayo Herradura.
C’est une ile d’un mile de long presqu’entièrement faite de plages de sable blanc et fin.
C’est le meilleur mouillage de Tortuga, le plus abrité.
Le spectacle est grandiose et nous ne pouvons pas nous empêcher de penser au banc d’Arguin d’Arcachon !
L’ile est un lieu très prisée les weekends par les yachts qui viennent depuis la côte, malgré les 50 miles à faire en mer !
Certes l’essence n’est pas chère, mais au Venezuela, ici aussi, soit tu es riche soit tu es pauvre et il n’y a pas de juste milieu.
Les unités sont de belles tailles et nous font penser au Brésil quand les yachts débarquaient le weekend à Ilha Grande avec leurs jet-ski.
Idem ici, les annexes tractent les wake-board, les jets-ski sillonnent entre les voiliers et les marins font briller les yachts !!
Les yachts côtoient les pêcheurs qui viennent leur quémander des bidons d’eau.
Nous regrettons un peu d’être partis si vite de Blanquilla (tout comme des Testigos).
Nous avons beaucoup aimé La Blanquilla son côté sauvage, naturel, encore vrai, ses criques, ses caps rocheux, la richesse de ses fonds et la clareté de l’eau. Seule la vraie nature régnait encore la bas.
Ici ce soir, l’eau n’est pas très claire.
Nous avons le sentiment de ne pas avoir assez pris notre temps.
Nous avons quitté les dernières iles ayant un peu de relief et une configuration de criques plus rocheuses.
A partir de maintenant nous allons plutôt rencontrer des iles assez plates et sablonneuses que ce soit les Roques, les Aves et même les San Blas.
Bon ! Maintenant que nous sommes ici, nous allons explorer Tortuga sans nous presser et rester le temps qu’il faut.
Ce n’est pas toujours facile de satisfaire tout le monde car nous n’avons pas toujours tous la même vision, la même conception du beau, du bien, du bonheur.
Une belle plage, un bouquin suffisent aux uns, d’autres ont des attentes différentes… nous, c’est les palmes qui nous démangent rapidement !
Dès le lendemain nous chaussons nos palmes et nous nous réconcilions sur le reef extérieur avec les fonds sous marins et leurs habitants.
Moins de poissons mais de jolies patates de corail et une eau plus claire qu’hier.
Samedi : les yachts sont là : beaucoup de monde de bruit et d’activité entre les annexes et les jets qui rasent le bateau.
Nous restons à bord et Jean louis me monte pour la première fois au mat.
Impressionnant, mais le spectacle est splendide.
Dimanche et lundi : Los Palanquinos
Nous décidons avec Philippe et Eliane de ne pas rester à Cayo Herradura et de partir sur Los Palanquinos.
Sandys et LaDominique préfèrent rester ici.
Los palanquinos est un grand reef avec un certain nombre de rochers à fleur d’eau.
Le mouillage n’est pas toujours très abrité mais comme nous ne sommes qu’à trente minutes de Cayo Herradura, rien ne nous empêche de revenir le soir s’il ya trop de houle.
Le mouillage s’avère super.
Pas de vent pendant deux jours, les fonds sont assez claires et surtout très poissonneux.
Je ne pense pas avoir vu autant de Perroquets aussi gros qu’ici.
La pointe ouest du reef est assez agitée et les vagues qui déferlent de temps en temps rendent le snorkling parfois un peu mouvementé.
Mais c’est le prix qu’il faut payer pour voir de belles chasses et de belles pièces dans ces failles qui s’ouvrent vers le large :barracudas, carangues vivaneaux…
Les langoustes sont rares mais Philippe et Jean Louis nous en trouve quatre, histoire de se faire un petit plaisir.
Pendant ces deux jours nous passons des heures dans l’eau !
Lundi soir, vers 17H nous quittons Los palanquinos pour rejoindre nos bat-amis.
Hier matin nous étions sortis de Cayo Herradura par le sud-est de l’ile et nous avions emprunté une passe à travers le reef pour rejoindre Los Palanquinos. Nous avions attendu que le soleil soit un peu haut pour bien voir les cailles et trouver le bon chenal.
Le soleil est bas ce soir mais nous reprenons tranquillement notre trace sur les instruments de navigation pour retrouver notre précedant mouillage c’est bien l’électronique !.
Nous distribuons nos poissons aux amis et faisons plus ample connaissance avec Darius et Béata qui se rendent également aux Roques.
Mardi :
Journée farniente, quelques réparations comme la fuite de l’annexe ou les palmes de Jean Louis qui cassent…
Nous profitons pleinement du mouillage, le vent est totalement tombé et nous laisse un merveilleux bassin turquoise pour nous baigner.
L’eau est plus claire qu’en arrivant !
Sandys et LaDominique préfèrent partir ce soir sur les Roques.
Bu bu les accompagne donc pas de soucis à trois bateaux.
Nous les y retrouverons dans quelques jours.
Avec Ad hoc nous avons envie de rester et de prendre le temps découvrir la troisième île Las Tortuguillas.
Nous voulons encore profiter d’ici.
Mercredi 18 novembre : Las Tortugillas.
Nous passons deux jours avec Ad hoc seuls dans un mouillage de rêve.
La journée, quelques bateaux de pêcheurs locaux viennent s’ancrer devant la magnifique plage de cette ile entièrement sauvage
Deux jours de chasse intense : Poissons et Langoustes au programme.
Le premier soir, apéro et repas langouste sur Maroine , le lendemain, pour changer, apéro et repas langouste sur Ad Hoc !
Jeudi 21h30 : nous levons l’ancre en direction des Roques où nous pensons arriver vers 10H le lendemain matin après une nuit de navigation.
Après u
Les Roques I°partie
Les Roques I° Partie.
du 19 au 27 novembre.
Après une navigation de nuit sans souci nous arrivons en vue des Roques au lever du jour. La mer est restée agitée mais le vent entre 18 et 20 nds nous a permis de maintenir une bonne allure avec Ad hoc et d’arriver comme prévu à 10h à l’entrée des Roques.
Nous gardons la GV pour franchir la passe.
La houle est assez forte et Jean Louis finit par me convaincre qu’il est préférable d’attendre d’être à l’intérieur du lagon pour affaler et que ce sera plus confortable quand nous serons à l’abri.
Pourtant je n’aime pas manœuvrer le bateau dans un périmètre trop restreint surtout entre des cailles et un reef ! Mais, ai-je le choix, mon capitaine ?
Nous laissons de côté l’électronique et je me poste sur le toit du roof pour guider Jean Louis : ici la navigation à vue est de bon ton.
Le soleil est assez haut et l’eau très claire, nous avançons sans problème.
Sandys, Bubu, LaDominique, nous attendent depuis deux jours à l’entrée des Roques, au mouillage de Boca de Sebastopol.
Au génois,nous remontons tous ensemble vers Gran Roque, l’ile principale
Le spectacle est grandiose.
Un grand boulevard d’eau turquoise sur près de 10 miles encadré de deux reefs immergés.
A bâbord, nous longeons tranquillement cette barrière infranchissable qui protège les ilots de sable et de mangrove qui se succèdent.
Pendant ce temps, à tribord, les vagues déferlent avec violence sur l’autre reef qui lui, nous protège ainsi que l’archipel, de l’océan.
Douce navigation sous génois pendant presque deux heures.
Nous passons une journée à Gran Roque pour faire nos papiers et quelques achats en fruits et légumes ; Nos réserves se son épuisées depuis Margarita.
Quatre bureaux repartis dans le village nous tamponnent chacun leur tour le laisser passer qui est censé nous permettre de naviguer dans le parc des Roques : la costa guarda, la police, l’immigration et le bureau du parc.
Chaque service remplit sérieusement sont registre à l’exception du plus important, à nos yeux, le bureau du parc qui lui est fermé : personne ne sait pourquoi ni jusqu'à quand.
L’immigration nous déleste quand même en passant de 300 bolos et nous décidons de nous contenter de 3 tampons, témoins de nos bonnes intentions !
Le centre du petit village est constitué de ruelles de sable desservant de jolies poussadas aux couleurs multicolores.
Nous trouvons sur la place du village un petit resto avec wifi mais le débit est tellement lent que je n’ai pu passer le blog.
Le service et les plats restent dans le même ton : tout aussi lent et très moyens!
Nous jouons aux touristes et grimpons jusqu’à l’ancien phare.
Peu d’intérêt si ce n’est de passer un bon moment tous ensemble et de se dégourdir un peu les jambes.
Trois quatre iles sont très touristiques aux Roques.
Les gens logent dans les poussadas de Gran Roque et vont à la journée sur les plages des autres iles.
Nous dormons une nuit à Francisquis l’ile la plus proche.
Déception, les plages sont monopolisées la journée par un day charter et des lanchas qui vont et viennent et font hurler leur musique à tout va.
Les plages sont gâchées par des abris de tôle et de bois, des lanchas installent parasols et sièges pour leur clients, d’autres dressent des tentes de toile. Je n’ai rien contre cette forme de tourisme, il en faut pour tout le monde mais avec cette anarchie, ce n’importe quoi, le charme du site est rompu.
Depuis samedi soir, nous sommes mouillés à Noronsqui, dans un joli lagon entre trois ilots.
Nous squattons le mouillage à nous six, toujours les mêmes bateaux-copains :Sandy II, Ad hoc, Bubu, LaDominique, Maroine et maintenant, Je rêve qui vient de nous rejoindre.
La plage est superbe !
Là aussi les touristes sont déposés le matin vers 11h avec parasol et glaciaire et récupérés vers 15h par leur « taxi boat »mais ce n’est pas gênant, ils sont plus discrets.
Le reste du temps l’îlot est à nous.
Enfin presque !
Nous avons beaucoup de vent depuis quelques jours, et le snorkling n’est pas toujours facile voir agréable.
Au début nous étions un peu déçus par les fonds qui n’étaient pas très vivants surtout en ce qui concerne la flore. Il y avait beaucoup de coraux morts et souvent des structures impressionnantes sans vie. La vie semblait reprendre dans les premiers reef sur les patates à fleurs d’eau, à moins d’1,5m.
El niño, tempêtes, cycle normal, je ne sais pas.
Mais au fur et a mesure de nos pérégrinations, nous avons trouvé ce que nous espérions voir en venant ici.
De magnifiques tombants avec leurs surprenants jardins sous marins riches en coraux durs et mous, en gorgones, en ascidies, en anémones…la liste est longue.
C’est en apnée à partir de 4/5m que nous en prenons plein les yeux.
Circuler dans toutes ces variétés de coraux aux structures différentes (le montagneux, le cerveau, le digité et je ne les connais pas tous…) et cette arborescence de gorgonaires est magique.
Et que d’habitants ! Toujours beaucoup de poissons et même quelques tortues.
Nous y passons des heures avec Jean-Louis.
La suite de l’archipel est prometteuse !
L’ambiance de notre petite flotte est très sympa et le rythme des invitations sur les bateaux des uns et des autres est parfois dur à tenir.
Vendredi, nous retournons à Gran Roque pour faire le plein de fruits et légumes car ici les magasins et même les poussadas, ne sont livrées en frais qu’une fois par semaine.
Dans l’après midi nous partons vers l’ouest pour les autres iles des Roques plus sauvages encore et ensuite celles des Aves.
Désormais, nous ne trouverons plus de réapprovisionnement en frais avant Bonaire soit dans trois semaines au mieux.
Los Roques II
Los Roques II.
Du27 novembre au 5 décembre.
Nous mouillons dans l’après midi à Sarqui une petite ile à dix milles à peine de Gran Roqué. Jolie plage mangrove courte.
C’est la fête ce soir sur Bubu : Darius a 50ans et nous nous retrouvons tous autour d’une coupe de champagne « Chandon ». Non, non, je ne me suis pas trompée, mais le champagne produit ici par Moët et Chandon est vendu sous l’étiquette « Chandon ».
Béata a préparé un diner très sympa qui sera bien arrosé et la soirée se terminera assez tard. Darius souffle ses bougies sous un « Happy Birthday » entonné par les équipages de Sandy, Adhoc, LaDominique et Maroine.
« STO LAT Darius »Joyeux anniversaire en polonais. (Béata et Darius sont polonais)
Dès le lendemain, un peu plus tard que d’habitude, nous partons en dinghy avec Adhoc pour Espendi.
Les deux iles Sarqui et Espendi sont reliées par un reef et nous longeons l’ile sur 2miles environ.
A la pointe ouest, un lagon protégé par un immense banc de sable s’est formé et un ovale, d’un bleu marine profond se dessine très nettement, limité par les eaux turquoises.
En arrière de la plage, de jolies dunes de sable blanc donnent un peu de relief à l’ile avant d’aller se perdre dans la mangrove.
Il y a peu de roches et les fonds sont sablonneux, peu profonds et tapissés uniquement de cornes de cerf (corail) Elles sont vivantes mais le paysage sous marin reste uniforme et assez monotone..
Il nous faudra aller jusqu'à la pointe est d’Espendi pour trouver enfin quelques superbes patates posées sur un fond de sable parfaitement blanc et recouvertes de coraux et de gorgones.
Les pélicans chassent et plongent sur ce coin où les chasses de poissons semblent faire bouillir la mer. Nous comprenons pourquoi une fois sous l’eau : Le garde manger est bien fourni en dessous !
Nous évoluons dans des bancs de centaines de petits poissons, leur menu favori.
Et toujours beaucoup, beaucoup de poissons ! Vivaneaux, mérous, barracudas et…je ne peux tout citer à chaque fois.
Twilight nous a rejoint
Dimanche 29 novembre
Direction Carenero.
Ce n’est plus le même registre.
Nous mouillons à Cayo Remenso une petite ile à l’extrême est de Carenero. Joli mouillage abrité par l’ile et sa mangrove
Devant nous la superbe baie de Carenero dont le lagon s’étend à perte de vue dans une multitude de bleus et de turquoises ( au pluriel, j’y tiens !)
Mais nous ne sommes pas seuls ! Un voilier et deux yachts sont déjà ancrés.
C’est le weekend end et l le coin est prisé par les Vénézuéliens qui viennent passer un jour ou deux ici.
Un peu de musique, un peu de fête mais ce n’est pas vraiment gênant ;
D’autres voiliers nous rejoindrons dans la journée et nous nous retrouverons à 11 voiliers, plus les deux yachts au mouillage !
Ca ne nous empêche pas d’en profiter au maximum.
Nous faisons plusieurs sites en apnées mais les fonds sont un peu moins riches. Beaucoup de coraux morts, beaucoup de houle et de vagues sur les reefs extérieurs. Quand je parle de richesses, j’exclus la notion de poissons car les variétés et les quantités sont toujours impressionnantes.
Le reef qui relie Cayo Remenso et Caranero est assez particulier et marquera les garçons : un décor de structures massives, de coraux morts dans lesquelles évoluent de belles pièces comme les barracudas et même un requin de récif de belle taille en pleine eau.
Je suis contente de ne pas y être allée !
Les journées passent tranquilles.
Contact avec les pécheurs a qui je troque deux langoustes contre une bouteille de vin et un paquet de cigarette
En nous promenant sur l’ile de Carenero nous rencontrons d’autres pécheurs installés là avec leur famille et leurs enfants pour trois mois, pour la saison de pêche. Les femmes, tout comme les hommes sont très sympas et recherchent le contact. Le dialogue n’est pas toujours facile à cause de la langue mais tout le monde y met du sien.
Un peu plus loin, c’est El Zorro un autre pêcheur installé là depuis plusieurs années qui semble ravi de faire un brin de causette avec nous et de nous montrer ses revues« people » françaises et italiennes qu’il connait par cœur et nous citer avec fierté quelques noms de la jet set.
Les bateaux de passages signent les murs de son abri en tôle décoré par les photos de Monica Belluci, son idole !
C’est la pleine lune ce soir.
Que c’est bon de prendre le temps d’observer le ciel, ses étoiles, de rester là assis à l’avant du bateau dans la fraicheur de la nuit, d’apprécier cet instant à deux ….et un petit rhum vieux.
Une petite sérénité vous berce et ces moments forts font aussi partie de notre vie à bord.
Mercredi 2 decembre
Nous quittons ce matin Carenero pour le dernier groupe d’iles, le plus à l’ouest des Roques :Bequeve ,Cayo de Agua et West cay.
Pour nous la navigation est sympa : Au geneker, en vent arrière, Maroine glisse sur l’eau en douceur.
Pour les monocoques la navigation vent arrière est plus dure dans cette configuration, et Philippe et Eliane se font malmener par la houle ce que nous ne ressentons pas en cata ;
Nous mouillons en fin de matinée devant Bequève.
Le mouillage est assez calme et nous en profitons pour nous régaler en palmes masque tuba et en prendre plein les yeux.
Les fonds sont superbes, beaucoup de roches et de patates bien vivantes séparés par des chemins de sables blancs. De nombreux coraux et gorgones, de magnifiques étoiles de mer et toujours beaucoup de poissons.
Nous ne partons de Bequève que vendredi après midi pour rejoindre Cayo de Agua que vendredi après midi après une dernière plongée.
Adhoc et Twilight nous ont précédé la veille, tandis que Sandy et Bubu sont restés à Bequève .
Très beau mouillage.
L’ile de Cayo de Agua et de West Cay sont reliées par une langue de sable que nous traversons à pied pour rejoindre le phare.
Les vagues viennent s’y croiser.
Devant nous, un paysage de dunes et de plages de sable blanc, d’eaux bleus turquoises et marines…
Les photos parlent d’elles mêmes !
Les fonds par contre sont un peu décevants. Toujours beaucoup de poissons, quelques langoustes mais les coraux sont cassés et morts.
Nous sommes toujours surpris de ces différences qu’il peut y avoir entre certains fonds espacés parfois de quelques centaines de mètres sur une même ile.
Les Aves
LES AVES
DU 6 AU 11DECEMBRE
Dimanche 6 décembre.
Nous partons ce matin pour les Aves.
Sandys et Bubu nous ont devancé de 24h
Nous arrivons en début d’après midi aux Aves de Barlovento,le premier archipel.
Nous mouillons derrière Isla Sur.
Le mouillage est abrité et à peu prés calme malgré le vent qui souffle fort et un ciel souvent couvert.
Nous posons l’ancre au pied de la mangrove habitée par des milliers d’oiseaux qui se font entendre ! C’est l’occasion d’y faire une descente en annexe
Opération photos !
Lundi 7 décembre.
Nous nous avançons ce matin vers la pointe extrème Est d’Isla Sur pour mouiller face au reef .
Spectacle grandiose que ces multitudes de couleurs de bleus.
Je ne crois pas avoir vu plus beau !
L’accès se fait a vue et serpenter entre les cailles dans ses canaux de couleurs turquoise est magique !
Nous jetons l’ancre. Devant nous, une piscine turquoise s’avance jusqu’au reef sur lequel les vagues écument leur blanc argenté et derrière lui, encore, s’étend à perte de vue, un océan d’un bleu marine profond.
Les fonds sont jolis, mais différents.
Les Aves sont très pêchées et il y a surtout beaucoup de petit poissons multicolores : un vrai aquarium.
Par contre les eaux sont cristallines et les patates de corail se découpent avec beaucoup de charme sur les fonds de sable blanc.
Ca me donne envie de reprendre les bouteilles de plongée pour pouvoir observer tout ce monde tranquillement.
Les garçons ont repris la chasse et Jean Louis a maintenant le coup de main pour préparer les lambis. Nous faisons même trois petit bocaux. L’un deux rentrera en France en mai pour Marie et Antoine.
Sur Isla Sur depuis quelques années les bateaux de voyage ont créé un « monument des noms de bateau » ou chacun vient poser une « plaque », un objet gravé ou peint avec son nom.
Nous avions promis à Catherine notre amie de venir ici en souvenir de Philippe déposer la notre, comme il l’avait fait en 2008.
Nous sommes bien ici mais le temps n’est pas avec nous. Le ciel est souvent couvert et nous permet pas de profiter d’une bonne luminosité.
Le vent souffle toujours très fort. Nous n’avons pas de houle mais le clapot soulevé par le vent a forci. Nous ne pouvons pas rejoindre les autres points de mouillages devant le reef car avec ce vent, ils ne sont pas assez surs.
Mercredi 9 décembre,
Nous tentons de nous mettre à l’abri, un peu plus à l’intérieur derrière Isla Oueste.
Ce n’est pas une réussite, le mouillage n’est pas facile, beaucoup de cailles, peu de fonds et peu de marge d’évitement.
En plus, il n’est pas confortable, le vent souffle de plus en plus fort.
Philippe dans une manœuvre se fait pousser par le vent sur une caille et casse une partie de son safran.
En ce qui nous concerne, nous apprenons par mail l’hospitalisation d’urgence d’Antoine en France et nous sommes très inquiets. Nous passons la journée à nous connecter régulièrement pour obtenir des nouvelles et La journée est longue !
Jeudi 10 décembre.
Nous avons passé une mauvaise nuit. Nous décidons de quitter les Aves de Barlovento et de rejoindre les Aves de Sotavento l’autre archipel en espérant qu’elles seront plus abritées du vent.
Mais nous ne nous faisons pas trop d’illusions.
Nous avons 12miles à faire, 20nds de vent, plein vent arrière et beaucoup de houle avec des vagues d’environ 3m. C’est toujours impressionnant quand elles arrivent par derrière au niveau des bossoirs !
Nous escortons Philippe qui peine un peu avec son demi safran.Le bateau n’est pas parfaitement manœuvrable.
Nous passons devant Isla Larga espérant convaincre la Guarda qu’avec notre bateau en difficulté nous ne pouvons pas nous arrêter pour faire les formalités.
Mais ils ne l’entendent pas comme ca et nous oblige à faire un crochet et a s’ancrer pour le contrôle.
L’accostage de leur barque n’est pas une mince affaire ni sans risque pour nos bateaux car il ya beaucoup de clapot, de vent et de houle.
Nous réussissons à récupérer un des Guarda à bord qui remplit un Nième papier inutile, contrôle nos gilets de survie et posent quelques questions. On ne peut pas leur en vouloir, ils ne font que leur boulot mais quelle bêtise,ils seraient d'une meilleure utilité pour faire nos papiers de sortie !
Deux heures après nous levons l’ancre et rejoignons à2miles de là, Bubu devant Ila Palma.
Les bateaux sont un peu plus à l’abri, il n’y a plus de houle et le clapot est supportable.
Mais l’ile est sans intérêt et les fonds sont perturbés par le vent et les vagues donc troubles. Nous sommes déçus, nous rêvions temps de ces Aves, de ce paradis turquoise… mais tout est gâché par le vent.
La météo prévoit pour les cinq jours à venir ce même temps avec 20 nds de vent et même une pointe à 23 dans deux jours.
Même si on attend que le vent se calme, en supposant qu’il se calme, les eaux remettrons plusieurs jours avant de se re éclaircir
D’autre par nous n’avançons pas vite car Adhoc qui doit ménager son safran et nous restons en convoi pour pouvoir lui porter assistance car sans safran le bateau n’est plus manœuvrable.
Vendredi 11 Décembre.
Nous sommes un peu plus rassurés pour Antoine par les nombreux mails des amis et de la famille mais il nous tarde de trouver internet de lui parler et de l’entendre. Nous voulons rejoindre Bonaire plus vite que prévu.
Nous levons l’ancre et quittons les Aves avec quelques regrets quand même, nous avions tant misé sur ce paradis pour les plongeurs.
Mais nous ne pouvons rien contre le temps et attendre, ne servirait à rien non plus, la météo n’est pas avec nous !



















































































































































