05 janvier 2007
1ere partie Atlantique et Caraibes
17 janvier 2007
PLAN DE MAROINE

20 février 2007
LANZAROTE/DAKAR
1ere_partie, 2eme_partie, 3eme_partie.
20 mars 2007
LA CASAMANCE
1ere_partie, 2eme_partie, 3eme_partie, 4eme_partie, 5eme_partie, 6eme_partie, 7eme_partie, 8eme_partie, 9eme_partie.
20 avril 2007
LES ILES BIJAGOS
1ere_partie, 2eme_partie, 3eme_partie, 4eme_partie, 5eme_partie, 6eme_partie
30 avril 2007
LA TRANSAT
17 mai 2007
ARRIVEE AU BRESIL
17 septembre 2007
Nautitech 44
http://www.nautitech-catamarans.com/modeles/44/default.asp
01 novembre 2007
Nous avons retrouve Maroine
Mardi 23 octobre
C’est le jour du départ, Marie nous conduit à l’aéroport de Bordeaux pour notre vol de 6h 40.
Nous avons passée hier soir une super soirée chez nos amis Muriel et Thierry qui ont tenu à nous réunir la veille de notre départ avec Marie et Antoine, leurs enfants, Bernard et Hélène.
Après deux escales, l’une à Paris l’autre à Madrid, nous arrivons comme prévu à Salvador de Bahia à 20h30.Il est 1h30 pour nous. La fatigue se fait sentir.
Après plus d’une heure de queue pour les formalités d’entrée, Jean Louis se fait avaler la carte bancaire par la machine en retirant des réals. Impossible de trouver quelqu’un pour la récupérer. Nous abandonnons, nous reviendrons demain. Nous montons enfin dans un taxi.
Notre chauffeur ne sait pas trop finalement où se trouve la Marina
Il se fait guider par téléphone mais ça n’a pas l’air simple.
Le coin est réputé dangereux et il a sacrément la trouille ! Il n’arrête pas de répéter : « e péligrosso, e péligrosso.. ». C’est la pampa et c’est vrai que les baraques ne sont pas très rassurantes.
Après presque une heure de trajet, nous finissons par arriver devant la grille de la Marina. Nous réveillons le gardien à coup de klaxon, et après quelques palabres il finit par nous laisser rentrer: ouf !
Soulagés, nous retrouvons Maroine là où nous l’avions laissé. Le gardien nous aide à charger nos sacs à bord.
Une rapide inspection nous rassure sur son état. Il aura besoin d’un bon nettoyage extérieur, mais l’intérieur est resté propre mise à part quelques moisissures ponctuelles. Nous nous couchons épuisés nous verrons le reste demain.
A peine endormis, nous sommes réveillés en sursaut par mon téléphone : j’ai oublié de le désactiver. La sonnerie est restée réglée sur 4h45, heure à laquelle nous nous sommes levés hier pour prendre l’avion ! Maudit portable !
Mercredi 24 octobre
Nous sommes réveillés de bonne heure et prenons notre premier petit déjeuner dans le cockpit.
La marina est très calme, il fait grand soleil et déjà très chaud (26°).
Jean louis repart en taxi à l’aéroport pour récupérer sa carte. Pour rien, en fait, car dans la manipe, différente au Brésil, il a retiré sa carte trop tôt et ne se rappelait plus, l’avoir rangé dans son porte feuille ! Faut dire que nous étions fatigués !
Pendant ce temps j’en profite pour décharger les valises et redonner vie à Maroine.
Nous nous faisons aider par deux employés de la marina. L’un, équipé de son narguilhé nettoie la coque de ses coquillages et l’autre nous fait un premier nettoyage de l’extérieur. Même si c’est loin d’être parfait, Maroine reprend sa couleur d’origine.
A midi nous découvrons le resto de la Marina. C’est en fait la cantine des ouvriers du chantier. Nous y mangerons comme eux «le» plat du jour local.
Les gens sont très sympa, cherchent le contact, mais le dialogue en Brésilien est difficile.
L’après midi est bien occupée.Fatigués par notre journée, le décalage horaire et la chaleur à laquelle il faut se réhabituer, nous partons nous coucher avec le soleil (18h).
Du Jeudi 25 au Samedi 28 Octobre
Les journées s’écoulent bien remplies entre le rangement, le réarmement du bateau, les machines à laver, le nettoyage, l’installation de la girouette en haut du mat, etc.…
Nous passons aussi de bons moments.
Nous avons retrouvé «Groyabada», le bateau était à quai à notre arrivée juste en face de Maroine.
Nous avions déjà rencontré Anton et Michou à la marina de Salvador en mai. Ils rentraient comme nous en France quelques mois et laissaient leur bateau à Aratu.
Nous sommes contents de les voir arriver vendredi, de partager nos « plats du jour »au resto de la marina et nos histoires de voyage autour d’un apéro.
Nous rencontrons également Olivier qui construit son bateau depuis un an C’est un catamaran de 16 m
Le bateau est impressionnant à voir. Beau chantier! Beau projet !
Il compte le descendre en Janvier en Argentine pour finir de l’équiper car les matériaux et les moteurs y sont beaucoup moins chers. On devrait se retrouver en février vers Rio.
Samedi nous partons faire nos provisions à Paripé le village voisin.
Expédition épique en combi Volkswagen qui roule au gaz: Il est pourri et sans suspensions mais nous offre beaucoup de place pour transporter nos achats !
Dans le petit « super mercado » nous trouvons à peu prés ce qu’il nous faut pour approvisionner la cambuse et nous faisons au marché le plein de fruits et légumes. C’est la saison des mangues et des ananas : ils sont délicieux et les produits frais commençaient sincèrement à nous manquer.
Nous regrettons de ne pas parler brésilien, car ils cherchent le contact et sont vraiment très serviables.
Nous avons fait un gros plein car nous nous ne pouvons pas aller comme prévu à la marina de Salvador de Bahia. Elle est entièrement réservée jusqu’en décembre pour diverses régates et rallyes comme la mini transat, la transat Jacques
Ce nouveau fait bouscule un peu nos projets car nous voulions nous y installer quelques jours pour finir de préparer le bateau, faire les formalités et bénéficier des commodités de la ville.
Ce n’est plus possible, nous décidons donc de partir pour l’ile d’Itaparica.
Dimanche 29 Octobre.
Nous partons ce matin de la marina d’Aratu.
Nous attendons la marée basse de 11h pour que le mat de Maroine puisse passer sous le portique de l’ancienne cimenterie. Aidés des marineros nous sortons sans difficulté.
Groyabada nous devance et nous arrivons assez rapidement dans la Baie de Salvador de Bahia.
Nous pouvons enfin hisser les voiles et après avoir tiré quelques bords, nous naviguons tranquillement vers Itaparica.
Nous arrivons avec Groyabada dans l’après midi et mouillons près de la marina.
Celle ci a été détruite par un coup de vent au mois d’aout. Elle est normalement alimentée en eau par une source et nous pensions y faire le plein comme en Avril lors de notre précédant passage avec Xiloa et Grikipac. Décidemment nous n’avons pas de chance avec les marinas ! Il nous faudra ressortir les bidons !
Une dizaine de voiliers sont à l’ancre dans la baie dont Torgal un catana 47 qui était en hivernage avec Maroine à Aratu.
Nous faisant connaissance avec Georges et Elke qui sont amis, comme nous, avec Colette et Luc de Xiloa. Le monde du voyage est vraiment petit !
Nous nous retrouvons du coup tous les six au restaurant de la marina qui lui, fonctionne toujours.
Lundi 29 octobre
Ce matin nous profitons d’une forte marée pour échouer le bateau sur le banc de sable et nettoyer la coque avant de passer l’antifooling. Beaucoup de voiliers viennent caréner sur ce banc et un jeune brésilien vient nous proposer aussitôt ses services.
Groyabada est échoué à quelques mètres de nous. Tout le monde s’active mais leur coque est moins sale et surtout il y a moins de superficie sur un momocoque ! Quelle chance !
Malgré le premier nettoyage des coquillages fait à Aratu, nous grattons pendant plus de quatre heures à la spatule. C’est assez physique et fatiguant, surtout sous un soleil de plomb. Heureusement avec un cata on peut travailler dessous à l’ombre de la nacelle même s’il y a deux coques à gratter !
Il nous faudra échouer Maroine une deuxième fois pour fignoler certaines zones, le rincer et le peindre, mais nous devons attendre quelques jours pour avoir de plus fortes marées.
Michou et Anton partent pour le sud. Nous prenons une dernière Caïpi sur Maroine avant de se faire une bonne viande chez le Turc, un autre petit resto de la Marina qui fait aussi point internet…à ses heures d’ouverture !
Ils nous ont donné plein de renseignements, sur les environs qu’ils ont déjà faits et que nous comptons découvrir début novembre avant d’attaquer notre descente vers le sud.
Ils pensent être sur Ilha Grande comme nous en décembre. Nous nous y retrouverons sûrement si ce n’est pas avant en chemin !
Mardi 30 Octobre
Nous partons ce matin pour Salvador de Bahia faire nos formalités.
Nous préférons laisser le bateau ici et prendre la navette qui toute la journée relie l’île au continent.
Les formalités au bureau des douanes se passent bien et plus vite que prévu, tous nos papiers sont en règle.
Nous en profitons pour faire quelques courses comme une carte téléphonique locale, une canne à pêche au port et des noix de cajou au Mercado Modelo… Mais il fait très chaud à Salvador et nous n’avons pas envie de nous y attarder.
Après avoir mangé « au kilo », nous reprenons la navette qui est aussi bondée qu’à l’aller.
En fin d’après midi, de retour sur Maroine, un pécheur nous propose une superbe sole de plus de deux kilos que Jean Louis marchande pour dix réals !
Nous nous régalons
08 novembre 2007
Itaparica
Du Mercredi 31 octobre au 8 novembre.
Nous restons quelques jours pour finir de préparer le bateau et découvrir l’île avant de remonter le Rio du Paraguaçu..
Nous trouvons petit à petit notre rythme mais il fait très chaud, et les bains sont les bienvenus.
Le temps passe très vite et nous avons encore plein de choses à faire avant de partir pour le sud. Et peut être… qu’avec la chaleur nous travaillons plus lentement!!!
Mercredi matin je suis allée en annexe avec Elke au marché,et nous avons ramené plein de fruits qu’elle m’a appris à choisir: des ananas, des mangues, et des maracujas qui font les délices de nos petits déjeuners!
En allant au cyber, Jean Louis s’est fait attaqué par une nuée de guêpes noires en passant sous un palmier. C’était la panique et il a du courir plus vite qu’elles pour s’en débarrasser, ce qui a bien fait rire les gamins autour de nous. Piqué plusieurs fois à la tête et au cou, les brulures des piqures ont persisté toute l’après midi et seul le traitement à la Caîpi
L’île d’Itaparica est à deux heures de Salvador et les Brésiliens y viennent le week-end en bateau pour profiter des plages et des restaurants. La baie si calme la semaine se remplit de voiliers et de gros bateaux à moteur. Comme ce week-end est férié, ils viennent faire la fête et pendant trois jours, la musique est partout, dans les rues, sur les bateaux, dans les restos et les sonos sont à fond toute la journée et une bonne partie de la nuit.
Nous partageons pleins de bons moments avec Elke et Georges. Diner chez «le turc», moqueca sur Thorgal, crevettes grillées sur Maroine…
Leurs amis Brésiliens sont venus visiter Maroine et nous ont invités en retour sur leurs catamarans. Ils sont quatre bateaux à couple et nous passons une super soirée tout en dégustant les petits plats qu’ils nous ont préparés.
Malgré leurs efforts la langue reste un handicape dans nos discussions même si nous nous obligeons tous les jours à apprendre un peu le Brésilien.
Elke nous a passé une méthode assimil, mais c’est dur, surtout pour moi qui n’ai jamais fait d’espagnol.
Lundi, nous avons envie de bouger. Nous partons avec nos amis pour Fuente de Tororo une cascade d’eau douce qui tombe directement sur une jolie petite plage dans un cadre de verdure tropicale
Après une nav de quelques heures dans le canal d’Itaparica où se succèdent plages de sable blanc et mangroves, nous arrivons à la cascade où, nous rencontrons une famille de brésiliens en train de piqueniquer. Spontanément ils nous font gouter les coquillages qu’ils ont cuisinés et nous offrent de la bière.
Nous sympathisons et passons un bon moment avec eux. Quelle gentillesse!
Apres une bonne douche et un shampoing sous la cascade, nous voila prêts pour aller dîner, sur l’autre rive, au restaurant que nous ont conseillé des amis
Nous partons ancrer de l’autre côté, près d’un village de pêcheur mais le mouillage est un peu difficile car il y a des hauts fonds et le vent s’est levé.
Dans la manoeuvre nous oublions que l’annexe est en remorque et bien sur le bout se prend dans l’hélice! Jean Louis est obligé de plonger pour le dégager au couteau!
C’est ralant !.. pour le bout certes, mais aussi pour la bonne douche d’eau douce qu’il venait de prendre à la source!
La nuit tombée nous partons tous les quatre pour diner.
Le village parait désert et nous laissons l’annexe sur la plage parmi les chevaux en liberté. En fait il s’agit d’un tout petit village de pécheur et le restaurant est plutôt une petite gargote locale où nous sommes les seuls «gringos».
Il n’y a que trois, quatre tables dans la pièce unique qui donne sur la rue.
La cuisinière une jolie brésilienne, très souriante nous accueille et change la musique pour nous faire plaisir. Notre voisin de table se lève et nous invite à danser Elke et moi. L’ambiance devient rapidement familiale et très chaleureuse. Une fois de plus l’extraordinaire gentillesse des brésiliens et leur sens du contact nous ont permis de passer fabuleuse soirée.
De retour à Itaparica, nous nous levons mercredi de très bonne heure pour beacher de nouveau le bateau et finir le nettoyage de la coque.
Nous passons encore quelques heures à gratter à la spatule, ça n’en finit plus ! Jean louis doit même replonger dans l’après midi sous le bateau pour nettoyer des zones difficiles d’accès quand il est échoué. Malgré le narguilé c’est très dur et il ressort de l’eau épuisé.
Tant qu’il est à sec nous en profitons pour coller les raies Manta adhésives sur les étraves du bateau .L’opération est un peu délicate en haut de l’échelle, mais nous nous en sortons bien pour la première Manta. Nous ratons royalement la pose de la deuxième, le vent s’est levé, les coques sont chaudes et les adhésifs se collent entre eux ! Dommage!
Le résultat est super sur tribord!
Thorgal a repousse son départ car Keravela, un autre catana ami, est arrivé et du coup nous mangeons tous ensemble «chez Serge»une poussada réputée pour sa bonne cuisine et en profitons pour faire plus ample connaissance. Keravela arrive d’Ilha grande et nous donnent plein de renseignements.
Jeudi, le bateau est prêt pour la dernière opération, l’antifooling, mais Jean Louis ne l’est plus!
Il n’a pas dormi de la nuit, et a très mal à l’oreille, nous repoussons à demain.
Par chance, deux médecins sont à bord de Kéravela et diagnostiquent de suite une otite due sûrement à sa plongée d’hier sous la coque.
Anti-inflammatoires et repos sont donc le programme pour aujourd’hui!






















