12 novembre 2008
De retour à Trinidad
DE RETOUR à TRINIDAD.
Mardi 28 octobre 2008 .
Nous arrivons ce matin à Trinidad après un voyage fatiguant de plus de 24h dont 8h d’escale à Toronto.
La chaleur nous prend de plein fouet et il n’est encore que 7h du matin.
Surprise aujourd’hui, c’est Divali, fête religieuse indienne, donc jour férié…
Tout est fermé, les chantiers, les magasins, la réception de l’hôtel, le cyber…
Nous réussissons à récupérer notre chambre dans la matinée.
Nous avions réservé chez Power Boat une chambre avec kitchenette. C’est sympa, nous sommes dans le chantier mais au bord de l’eau dans la baie de Chaguaramas près d’un petit super marché et du resto où nous irons manger mercredi soir les traditionnelles gambas grillées.
Nous en profitons pour faire les formalités. La police et les douanes, elles, sont ouvertes mais nous font payer une taxe supplémentaire pour raison d’ «Over Time» de 100 $TT, a cause jour férié !
Et toujours aussi aimable les fonctionnaires de l’immigration !!!
Dès le lendemain nous prenons les bus-taxi jaunes locaux pour rejoindre le chantier.
Chauds les taxis ! Certains roulent comme des malades, doublent dans les virages sans aucune visibilité.
C’est à celui qui remplit le plus vite son combi (une douzaine de personnes). Ils roulent à gauche (normal), conduisent d’une main car ils tiennent leur liasse de billets de 1$TT dans l’autre pour rendre la monnaie plus vite et repartir. (3$TT le trajet)
Au chantier, le bateau n’est pas tout à fait prêt et les ouvriers sont encore dessus.
Les travaux ne sont pas finis : joints, installation des sièges des postes de pilotage, des barres à roues, des glissières du toit ouvrant…
Le plus gros travail reste dans la finition du rostre qui avait été provisoirement réparé en Espagne.
Ils ont refait un moule, et l’on reconstitué en fibre de verre.
Eric, responsable de ce travail finit de le stratifier et passera des heures à le poncer le polir dans la poussière et la chaleur, mais… dans la bonne humeur.
Nous faisons le point avec Philippe responsable du chantier et la mise a l’eau prévue pour le 31 pourra se faire mercredi prochain le 5 novembre.
Ca va, nous ne sommes pas à quelques jours prés.
Nous nous installons un peu sur le bateau mais c’est dur, avec tout ce monde à bord !
Nous sommes contents d’avoir retrouvé Maroine. Il est crade extérieurement (normal !) mais nickel à l’intérieur.
La clim a vraiment été très utile : Aucune trace d’humidité ou de moisissure. Il est tel que nous l’avions laissé.
Dés jeudi nous attaquons le ponçage de la coque en vue du passage de l’antifouling.
L’antifolling n’a pas été efficace et nous sommes obligés de faire un deuxième ponçage à l’eau avant de peindre pour faire partir toutes les traces de coquillages et enlever l’ancien antifouling.
Nous pouvons enfin peindre Samedi mais il nous faut jongler avec les averses.
Nous pataugeons dans l’eau. Ici quand ça tombe, ça tombe !
Heureusement avec le cata nous pouvons travailler à l’abri de la pluie sous la nacelle.
Nous passons ces quelques jours à bosser, poncer, frotter lessiver…
Dur, dur le bateau et y en a qui nous croient en vacances !
Nos bras et nos épaules sont douloureux !
Faut dire que le moindre effort est pénible car même si la saison des pluies se termine il fait encore vraiment très chaud.
Nous rentrons le soir à l’hôtel lessivés (sans jeu de mots).
Quelques courses à la superette, un diner dans la chambre, quelques mots avec nos voisins anglais (sans prétention, car nous avons de sérieux progrès à faire) et nous nous écroulons.
Dimanche nous émigrons définitivement avec nos derniers bagages pour le bateau au chantier.
Nous n’avons pu garder la chambre plus longtemps, mais finalement c’est mieux, nous perdrons moins de temps même si nous n’avons pas de frigo : il suffit de s’organiser un peu, les bières et le beurre posés devant la clim et c’est tout à fait acceptable !
Nous continuons pendant ces quelques jours de travailler à bord et profitons de l’eau courante pour nettoyer les cales, faire démarrer les moteurs, faire un grand nettoyage du bateau et poser la déco adhésive (une raie Manta) sur la deuxième étrave…
Ce qui fait sourire nos voisins, un couple d’américains sur leur cata, « Calypso », un Manta 41.
La remise en route du bateau est longue et c’est un sacré chantier.
Depuis lundi nous n’avons pas eu de pluie et il fait très, très chaud. Il fait 40° à l’ombre et 31° dans le bateau malgré la clim….
Les trois jours initialement prévus auraient été un peu short ou on aurait fait des choix !
Avec les ouvriers à bord en plus, ce n’est pas toujours simple mais ils sont très sympas et l’ambiance est bon enfant.
Eric, Jimmy ou les autres ne sont pas avares de conseils, de coups de main, et toujours prêts a nous rendre service.
Mardi soir Maroine est posé sur son chariot et attend sa mise à l’eau.
Maroine quitte le lendemain le chantier et ses voisins, traverse la route comme il ya quelques mois mais en sens inverse pour retrouver l’eau.
Nous retournons à Chaguaramas par la mer accompagnés de gros dauphins qui viennent se gratter le dos sur nos étraves fraîchement repeintes
Notre cher ( dans tous les sens du terme) antifouling passé à la sueur de notre front.
Jamais vu ça! J’espère qu’ils vont en laisser un peu !!!
Nous nous installons à la bouée devant PowerBoat pour la semaine au moins.
Nous avons pris internet sur le bateau mais je ne sais si c’est une bonne chose, car ça ne marche pas bien.
Nous sommes la encore quelques jours car il nous faut encore faire les pleins, changer les filtres à gaz oïl, remettre la GV, etc.
Nous faisons la connaissance de Roger et son fils Jonathan.
Personnage atypique, Roger est un ancien pécheur professionnel, bourlingueur et opportuniste. Il a péché dans toutes les mers du monde, plongé pour des mines de diamant en Afrique du sud, exploité des épaves, vendu des noix de coco, travaillé pour les pêcheries de Nosy be…
Et là , surprise en parlant de Madagascar, il nous annonce qu’il emmenait les plongeurs à Nosy be avec son bateau de pêche en 85, année ou nous y étions !
Du coup il nous sort son album photos de l’époque dans lequel nous retrouvons plein d’amis et de souvenirs communs !
Il y à 23 ans, à quelques mois près, nous aurions pu plonger avec sur son bateau.
Le monde est petit !
Mardi 11 novembre
Hier, je suis allée faire le plein au super marché.
Je suis partie avec le taxi bus local et je suis revenue avec un papi, une figure authentique, dans sa voiture qui ne pouvait avouer son âge.
Il arrondit ses fins de mois en faisant les livraisons du super marché.
Elles sont gratuites pour les clients…mais un pourboire est bien mérité !
C’est avec plaisir car il était très sympa.
Rien à voir avec le plein de Lanzarote aux Canaries.
Ici tout est assez cher, enfin comme en France et on ne trouve pas beaucoup de fruits, ni de vin à moins de 10 $TT(environ 13e).
Les supers marchés sont très américanisés : des rayons de chips, de sodas multicolores, de pains de mie… tout pour la ligne ! De la viande et du poisson congelé !
Bref, j’ai assuré l’essentiel.
Le bateau est prêt mais il y a toujours quelque chose à faire. Ce matin, nous avons attaqué de bonne heure le polish du roof.
Après un bon nettoyage, nous passons de la wax, une sorte de cire au chiffon et nous frottons énergiquement pour faire briller le bateau comme pour un plancher.
A faire de bonne heure avant qu’il ne fasse trop chaud, avec une bonne huile de coude, et de la patience …ça marche !
Le résultat est sympa, la coque brille à nouveau là où elle s’était matifiée.
Encourageant mais il faut faire tout le reste!
Kool ! Petit à petit !
Maroine est prêt.
Fabrice et François sur Kéravel arrivent demain et nous allons passer deux, trois jours avec eux avant de partir le 14 ou le 15 novembre.
Il nous tarde de retrouver une eau bleue et claire, un mouillage sympa et surtout de pouvoir se baigner !
Cette saison, nous naviguerons dans l’Arc Antillais.
Nous avons abandonné pour cette année le Venezuela car il nous fallait plusieurs mois pour découvrir Margarita, les Testigos… jusqu’aux Roques, et c’était difficilement compatible avec une découverte tranquille des Antilles.
Il ne faut pas vouloir trop en faire, et nous préférons prendre notre temps dans les Antilles, découvrir ses îles et apprécier chaque mouillage.
Nous ferons le Venezuela la saison prochaine.
Nous partons en fin de semaine pour Grenade où nous pensons rester un quinzaine de jours avant de remonter tranquillement vers la Martinique où nous retrouvons Antoine pour la fin de l’année.
On avisera au fur et à mesure. St Vincent, St Lucie, Les Grenadines…
Suivez nous si ça vous dit sur ce blog !
22 novembre 2008
L'ile de Grenade
L’Ile de Grenade
Prickly Bay du 15 au 18 novembre.
Depuis hier, veille de notre départ le temps a changé.
Une grosse masse nuageuse confirmée par la météo, passe sur Trinidad et Grenade et il a plu toute la journée.
Nous faisons quand même nos formalités même si nous hésitons à partir.
Anecdote :
La police et les douaniers ne sont pas particulièrement aimables à Trinidad.
Mais cette fois ci, l’atmosphère est très détendue aux bureaux !
« Friends » le feuilleton américain passe à la télé. Tout le monde suit attentivement l’épisode, éclate de rire ou ajoute son petit commentaire…Nous jouons le jeu et suivons l’épisode avec eux, tout en remplissant les formulaires. Nous rions quand ils rient, même si nous ne comprenons pas toujours, et… tout se passe bien…avec le sourire.
Pas de questions, pas d’over time même si nous mentons sur notre heure de départ (nous devrions partir dans l’heure qui suit les formalités).
Au bureau des douanes … idem mais c’est un match de baseball que suivent intensément les 7 douaniers et leurs secrétaires. Notre douanier s’arrête de temps en temps de remplir ou de tamponner nos papiers, juste pour questionner son voisin sur le score…
Cool ! Nous quittons le bureau, les douaniers affalés dans leur fauteuil ont tous les yeux braqués sur l’écran !
Nous quittons Chaguaramas à 4H45. Il fait encore nuit mais nous sommes éclairés par les projecteurs des chantiers.
Nous confirmons à Keravel par VHF notre départ afin qu’ils puissent récupérer notre bouée : les places sont comptées en ce moment!
A l’entrée du chenal, le jour commence à se lever et nous pouvons mettre la GV et le génois. Nous avons peu de vent (autour de 10nds) jusqu’en fin de matinée et nous pêchons une petite coryphène.
Nous avons du mal à garder le cap car nous remontons au pré et il ya beaucoup de courant. Nous avons 100 miles à faire et il nous faut arriver avant la nuit.
Mais le vent monte rapidement à 25 nds en moyenne dès midi et se maintient toute l’après midi avec des rafales à 30 …avec la mer qui va avec !
Nous remontons toujours au pré, la nav n’est pas confortable et nous prenons plusieurs grains…
Je n’étais pas au mieux de ma forme mais là, je suis malade, tout le trajet, et mon capitaine doit se débrouiller tous seul !
Nous qui rêvions, pour notre première nav de la saison, d’une traversée calme sous le soleil, sur une mer bleue...raté !!!
Nous arrivons à 16H 30 dans la baie de Pickly Bay au sud est de Grenade.
Nous avons fait une bonne moyenne (8/9dnds) ce qui nous a permis d’arriver avant la nuit : il faut bien positiver !
Nous ancrons parmi des voiliers, beaucoup d’entre eux sont sous pavillon anglais ou américain.
Le lendemain nous faisons nos formalités d’entrée dans un petit bureau en bois près de la petite marina plus ou moins en chantier.
Quelques services comme l’ « Essential Super Market »qui porte bien son nom (même pas un citron), un resto pizza, et un bar kiosque qui proposent des Happy hour entre 5à6h. Les anglais et les américains s’y retrouvent le soir dans une cacophonie de phrases inaudibles pour nous : pas pour nous.
Nous faisons la connaissance de Marc qui vient nous voir à bord, il est skipper sur un Dean, « Two Pigeons », dont les propriétaires sont bordelais.
Nous sympathisons et profitons d’un Ti punch pour revisiter ce bateau que nous avions failli acheter avant Maroine.
Marc nous indique gentiment plusieurs sites de chasse et de mouillages sympas sur les Antilles qu’il sillonne depuis plusieurs années.
Lundi, mardi, il pleut toujours !
Le seul avantage c’est que les réservoirs d’eau sont pleins et que nous pouvons nous doucher à volonté : positivons !
La baie est jolie mais sans grand intérêt quand il n’y a ni soleil, ni eaux bleues.
ST Georges du 19 au 21 Novembre.
Nous partons mercredi pour St Georges, la capitale de Grenade, à deux heures de nav de Prickly Bay.
Nous longeons les très belles plages de Morne rouge Baie et de la baie de Grande Anse. Le temps s’est éclairci mais le soleil n’est pas franc.
Nous mouillons devant Coconuts beach pour la journée et descendons d’un coup d’annexe déguster une salade de lambis dans un petit resto de plage et faire un tour sur le marché aux épices, petite infrastructure construite sur la plage : un vrai piège à touriste !
Nous nous déplaçons en fin d’après midi car nous référons mouiller pour la nuit devant la marina, près de la ville, dans « the lagoon »emplacement abrité où s’installent tous les plaisanciers.
Nous restons quelques jours. Il pleut beaucoup.
La ville, ancienne colonie anglaise est sympa avec ses rues escarpées aux flancs de ses collines et ses maisons colorées.
Les journées passent vite à fouiner dans les ships, dans les petits supermarchés locaux ou dans la ville.
Dans les rues, les petits magasins ressemblent plus à des bric-à-bracs, des quincailleries où l’on vent de tout et dont les aménagements ressemblent à ceux de nos magasins d’il ya vingt ans.
A côte de ça, des centaines de touristes américains débarquent de leurs gros paquebots et faussent un peu l’ambiance du marché de fruits et légumes et d’épices du centre ville.
Au nord est de Grenade, nous visitons, en taxi-co (collectif), une coopérative de noix de muscade, ce qui nous permet de découvrir un peu l’intérieur de l’île.
Nous sommes jusqu'à 18 personnes dans le mini bus et la musique reg gaie joue en permanence.
Les gens montent et descendent à la demande tout le long de la route. Très sympa et local !
L’ile est très montagneuse avec une forêt verdoyante recouverte de plantes tropicales et de bananiers. Les routes ont étroites et souvent défoncée par la pluie.
La coopérative de noix de muscade a connu des jours meilleurs et son activité a chuté de 90% depuis le cyclone Ivan qui a tout détruit en 2004.
Les machines et les méthodes sont restées ancestrales, l’usine a une activité réduite aujourd’hui. De nouveaux arbres ont été plantés mais il faut attendre 7ans avant la première production.
Demain samedi, nous partons naviguer sur la cote ouest de Grenade jusqu'à l’Ile Ronde et celle de Carriacou en espérant trouver le soleil et des eaux plus claires.
01 décembre 2008
Sandy Carriacou Union
SANDY ISLAND, CARRIACOU, UNION .
Samedi 22 nov
Nous arrivons après deux heures de nav au nord de Grenade dans les iles de Sandy et Green Island
Nous mouillons dans la petite baie de Sandy Island
Enfin !!!!!
Du soleil, de l’eau bleue caraïbe, une ile sauvage avec sa plage de sable blanc et ses cocotiers !
Le mouillage est relativement calme et nous prenons notre premier vrai bain autour de Maroine.
Chasses, snorkling, balades en scooter sous marin occupent nos journées.
Jean louis pêche quelques langoustes pour notre repas du soir.
Nous avons une pensée pour vous tous en dégustant nos premières « brésiliennes » (ce sont les meilleurs) grillées à la plancha et la petite sauce qui va bien avec !
Des pseudo pécheurs vont et viennent du continent à l’ile dans leurs barques en bois.
Ils nous sollicitent pour des cigarettes, un coup de téléphone, un peu de nourriture, nous expliquent où trouver des lambis…… nous arrivons à nous comprendre, mais notre relation ne va pas très loin.
Dommage style rasta ou pas, ils sont tous très sympa !!
Nous quittons lundi Sandy Island car la mer s’est levée et le mouillage devient très houleux.
Nous ne nous arrêtons pas comme prévu à l’ile Ronde car là aussi le mouillage est trop agité.
Nous poussons jusqu’à Carriacou dans la baie de Tyrell Bay.
Le village est sans grand intérêt si ce n’est son mouillage abrité.
Quelques resto-bars, sans grande animation, un club nautique rustique et peu dynamique près d’un chantier…
Rien de très intéressant si ce n’est une soirée sympa où nous retrouvons, Dany et Marc du bateau « Pirouette », que nous avions déjà rencontrés à St Georges.
Bref journée tranquille à Tyrell Bay avant de repartir sur Saline une autre ile sauvage au sud de Carriacou à une heure de voile.
Le reef qui s’étend devant l’ile jusqu’au pied de White Island propose de jolis fonds très clairs et une multitude de poissons colorés..
Le lendemain, nous retournons vers le sud cette fois, sur Fregate une ile déserte au sud de Saline.
L’eau est très claire. Jean Louis fait quelques poissons mais doit abandonner car il ya trop de courant et même si je le suis en annexe, la chasse est pénible.
Dans l’après midi, nous remontons sur Sandy Island (une autre) un joli ilot de sable recouvert de quelques cocotiers et entouré de coraux, mais le mouillage est très agité.
Quelques bateaux sont ancrés mais l’ambiance est un peu cassée car le beau temps a du mal à s’établir, enfin, il y a surtout beaucoup de vent et les mouillages ventés, si beaux soient ils, sont peu agréables.
Ce matin, le temps n’a pas changé et nous nous rendons à Hillborough juste en face pour faire nos formalités de sortie avant de partir pour Petit St Vincent
Hillborough, chef lieu de l’île est une petite bourgade qui ne possède que quelques rues bordées de cases ou de vieilles bâtisses.
La grand rue qui longe la plage, très vivante et colorée est le centre d’animation avec ses bars ses restaurants, ses camelots, ses commerces.
Nous nous installons dans un petit resto sympa dont la terrasse surplombe la plage, pour manger à midi un « Lambi rôti » : lambi cuisiné avec des épices et des pommes de terre dans une crêpe : pas des plus légers !
Nous sommes surpris par le nombre de supermarchés locaux et de leur rayonnage en bouteilles d’alcool. La réputation traditionnelle de contrebandiers dont bénéficient les habitants de l’île est liée à ce commerce d’alcool même si elle est un peu exagérée.
N’empêche que nous trouvons des bouteilles de Ricard à 9 € !
A l’immigration, les fonctionnaires sont ouverts et sympathiques et nous confirment que la chasse sous marine est autorisée sur Carriacou et Grenade et que la pêche à la langouste est interdite de mai à aout.
Les annotations des guides et les rumeurs d’interdits et d’existence de réserves sont fausses pour ces iles là du moins !
Nous repartons pour Tyrell bay pour la nuit car le mouillage est trop agité ici.
Samedi 29.
Nous quittons Carriacou après une dernière escale dans les iles du sud pour une partie de chasse.
En effet nous allons rentrer maintenant dans les Grenadines de St Vincent ou pêches et chasses sont interdites dans les parcs et réserves sous marines.
Le vent s’est levé est la remontée de Carriacou par la cote au vent est mouvementée. Nous avons une forte houle et le vent dans le nez nous oblige à tirer plusieurs bords.
Nous arrivons à Petit St Vincent dans l’après midi.
Un hôtel restaurant luxueux est installé sur l’ile privée mais les belles plages et les reef de coraux sont accessibles à tous. Nous profitons du bar dont la terrasse surplombe la baie.
Le beau temps a du mal à s’établir, il ya toujours beaucoup de vent et la baignade perd de son charme.
Nous avons l’impression de ne jamais nous poser même à l’ancre, le bateau bouge beaucoup.
Nous arrivons le lendemain à Clifton le port d’Union où nous faisons notre entrée officielle aux Grenadines.
A peine arrivés, alors que nous cherchons un endroit pour mouiller, nous sommes assaillis par les boat boys, (locaux à bord de petits bateaux rapides) qui nous proposent du gaz oïl, des langoustes ou plein d’autres services…
Toute la journée dès qu’un bateau arrive, les boat boys foncent dessus pour être le premier à essayer de leur vendre quelque chose.
Mais ils sont très sympa et n’insiste pas comme cela peut être le cas ailleurs.
Union est une étape, voir la plus basse pour les circuits des bateaux de location.
Toute l’activité du village est concentrée dans une seule rue et près des pontons du yacht club, commerces, mini- markets, restaurants…
Tout est très cher. Les fruits et légumes en particulier : 16$ EC soit 5€ l’ananas aux Antilles, c’est plus cher qu’en France, pourtant il me semble que les ananas ne poussent pas chez nous !
Un bateau de location voisin s’est vu demandé 600 $US pour 80 l de gaz oil, après transaction le prix est ramené à 200 $US, rien ne leur fait peur !
L’eau elle est à plus de 50€ le M3 ! Heureusement nous avons le dessal et nous sommes autonomes.
Le pavillon de courtoisie que nous arborons tous dans ces îles, voudrait il dire « pigeons à plumer » ?
Enfin, c’est les Grenadines, un site exceptionnel attirant beaucoup de bateaux et tout le monde essaie d’en profiter…
17 décembre 2008
CHATHAM Bay,BEQUIA, La MARTINIQUE
CHATHAM Bay, BEQUIA,La MARTINIQUE.
Lundi 1decembre :
Nous contournons Union pour atteindre Chatham Bay sur la côte ouest où nous nous posons quelques jours!
Il fait beau, la baie est abritée, avec de beaux coins de chasse que Jean Louis aura du mal à quitter.
Snorkeling, ballade, farniente, occupent nos journées… et nous avons même rouvert les bouquins !
Nous y sommes bien !
Dans la baie une dizaine de bateaux sont ancrés dont quelques français.
L’unique « lolo » (petit bar) sur la plage propose un Happy hour et autour d’un punch local, nous y rencontrons dès le premier jour, Philippe qui arrive lui aussi du Brésil
.
Le bar n’est pas très animé, nous ne sommes que six et pour nous faire plaisir, ils mettent la music à fond !
Le son strident de la mauvaise sono, ne fait pas même pas fuir les nonos(petites mouches )qui nous piquent les pieds !
Si le coucher de soleil est sympa, la déco quant à elle, est rustique !
Un néon alimenté par une batterie éclaire trois tables en contreplaqué gondolé, quelques flambeaux au pétrole ont du mal à rester allumés avec le vent tout comme, nous avons, nous aussi, du mal à rester secs sous le toit en tôle qui se met à fuir de partout quand l’orage éclate !!
Nous rentrons trempés ! Les apéros à bord c’est bien aussi !

Nous rencontrons Olivier et Frédérique sur « Forêver» qui terminent une grosse année sabbatique sur les Antilles avant de retourner travailler en Guadeloupe. En discutant, nous apprenons qu’ils connaissent bien « Grikipac » et « Atsani », deux de nos bateaux amis. Les Antilles ne sont pas si grandes que ça pour les bateaux de voyage qui y restent longtemps !
A Chatham Bay, les repas sont toujours assurés par les pêches de Jean louis : barracuda, calamars, perroquet, thazard…au choix, comme au marché !
Ce matin, il a ramassé deux lambis (gros coquillage) sous le bateau et la séance de préparation a été épique !
Pour les sortir de leur coquille, très bien…Jean Louis savait faire, mais pour le nettoyage…il doit y avoir un truc!
Le mollusque sécrète une bave à n'en plus finir qui cooooooolle aux doigts !
Même sous l’eau du robinet impossible de se séparer de ces filaments gluuuants …un vrai remake d'Allien!
Il n'a pu en venir a bout qu'avec une crème cif et une bonne dose de sopalin !
J’ai lu, plus tard qu’il fallait les rouler dans le sable ou les cendres,(conseil Antillais) ou les nettoyer au vinaigre( selon les recherche de Marie sur internet pour ceux qui n’ont pas de sable ou de cendres sous la main dans leur cuisine européenne !).
Pour la suite, il fallait, toujours d’après ce que nous avons ouï-dire, les frapper comme les poulpes pour attendrir leur chair.
Nous choisissons de les congeler au freezer…le froid casse aussi les fibres !
Ce qui nous laisse un peu de temps pour chercher la dernière étape :comment les faire cuire ?
Bref, ils finiront dans nos assiettes sur un lit de salade verte, après un passage au court-bouillon puis grillés à la poêle avec les épices d’ici. Délicieux !
En nous baladant sur l’île, nous rencontrons Baptiste un local qui entretien la propriété d’un français.
Heureux de venir tous les matins à pieds de son village (une demie heure de marche) pour travailler, il nous parle avec fierté et entrain de son île.
Nous devions partir ce matin (ça fait deux jours qu'on repousse!) mais nos amis de Keravel (que nous ne devions retrouver qu'à Noel en Martinique) ont fait une escale imprévue ici hier soir.
Les garçons veulent chasser encore une fois! C'est vrai qu'ensuite, dans les Grenadines, la chasse est interdite.
Nous ne partirons donc que demain, et profitons d’une petite soirée bien sympa sur Keravel (foi gras et vin blanc) pour l’anniversaire de Fabrice.
Samedi 6 décembre.
Ce matin, la chasse s’avère infructueuse, la houle s’est levée, l’eau s’est troublée et le poisson n’est pas au rendez vous.
Nous partons donc aussitôt après le déjeuner pour Mayreau avec Keravel .
Après deux heures de nav, nous mouillons à Saline baie pour la nuit.
De gros paquebots et des charters viennent décharger leurs touristes plaisanciers sur la plage et nous n’avons pas envie de descendre.
Le mouillage est un peu rouleur mais ne nous empêche pas de profiter du dîner sur Maroine avec Fabrice et François.
Au menu : Lambis grillés, barracuda à la Plancha et le dessert de Fabrice, bananes aux piments sauce maracuja !
Le lendemain départ pour Béquia pour Keravel et les Tobagos Cays pour nous.
Les Tobago Cays, considérés comme la perle des grenadines, est un ensemble d’ilots entourés d’un immense reef .
C’est un site exceptionnel avec des plages splendides et des eaux turquoises, mais aussi une réserve marine dans laquelle on peut nager au milieu des tortues !
Le seul inconvénient des Tobago, c’est la saturation de voiliers en haute saison.
Même si celle ci n’a pas vraiment commencé, mais nous sommes déjà très nombreux à mouiller en bordure du reef !
Mais le plus désagréable aujourd’hui, c’est le vent. Il tourne autour de 18 nds et le mouillage est très venté. La baignade n’est pas agréable car i y a beaucoup de clapot et le snorkeling sur le reef éloigné est peu engageant.
Kyte surf, planches à voile annexes se croisent et gâchent un peu le décor. Cela nous rappelle un peu le banc d’Arguin au mois d’août.
Pour être honnête s’il faisait beau, si la mer était lisse et plus engageante nous verrions les choses différemment et ferions abstractions de ces cotés négatifs
Nous préférons partir et revenir une autre fois en espérant que le temps soit plus clément et nous permette d’apprécier ces merveilles de la nature.
Nous partons pour Canouan et mouillons dans la grande baie de Charleston pour passer la nuit. A regret nous avons laissé tomber le mouillage plus sauvage de la baie de Windward ,« The pool » sur la cote au vent car l’endroit n’était pas assez abrite.
Nous arrivons à Bequia après cinq heures de nav sympa et mouillons à Admiralty Bay.
L’ile est jolie, plus animée mais aussi plus touristique.
Des commerces, un marché, des camelots et des restaurants allant du modeste lolo au resto plus luxueux se sont installés tout le long du rivage et dans les ruelles de Port Elisabeth , la principale bourgade de l’ile.
Des Pick- up ouverts font office de taxi et nous en profitons pour faire un tour de l’île avec Fabrice et François.
Les Boat-boys proposent toujours leur service.
L’eau s’achète 90€ le m 3 !!
Livrée au bateau d’accord mais quand même !!
Nous restons quelques jours espérant que le vent, comme l’annonce la météo, se calme un peu et nous permette d’aller sur les iles au Sud Est de Bequia.
C’est ce qu’il fait et nous partons donc pour quelques nouveaux mouillages.
Certaines criques sont sauvages, d’autres plus animées mais les fonds sont jolis et poissonneux et nous passons des heures sur le reef en palmes-masque- tuba,
Nous nous régalons au deux sens du terme.
Samedi 13
Nous quittons Bequia très tôt ce matin car il nous faut être à Ste Lucie avant la nuit et nous avons 47 miles à faire. Le vent n’est pas avec nous et nous sommes obliger de faire du moteur le long des cotes de St Vincent.
Dans le canal de St Vincent/St Lucie, la mer devient agitée, le vent forcit et passe un peu plus à l’est, ce qui nous permet de bien avancer (8nds) même si la nav n’est pas très confortable.
Nous arrivons finalement dans l’après midi à St Lucie et mouillons aux « Deux Pitons ». Les versants verdoyants et abrupts de ces pics plongent brutalement dans la mer et le sondeur affiche encore,100m à 50m du bord.
L’ancrage est incertain mais des bouées sont à notre disposition.
Après la rituelle transaction avec les boat-boys, nous prenons une bouée au pied des « Deux Pitons » et profitons tranquillement de ce joli mouillage qui nous rappelle, un peu, la baie de Rio.
Nous repartons le lendemain, cette fois pour la Martinique, dernière étape de 41Mn.
Dans les canaux, le vent reste, fort et la mer, agitée.
Les deux cannes sifflent en même temps.
Deux belles Dorades Corifènes, ont mordu ! Toujours par deux !
Nous roulons le génois pour ralentir le bateau mais nous en perdons une à la remontée.
Malgré un vent plus Nord Est, qui nous oblige à tirer quelques bords nous arrivons en Martinique en début d’après midi après 8h de nav.
Nous mouillons dans la baie de Ste Anne où nous retrouvons Keravel qui sont ici depuis quelques jours .
21 janvier 2009
Destination Les Grenadines avec Antoine
DESTINATION LES GRENADINES AVEC ANTOINE.
Du 28 Décembre au 15 Janvier.
Ces jours ci, nous avons fait le plein en provisions et le bateau est prêt pour accueillir Antoine que nous attendons avec impatience.
Après quelques dernières courses de frais, nous le récupérons dans la soirée à l’aéroport.
Dès le lendemain après avoir fait nos papiers de sortie, nous partons pour Saline une des plus belles plages du sud.
Un Dockwise est ancré devant le club Med.
Cet impressionnant bateau transporte de grosses unités depuis la France jusqu’aux Antilles.
Anse de Saline : Il fait beau, la plage est superbe mais la houle s’est levée et rend le mouillage inconfortable.
Nous ne restons pas très longtemps, nous préférons rejoindre dans l’après midi la baie de St Anne pour nous mettre à l’abri cette nuit.
Premier coucher de soleil pour Antoine.
Nous avons choisi comme programme ,de descendre avec lui dans le sud, autour des Grenadines, car nous trouvons les iles anglaises plus dépaysantes que la Martinique.
Le site des Grenadines est assez exceptionnel et les îles du sud sont plus sauvages avec de belles criques pour se baigner, faire du snorkling, voir chasser.
Il faut juste que le vent se calme un peu pour pouvoir profiter de mouillages tranquilles !
Mardi 30Décembre :
Nous quittons ce matin Ste Anne pour Ste Lucie: 16/18Nds de vent.
La mer est agitée, nous prenons un ris dans GV. Belle nav cependant de 4H30.
Deux bonites au tableau de pêche : Antoine remonte son premier thon !
Nous arrivons dans l’après midi à Marigot Bay.
C’est la crique « carte postale »: sable blanc, cocotiers, palétuviers.
Sa réputation en fait le mouillage le plus fréquenté de Ste Lucie.
Le décor a pourtant changé. La langue de sable n’existe pour ainsi dire plus car la baie a été drainée pour permettre aux yachts et aux gros bateaux d’atteindre la Marina. Autour de cette petite baie se sont construit des hôtels et restaurants de grand standing.
Nous mouillons à l’entrée dans une eau peu profonde et très claire.
Le temps n’est pas avec nous.
Pendant notre ballade en annexe, nous prenons quelques grains mais les contacts se nouent avec les locaux, le temps que la pluie cesse, à l’abri dans l’ancien resto de la mangrove.
A l’heure de l’Happy Hour, nous ne nous démontons pas.
Malgré le temps, nous reprenons l’annexe pour rejoindre le bar flottant, lieu le plus animé de la baie et déguster notre double cocktail.
Mercredi 31 décembre.
Nous partons de bonne heure de Ste Lucie car nous avons 40Miles à faire avant d’atteindre St Vincent.
Temps gris au départ et peu de vent. Nous sommes au moteur et ça fait râler vu le vent qui a soufflé ces derniers quinze jours !
Mais le vent se lève rapidement dans le canal, le soleil aussi et nous maintenons nos 8nds de moyenne.
Belle nav sous le soleil.
En remontant, il ya quinze jours, nous avions zappé l’ile de St Vincent car elle avait mauvaise réputation.
Une des seules criques visitée et sécurisée est celle de Cumberland où deux français ont ouvert un restaurant il ya cinq ans et ont réussi à y maintenir l’ordre.
Beaucoup d’amis bateaux s’y sont arrêtés, y ont passé de bons moments et nous conseillaient de le faire.
Mais comme un bateau s’était fait agressé cet été, nous avions préféré prendre plus de renseignements en Martinique avant de nous y arrêter.
En fait les avis sur les risques se sont révélés assez partagés, voir réservés sauf pour Thomas, le fils d’un bat-ami qui nous en a parlé comme d’un lieu super, sans souci, et…nous a tenté !
Nous sommes donc partis de bonne heure le matin pour arriver assez tôt à St Vincent et pouvoir ainsi repartir sur Bequia, l’étape suivante, avant la nuit, si nous sentions la moindre insécurité.
Dans la baie, nous mouillons avec une dizaine de bateaux devant le restau et ne ressentons pas la moindre insécurité
Nous y trouvons des gens super sympas.
Bruno et Line ont créé ce restaurant, «The Black baron »sur le thème de « Pirate des Caraïbes ».
Certaines scènes du film ont été tournées dans une crique voisine, Walilabu et quelques autres, des batailles de navires principalement, à Cumberland.
La déco du restau est celle d’un repère de pirates avec des coffres, pleins de trésors, de bibelots, de bijoux, de tableaux, de perruques…
Avec des cercueils, des cordages, des lampes, des bouteilles…comme dans le film.
Une mise en scène très sympa avec du matériel et des décors récupérés sur les lieux du tournage.
Nous nous retrouvons embarqués dans un réveillon très sympa déguisés en pirates avec les costumes qui ont servi pour le film.
Jean louis ne peut pas mettre sa chemise rouge, dans laquelle on aurait pu en mettre deux ou trois comme lui, dommage !,mais…la perruque, par contre, lui donne un certain look !
Antoine était très « top » avec son chapeau de pirate, son jean en corsaire et sa chemise blanche !
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Deux merveilleux musiciens pour l’ambiance et l’ordi de temps en temps pour la danse.
Nous sympathisons avec plein de gens de bateaux, très différents, certains même, de sacrés personnages… pleins d’histoires.
Super soirée ! L’imprévu fait bien les choses parfois !
Jeudi 1 janvier 2009 : Cumberland, Béquia.
Beau temps ce matin sur Cumberland où le petit déjeuner est moins matinal que d’habitude!
Nous profitons du soleil avant de partir en fin de matinée pour Béquia.
Le vent se lève un peu, après un départ sans vent mais la mer reste calme et la nav agréable: 12Nds de vent
En début d’après midi, nous mouillons à Béquia dans une eau turquoise, mais le temps s’est un peu couvert.
Nous descendons faire les formalités d’entrée et quelques courses.
Mais c’est férié, (nous l’avions oublié !) et la petite ville est encore endormie !
La nuit a été chaude, en témoigne le nombre de verres brisés au sol et le mur d’enceinte encore installé sur la place.
C’est le 1°, nous sommes bons, une fois de plus, pour payer les Over-Time !!!
Vendredi 2 Janvier : Béquia, Petit Nevis.
Le temps est couvert ce matin, Jean Louis part chercher de l’argent et prendre la météo.
Le soleil se lève dans la matinée et après un carpaccio de thon, dont Antoine ne se lasse toujours pas, nous partons pour Petit Nevis à moins d’un mile d’ici, l’île où les pêcheurs dépeçaient les baleines.
Ballade à pieds sur l’île puis snorkling.
Les fonds sont très beaux mais le soleil est déjà trop bas.
Nous décidons de passer la nuit pour tenter une chasse demain.
Le vent se lève et tourne dans tous les sens, l’île ne nous abrite plus vraiment.
Une houle arrière vient cogner contre les jupes du bateau toute la nuit, mais ne perturbe pas trop notre sommeil.
On s’habitue à tout !
Samedi 3 janvier: Petit Nevis, Frenchy Bay.
Temps gris ce matin mais le soleil se pointe en fin de matinée comme ces derniers jours.
Les garçons partent en snorkling, Jean Louis a pris son fusil, pendant que je prépare un crumble.
Les fonds sont superbes. Des murs de poissons argentés coulent entre les rochers, beaucoup de Coffres et un jolis décor de grosses gorgones.
Jean louis remonte quelques poissons, le diner est assuré !
Journée farniente à bord avant de rejoindre Frenchy Bay, la baie juste à côté où nous sommes assurés de passer une nuit calme !
Sur la plage de Frenchy Bay, le bar de l’hôtel est très sympa.
Et c’est, assis au bar, dans nos sièges, des balançoires mono place, que nous y dégustons ce soir là, au coucher de soleil, notre ti punch quotidien.
Cool !
Dimanche 4Janvier :Frenchy bay.
Nous partons ce matin pour les Iles autour de Béquia : L’île Quatre, Baliceaux, Battowia .
Il fait beau mais la houle s’est accentuée quand nous arrivons sur l’Iles Nous mouillons mais nous ne pouvons pas nous mettre à l’eau.
Nous y allons en annexe mais les vagues déferlent sur le reef et les secs.
Jean Louis tente quand même d’y aller mais il abandonne très vite car l’eau est troublée par la houle et le ressac est trop fort sur le reef.
Nous essaierons d’y revenir en remontant dans une dizaine de jours si les vents nous sont plus favorables !
Nous retournons sur Frenchy Bay, la nav est agréable, le vent est avec nous.
La ligne siffle, un petit Barracuda.
Le Diner est quand même assuré !
Lundi 5 Janvier : Les Tobago Cays.
Départ 8H30 pour les Tobago Cays à 20 Miles de là.
Nous arrivons vers midi en vue des cinq ilots des Grenadines plantés dans une eau bleue et cristalline.
Nous pénétrons dans l’archipel par la passe Nord entre Petit Bateau et Petit Rameau.
Il fait beau, les plages de sable sont superbes et nous mouillons au sud-est de Baradal juste devant le reef dans quelques mètres d’eau turquoise sur un fond de sable blanc.
Il y a pas mal de bateaux mais nous les oublions un peu car nous n’avons personne devant nous, si ce n’est le reef et au loin l’île de Petit Tabac.
Ca nous change de la dernière fois, avec le soleil et moins de vent, tout est plus beau.
C’est assez paradisiaque !
Nous pouvons nous baigner aujourd’hui, même s’il ya encore un peu de vent. Décembre, janvier et février sont les mois les plus ventés, nous le savions, mais nous n’avions pas réalisé qu’il serait si difficile de trouver des mouillages abrités.
Nous restons deux jours dans l’archipel
Snorkling au programme dans la réserve de Baradal avec les tortues, les raies et quelques gros poissons dont un gros Barracuda qui passera tout prés d’Antoine…
Sur le reef et les nombreuses patates de corail, c’est encore apnées et ballades en scooter sous marin dans les bans de chirurgiens bleus.
De beaux bateaux sillonnent les Grenadines comme le Star Clipper, un cinq mats, que nous irons voir d’un coup d’annexe, ainsi que de magnifiques monocoques très racés.
Nous grimpons (en tongues) sur Jamesby entre les épineux et les cactus. C’est l’île la plus élevée des cinq et d’en haut nous une vue superbe sur tout l’archipel.
Jean Louis a ramassé quelques lambis (pas de scrupules, ça pullulait !)
Je les fais macérer 1H dans du citron, cuire1/4h au court bouillon puis grillés avec du riz épicé.
Antoine a beaucoup aimé, pourtant quand il a vu la préparation des bêtes, il n’était pas convaincu !
Aussi pour les diners pendant quelques jours, lambis au menu, accommodés chaque fois différemment : grillés, en salade, en risotto...
Toujours aussi délicieux quelque soit sa préparation d’un avis général à bord !
Elle est pas belle le vie !
Un petit clin d’œil à vous tous qui affrontaient en ce moment les températures négatives !!!
Mercredi 7 janvier : Tobago cays ,Union.
Après une dernière baignade, nous quittons les Tobago Cays en fin de matinée pour, Union.
Nous faisons quelques courses dans le village.
Les marchands de fruits sont toujours là et les prix sont toujours exorbitants.
Nous voulions diner aux Lambis Bar où se produit tous les soirs un orchestre de Steelband.
Mais une fois de plus, le restau est désert.
Dans les autres restaurants quelques tables sont occupés mais il ya très peu de touristes !
Pas très gai tout ça !
Nous préférons retourner à bord déguster nos lambis sur une bonne musique.
Jeudi 8 Janvier : Mayreau.
Nous partons ce matin pour Canouan, mais en traversant le canal, au Nord de Mayreau, nous nous rendons compte que la houle s’est levée.
Le mouillage au vent de Canouan est peu abrité et avec cette mer, il risque fort d’être agité et galère.
Nous faisons demi-tour et fréférons revenir sur l’île de Mayreau, plus protégée par l’archipel des Tobago.
L’Anse de Windward Bay était plus calme quand nous sommes passés ce matin.
Nous entrons dans la baie par le chenal du Snake, qui serpente réellement le fond entre les cays.
Il porte bien sont nom !
Un peu impressionnant mais sans danger si l’on suit méticuleusement les indications sur la carte et si l’on observe bien les fonds qui sont très clairs ici.
La plage est magnifique mais peu accessible car des rochers longent le bord.
Une fois rentré dans la baie, nous mouillons dans une eau superbement bleue par quelques mètres de fond.
Nous partons pour la nuit mouiller un peu plus loin sur toujours sur Mayreau à Saltwhistle Bay une petite baie très abritée.
Nous sommes nombreux, mais le mouillage reste sympa.
La très belle plage, sous le vent, est séparée de celle, au vent, par une mince bande de terre.
Sur cet isthme, une belle cocoteraie dissimule un restaurant et quelques bungalows.
Vendredi 9 janvier : Mayreau, Frenchy bay, Bequia.
Nous partons de bonne heure car nous avons du chemin à faire et la mer est agitée.
Le vent est fort et trop nord-est, nous faisons beaucoup de pré et nous devons même tirer plusieurs bords.
Nous nous faisons beaucoup secouer. Nous en avons un peu marre !
En arrivant sur les iles près de Béquia, nous sommes récompensés de nos souffrances car la houle est faible et les garçons peuvent chasser sur le reef.
Nous mettons l’annexe à l’eau mais je reste en sécurité dessus.
Il fait très beau.
Quelques vagues viennent quand même nous surprendre en fin de chasse !
Et nous nous prenons deux, trois rouleaux, les garçons en apnée, moi en annexe ! (petit montée d’adrénaline!)
Les garçons ramènent du poisson et quelques langoustes.
La crique est très belle aujourd’hui et nous nous baignons longuement autour du bateau dans cette eau bleu.
Il fait beau, une petite douche sur les jupes du bateau nous fait du bien avant de repartir.
Nous mouillons à Frenchy bay vers 17h30.
Caîpie et repos bien mérité après cette nav fatigante.
Langouste à la plancha au menu de ce soir !
Samedi 10 Janvier : Bequia.
Nous partons tranquillement de Frenchy Bay pour Bequai où nous avons décidé de passer une journée tranquille.
Nous mouillons à Lover Bay prés des belles plages.
Après les formalités obligatoires de sortie et quelques courses, farniente, ballade sur la plage, baignade, lecture occupent notre journée.
Langouste au court bouillon et à la mayonnaise ce soir !
La météo annonce un mauvais coup de vent pour le 13 et la mer forcit ces jours ci.
Nous voulons éviter de nous trouver dans le canal entre la Martinique et Ste Lucie ce jour là et organisons notre remontée pour une arrivée en Martinique le 12 dans l’après midi
Dimanche 11 janvier : Les Deux Pitons.
Nous partons dès 6H30 car nous avons 65 miles à faire.
La mer est forte et nous avons rapidement beaucoup de vent, 18N puis 25nds avec de fortes rafales.
Les canaux sont très agités, le vent est mal orienté, nous sommes au pré et nous nous faisons secouer.
Nous dérivons et devons tirer des bords, nous mettons beaucoup plus de temps que prévu et nous n’arriverons pas assez tôt à Marigot Bay.
Aussi nous piquons sur les Deux Pitons au Sud de Ste Lucie pour passer la nuit.
Nous en avons tous un peu marre ce soir mais le mouillage est très sympa, nous sommes en sécurité sur la bouée et nous avons droit à un superbe coucher de soleil..
Pattes aux langoustes pour finir ce soir nos plus petites langoustes.
Diner bien apprécié après 11h de nav
Lundi 12 janvier : De Sainte Lucie à Sainte Anne.
Nous repartons ce matin des Deux Pitons vers 7H 30pour notre dernière étape, la Martinique.
La mer calme au départ, s’agite rapidement aux approches de Marigot. Nous ne sommes plus à l’ abri de l’ile et le canal se fait ressentir : 20Nds de vent avec de fortes rafales.
Il fait beau mais nous avons des vagues de plus de 2m50.
Les dauphins viennent jouer plusieurs fois avec les étraves du bateau, sautent en vrilles au sommet des vagues les plus fortes qu’ils semblent préférer.
Dans le canal une baleine apparemment en sommeil flotte.
Seul son souffle se distingue et nous signale sa présence avant de découvrir son large dos sombre.
Heureusement, elle trace dans la même direction que nous.
Nous arrivons au Diamant vers 14h mais nous sommes obligés de tirer _ 8bords pour rejoindre Ste Anne car le vent est trop est et nous avons encore beaucoup de vent et quelques rafales.
Même à l’abri de l’ile de la Martinique, la mer est encore très agitée même a l’abri de l’île et nous avons les vagues de face.
Nous avons abandonné l’idée de pousser jusqu’aux Anses d’Arlet car le retour demain serait trop difficile avec le mauvais temps.
Nous mouillons à 16h à Ste Anne où nous retrouvons Keravel et Astérie.
Nous sommes un peu cassés par cette nav de plus de 8h et une nuit au calme est la bienvenue !
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Mardi, Mercredi 13 et 14 Janvier : Sainte Anne.
La météo prévoit « Temps frais » pour ces deux jours avec des rafales à 30 Nds mais le soleil est là.
Nous passons deux jours à Ste Anne, marché, internet, réparation du guindeau, dîner avec les amis et Antoine.
Arc en ciel sur Ste Anne
Mercredi :
Nous partons marcher vers la plage de Saline.
Un chemin pédestre longe le littoral, la mangrove, puis quelques
criques et leurs belles plages de sable avant d’atteindre celle de Saline.
Nous avions l’intention de pousser un peu plus loin mais les 7kms ont raison de nos pauvres pieds… les ampoules sont là !
C’est dur de renfermer nos pieds habitués aux tongues depuis plus de deux mois !
Nous optons à l’unanimité pour un plat d’accras, de boudin antillais et une bière dans un des nombreux lolos qui se succèdent sur la plage très fréquentée de Saline. Nous n’allons pas plus loin !
Après la baignade nous repartons par la route car la distance est plus courte 3,5km seulement.
A tout hasard je lève mon pouce pour faire du stop et un jeune martiniquais s’arrête.
«Je ne prends personne d’habitude mais là, j’ai senti de bonnes vibrations en vous voyant ! » nous dit il.
Musique à fond, «carreaux » ouverts, pied au plancher, nous rejoignons St Anne en moins de cinq minutes !!!
On a un peu de mal à le comprendre, il parle à moitié créole et je ne sais pas ce qu’il a fumé ou bu mais son degré d’excitation est assez élevé !!
Mais très sympa !
Dans l’après midi nous partons mouiller au Marin et retrouvons Grikipac, un bat-ami du Brésil, de très bons pots, que nous n’avons pas vu depuis mai 2007 (Salvador) !
Nous avons plein de choses à nous raconter avec Jean Louis et Ingrid et nous partageons l’apéro avec leurs amis qui dinent ce soir là à bord.
Pour nous côte de bœuf au programme avec Antoine et Thomas (leur fils de 18 ans).
Les garçons qui étaient partis prendre un pot, entre jeunes, nous rejoignent au restau, le Ti Toques, adresse conseillée par Jean Louis (Grikipac), fin connaisseur des bons coins !
Super diner, super soirée avec Antoine et Thomas !
Comme ils veulent se prendre tous les deux un dernier verre, nous retournons Jean Louis et moi sur Grikipac au ponton pour les attendre.
C’est la seule solution car nous n’avons qu’une annexe pour rentrer !
Jean Louis, Ingrid et leurs amis en sont au digestif.
Re-Rhum vieux pour finir la soirée sur Grikipac avec les jeunes qui nous rejoignent rapidement car les bars ferment.
Jeudi 15 janvier : Le Marin, Dernier Jour.
Beau temps au Marin.
Hier soir, la soirée s’est prolongée et Jean louis a un peu mal aux cheveux ce matin !
C’est aujourd’hui qu’Antoine prend son avion.
Je n’aime pas ces jours de départ !
Nous allons au marché avec Antoine pour faire quelques derniers achats épices, rhum…Puis il faut refermer la valise !!!
Nous avons loué une voiture au chantier, et c’est en fourgonnette deux places, Antoine assis à l’arrière sur un casier renversé, que nous le conduisons à l’aéroport.
Les vacances sont finies pour lui. Elles ont vite passé !
Je pense qu’il gardera un bon souvenir de ces quinze jours même si la remontée été parfois un peu fatigante les derniers jours de nav.
C’est amusant comme en bateau, ces moments, parfois pénibles, s’effacent rapidement de la mémoire, pour laisser place au souvenir d’un joli du mouillage retrouvé le soir, d’un moment fort comme le ballet des dauphins, la baleine ou d’un superbe coucher de soleil !!
Antoine repart vers sa vie.
Nous ne le reverrons qu’en juin, mais je ne veux pas être triste car c’est pour de nouveaux projets.
Dimanche il reprendra l’avion pour une nouvelle aventure, cinq mois en semestre universitaire à Leeds et je le sais heureux de partir en Angleterre.
Le bateau est un peu vide ce soir mais c’est la vie !
La Martinique Dec 2008
LA MARTINIQUE du 16 au 27 Décembre.
Nous restons ces quinze jours entre la baie de St Anne et le Port de plaisance du Marin.
Le village de St Anne s’anime tous les matins avec son marché aux fruits et aux épices, très sympathique et coloré bien que très touristique.
Les martiniquaises en costumes ventent leurs étalages et font gouter leurs rhums arrangés.
Le tutoiement et le créole sont de rigueur et le marché est très animé !
Nous sommes surpris par contre, par le peu d’activité des autres boutiques du village. La saison ne semble pas avoir commencé, et les commerçants parlent de crise, ici aussi, et de restriction des budgets vacances.
Nous retrouvons avec plaisir notre bonne baguette française et notre cher camembert !
Le mouillage est sympa mais les baignades moins engageantes à cause du vent. Il ne pleut pas mais le temps oscille entre nuages et soleil.
Les jours passent vite, Fabrice et François ont loué une voiture et nous partons tous les quatre visiter la côte est, « la côte au vent » de la Martinique.
Nous avions prévu une petite marche sur la Montagne Pelée mais nous abandonnons très vite car il fait froid en altitude !
Il pleut et le paysage est noyé dans un brouillard épais.
Nous ne sommes pas équipés pour ce « grand froid », nous nous « pelons » (facile !).
Ce que nous voyons de la mer sur la côte au vent n’est pas très engageant. L’eau des baies est grise et la cote très ventée.
Nous en convenons qu’il nous faudra vraiment un beau temps établi pour la faire en bateau !
Pour le moment nous optons pour une ballade dans les jardins de Balata et terminons dans un petit lolo local fort sympa.
Lolo en chemin
Noël arrive et vu les coups de vent annoncés nous partons mouiller au Marin
Nous préférons nous rapprocher de la Marina pour profiter aussi des infrastructures, des commerces, des ships et du chantier car nous avons toujours plein de bricolage et de courses à faire: ravitaillement, nappe, outils, pièces… la liste s’allonge tous les jours.
Lundi, le vent souffle fort, les bateaux dérapent et nous préférons mettre une deuxième ancre.
Toute la journée Jean Louis et Christian (d’Astérie) aident les bateaux voisins car leur ancrage ne résiste pas aux coups de vent qui atteignent parfois plus de 30 Nds.
Quelques uns partent à la dérive, d’autres viennent s’empêtrer dans celui de derrière, une annexe se retourne…
Bref, une journée bien occupée !
Malheureusement les problèmes occasionnés sont dus, plus souvent, à l’inconscience ou la négligence des bateaux qu’au coup de vent lui-même. (mouillages trop légers, je m’en foutistes…).
Nous partons une journée en taxi-co visiter Fort de France.
A part le marché (très touristique) et quelques monuments comme la bibliothèque Schoeler.., nous nous retrouvons dans une ville très européanisée avec les mêmes magasins, les mêmes chaines qu’en France.
Des boutiques plus locales ou chinoises se juxtaposent mais sans grand intérêt.
Bref, la Martinique tu en fais vite le tour.
Il nous reste plus qu’à attendre le beau temps pour pouvoir profiter pleinement de ses Anses et de leurs belles plages !
Noël est là, mais nous avons du mal à le réaliser
C’est notre premier Noël sans les enfants et le charme est un peu rompu.
J’ai un peu de mal à concocter un bon petit repas et à donner un air de fête au bateau.
Notre réveillon sera très sympa cependant !
Après un « Happy-Hour » avec Manu, Françoise, Christian et Josiane qui s’étirera tard dans la nuit au bar de la Marina, nous terminerons la soirée avec quelques coupes de champagne sur Astérie et un foi gras en amoureux sur Maroine.
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03 février 2009
Le Marin Janvier
LE MARIN DU 16 AU 23 JANVIER.
Vendredi 23 janvier :
Nous voilà au marin depuis plus d’une semaine.
Les journées passent vite faut dire qu’elles sont bien occupées !!
Maroine est très exigeant !
Grand nettoyage, lessives….et toujours quelques travaux au cas où le capitaine s’ennuierait !
Les haubans ont besoin d’être retendus mais les ridoirs sont bloqués heureusement les copains sont là pour donner un coup main à Jean Louis.
A coup de clé et de dégrippant, ils en viennent à bout.
Il faut vérifier le guindeau qui fait grève parfois, remplacer la fixation de latte de grand voile qui avait cassé a Bequia et qui nous a obligé à garder deux ris pendant la remontée (remarque avec le vent qu’on avait ce n’était pas trop gênant !)…
Hors de prix tous ces pièces, ces petits bouts de plastic ou d’alu !
Jean louis installe des cadres aux miroirs de la salle de bain, assemblage, ponçage, vernis, le résultat est sympa !
Ravitaillement, internet, mise à jour du blog, coups de fils en France…on s’active mais… cool !
Sans oublier, très important, les bons moments et les soirées passées sur Maroine avec nos bat-amis Grikipac, Logozo et Astérie.
Le vent s’est un peu calmé ces jours ci, et c’est quand même plus agréable au mouillage ou en annexe quand la mer est lisse.
Il fait beau avec encore quelques grains, mais ils sont brefs : juste le temps de faire le tour du bateau pour fermer les capots, et il refait soleil !
Un plein d’eau au chantier et un peu de gasoil, nous sommes prêts !
Demain nous partons pour le nord des Antilles.
Nous pensons remonter assez rapidement sur St Martin où nous voulons faire quelques achats pour le bateau.
Nous redescendrons ensuite tranquillement par St Barth, Antigua, La Guadeloupe la Désirade... La la Martinique
Remontée vers St Martin
REMONTEE VERS ST MARTIN.
Du 24 Janvier au 2 Février.
Samedi 24 janvier
Nous quittons ce matin le Marin pour les Anses d’Arlet. Peu de vent.
Nous mouillons à Grande Anse dans une eau très claire.
Le coin est très joli, mais il y a beaucoup de bateaux ! La baie est très fréquentée par les gens de Fort de France et nous sommes le week end !
Dans l’après midi, nous partons faire un peu de snorkling, et je me demande encore, comment Jean Louis a pu faire quatre langoustes vu le nombre de chasseurs, de gens en palme masque tuba et de plongeurs en bouteilles qui étaient dans le coin !
Les fonds ne sont pas extraordinaires, un peu plus jolis sur la Pointe Lézarde
Le bourg est assez pittoresque avec sa plage de sable blanc bordée de cocotiers, son front de mer bien aménagé, ses cases qui donnent directement dans la rue, ses échoppes et ses petits restaurants.
Nous en profitons pour en repérer quelques uns car nous reviendrons surement aux Anses d’Arlet avec nos amis en mars.
Nous partons en fin de matinée pour St Pierre au Nord de la Martinique.
La totalité de la population de cette ville périt en 1902 lors de l’éruption de la Montagne Pelée
C’est de là que partent les voiliers, tôt le matin, pour traverser le canal, rejoindre la Dominique la Guadeloupe.
Nous y croisons d’ailleurs Fabrice et François sur Kéravel qui eux, redescendent de la Guadeloupe
Lundi 26 janvier :
Nous partons au lever du jour, 6H15 de St Pierre.
Le vent faible au départ, monte rapidement autour de 20nds avec de fortes rafales et la mer devient forte.
La nav n’est pas très agréable dans le canal (comme Dab !) de la Dominique
Apres une petite accalmie à l’abri de la Dominique
Nous décidons de continuer sur les Saintes, à ce rythme là, si le vent tient toujours, nous devrions y être avant la nuit.
En faisant comme ça, pas besoin de reprendre la mer demain et nous pourrons profiter pleinement de la journée ! (repos bien mérité après cette nav qui durera plus de 11H.)
Le vent reste fort, la mer très agitée et peu confortable mais nous arrivons assez rapidement aux Saintes avec des pointes à plus de 10nds.
Il est 17H30.
Le mouillage de Petite Anse devant le pain de sucre et celui de l’île Cabrit, sont agités mais surtout très encombrés. Nous rejoignons l’Anse du Bourg de Terre Haute et mouillons devant le village.
Les places sont comptées ici aussi. Il ya beaucoup de monde, beaucoup de vent, et les bateaux évitent, en permanence car il ya de fortes rafales de vent, et dans tous les sens.
Nous mouillons devant « La Maison Bateau la Maison
Comme la météo annonce un fort vent pour les trois jours à venir et une mauvaise mer avec forte houle, nous avons prévu de rester en Martinique quelques jours, de remonter tranquillement la cote sous le vent de l’île et de ne partir qu’après le 30 pour St Martin.
Mardi 27, Mercredi 28 janvier :
Nous restons deux jours aux Saintes et avons la surprise d’y retrouver Patrick sur Mato accompagné par un couple et leur fille et qui s’avèrent être nos voisins du Pyla !
Nous sympathisons ce qui nous donne l’occasion de nous retrouver sur Mato et Maroine pour deux apéros dînatoires bien animés.
L’Archipel découverte par Christophe Colombe 1493 fut baptisée Los Santos.
La hauteur de ses mornes et son littoral découpé offrent de jolis points de vue et des criques abritées avec des plages souvent de sable noir ou de cailloux.
Les guides comparent sa jolie rade et ses mornes, en raccourci, à la baie de Rio de Janeiro et à son pain de sucre !
L’archipel des Saintes est joli mais très touristique.
Beaucoup de plaisanciers viennent aux Saintes, beaucoup de bateaux de voyage comme de location.
Des navettes déchargent plusieurs fois par jour les touristes en masse qui envahissent le temps de leur escale les magasins et les restaurants.
La pêche est leur activité principale avec le tourisme et de jolies barques de pêches, les fameux canots « Saintoises » sont ancrés près de la plage.
Côté histoire, les Saintes connurent entre autres, le plus grand affrontement naval entre l’Angleterre et la France la Caraïbe. Les
Les français qui voulaient faire des Saintes un bastion imprenable avait construit le fort Napoléon sur le morne principal des Saintes qui domine la magnifique baie de Terres- de-Haut.
C’est l’occasion, au cours d’une ballade à pieds, de visiter ce fort restauré et transformé en musé retraçant l’histoire des Saintes et l’essentiel de cette bataille navale.
Les iguanes sont encore présents sur l’ile car très protégés.
Jeudi 29, vendredi 30, samedi 31 janvier :
Mato et Maroine quittent les Saintes dés 9h30 mais nos routes bifurquent.
Patrick descend sur la Dominique la Guadeloupe.
La mer est agitée à la sortie des Saintes mais se calme à l’abri de l’île.
Nous sommes à bâbord amure, nous avons pourtant 20/25nds de vent, hors grains, et la nav est agréable.
Les vagues sont plus sympas et c’est un plaisir de naviguer comme ça !
Rien à voir avec la remontée de la Dominique
Nous avançons pourtant à 7/8nds en moyenne.
Nous arrivons vers 15h dans l’Anse Deshaies.
Ce mouillage est un point de rassemblement de tous les bateaux croisant sur l’axe Nord-Sud des Antilles car il est très abrité.
Le village est sans grand intérêt. Des petits restaurants se sont installés sur la plage autour du clocher et un petit abri pour les pécheurs locaux a été aménagé.
Mais le vent est tombé et nous apprécions ce mouillage tranquille.
Un peu de sorkling et de chasse sur les pointes rocheuses de la baie et Jean louis remonte une mini langouste, un calamar, quelques petits poissons un jaune, des rouges et un petit tazar- maquereau.
Les fonds ne sont pas très poissonneux ici aussi.
Nous apprécions cette «Parillas » de poisson à la plancha et cette douce soirée sans vent !
Nous avions prévu de prendre la mer le samedi 31 pour rejoindre St Martin .Nous avons 140 miles
La météo prévoit peu de vent, 8à 10nds, pour samedi mais encore une forte houle.
Celle-ci devrait baisser dimanche 1° et le vent devrait lui, forcir un peu plus, autour de 15 à 25 nds.
Nous ne sommes pas pressés et nous préférons attendre un jour de plus pour partir.
Je pense que nous avons bien fait d’attendre puisque nous avons d’excellentes conditions pour cette nav :15 à18 nds de vent de travers sur une mer très peu formée.
Le bateau file entre 7et 8nds avec un ris dans la grand voile et un petit bout de Génois.
Nous sommes même obligés de le ralentir et nous continuons sous Grand Voile seule afin de ne pas arriver trop tôt à St martin.
Nous ne pensions pas aller si vite mais la nav est très différente ici de celle dans les canaux et avec cette mer assez calme le bateau marche très fort.
Ca fait râler d’être obligé de ralentir Maroine alors qu’il marche si bien dans de telles conditions, mais arriver dans la nuit à St martin ne nous apporterait rien.
Nous referons faire une nav tranquille.
Le jour se lève, 6h du matin, nous mouillons prés de la Marina
Une petite info:cliquer sur les photos pour les agrandir sur votre écran!
02 mars 2009
St Martin, St Barth,L'isle Fourchue
St MARTIN, L’île FOURCHUE, St BARTH.
du 2 Février au 17 Février
Nous voilà à St Martin depuis plus d’une semaine.
Nous sommes mouillés dans la baie, juste devant la petite ville de Marigot dont le petit marché s’anime bruyamment tous les matins sous nos yeux.
Sur l’esplanade qui borde les quais, les camelots installent pour la journée leurs stands de bijoux, de paréos, de chemises à fleurs et autre objets souvenirs de plus ou moins bon gout comme dans tous les marchés touristiques…
Une certaine effervescence envahit le marché quand les touristes des Ferry de Philipsburg débarquent de leurs bus !
Un peu plus loin, sous des rotondes en bois se tient le marché aux fruits et légumes et, deux fois par semaine, le marché aux poissons où nous trouverons notre langouste pour la St valentin.
Pour la première fois, nous voyons des lambis sur les étales d’un poissonnier qui nous explique gentiment comment les nettoyer et les cuisiner.
Jean Louis devient expert dans la préparation de la bête et moi, je me lance dans la conserve pour les faire gouter à nos amis qui nous rejoignent en mars.
Le long des quelques rues très animées de la ville, il ya pléthore de magasins et les restaurants prolifèrent. On trouve à Marigot aussi bien un marché et ses vêtements colorés pour touristes en mal d’exotisme que des boutiques de luxe et de grandes marques pour touristes beaucoup plus aisés !
St Martin est divisée en deux : la partie française et la partie hollandaise avec au centre le Lagon, Simpson Bay.
Les bateaux y accèdent par un petit chenal en franchissant le pont-levant routier qui s’ouvre se lève deux fois par jour.
Nous l’emprunterons plusieurs fois pour faire nos emplettes mais en annexe.
Là, pas besoin d’attendre l’ouverture, nous passons dessous.
Côté français, la petite marina de Port la Royale située au cœur de la ville de Marigot est bordée de restaurants et de commerces.
Les terrasses des restaurants donnent directement sur le quai où sont amarrés les bateaux, l’endroit est agréable, animé et nous nous y dinerons plusieurs fois entre amis ou en amoureux.
Le côté hollandais, s’est beaucoup développé et s’est orienté vers la plaisance de luxe. De grands complexes hôteliers et résidentiels grand luxe bordent Le Lagon, ainsi qu’une immense Marina où sont amarrés des unités superbes aussi bien des yachts à moteurs que des voiliers.
Notre objectif en venant ici était surtout d’acheter un certain nombre de pièces détachées et de matériel nécessaires au bateau vu les prix détaxés pratiqués à St Martin.
Nous arpentons dès les premiers jours les immenses shipchandlers à l’offre impressionnante, surtout coté hollandais où nous nous rendons en annexe.
Un feu à led pour le mat, deux panneaux solaires, un moteur 2CV de secours pour l’annexe, des pièces, des filtres, des sièges réglables etc.
Les jours se suivent et les factures chez les ships s’accumulent !
La carte bancaire se tord de douleur !
Après, il faut installer tout ça !
Mais mon bricoleur de capitaine est là !
Et il n’a pas le temps de s’ennuyer !
Les journées sont bien occupées et s’articulent comme dab, autour du bateau, bricolage, réparations, couture, grand nettoyage, ravitaillement et surtout, installations des nouveaux panneaux et du feu.
Pas facile d’aller souder les connexions du feu de route en haut du mat ! Surtout quand le vent empêche le fer à souder de chauffer.
Pas facile de passer les câbles électriques des panneaux solaires du toit du roof jusqu’aux batteries, qui elles, sont sous le lit de la cabine arrière ! Surtout sans que ça se voit !
Il a fallu trouver des passages pour les câbles, un peu galère, mais on y est arrivé : pas un fil apparent. (Condition imposée au capitaine avant l’achat des panneaux !)
On est d’autant plus contents que nous avons maintenant beaucoup plus d’autonomie et que c’est bien agréable de ne pas avoir à faire tourner le groupe pour faire de l’électricité.
Nous passons aussi de bons moments avec des bat-amis.
Nous avons retrouvé Roger et Jonathan sur Kerzo.
Au cours d’une soirée dans un resto de Port Royale, Roger nous présente son fils ainé Morgan et son amie Cheryl dont il nous avait tant parlé à Trinidad et qu’il vient de rejoindre à Antigua.
Morgan est skipper sur Kanaloa, un catamaran Gunboat 66 (22m), fabuleux yacht que nous avons eu le plaisir de visiter.
Merci à Morgan et Cheryl pour leur accueil et leur gentillesse.
Nous sommes contents d’être là car c’est l’occasion aussi de revoir St Martin où nous étions venus il ya plus de dix ans avec les enfants.
A part la nouvelle Marina Fort Louis, construite depuis au pied du fort, rien n’a changé et c’est avec plaisir que nous retrouvons tous ces endroits connus avec nos amis Sylvie et Jean Hervé installé à l’époque dans l’ile.
Lundi 9 février
Nous avons le plaisir de voir arriver ce matin nos amis Christian et Josiane qui devaient nous rejoindre pour quelques jours à St martin.
C’est l’occasion pour Josiane et moi de partir faire un peu de shopping et de laisser nos capitaines à leur plaisir, fouiller dans les ships et terminer leurs derniers achats consciencieusement listés sur leur bloc depuis plusieurs semaines.
Les garçons d’un côté, les filles de l’autre et tout le monde revient au bateau, ravi de son après midi.
Cette fois, les filles ont été moins dépensières que les garçons !
Nos amis partent pour le Venezuela, nous pour St Barth et nous nous retrouvons avec plaisir sur Astérie pour partager un dernier diner.
Christian excellent cuisinier, nous confectionne à cette occasion un succulent plat Thaïlandais à base de riz, de filet mignon et de green curry dont il m’a donné la recette : Il va falloir que je m’y mette.
Dernier marché de fruits et légumes. Dernier ravitaillement chez Match, pastis et alcools détaxés oblige…
Nous attendons depuis quelques jours la bonne fenêtre météo et elle pointe son nez pour le 15.Nous sommes prêts, il nous tarde de repartir maintenant.
Dimanche 15 février
Le vent que nous avions depuis plusieurs jours s’est un peu calmé.
Nous levons l’ancre et quittons Marigot, après un dernier au revoir à Astérie que nous retrouverons en Octobre au Venezuela pour une nouvelle saison.
Nous partons vers l’est et longeons la cote pour revoir la baie de Grand Case où nous avions loué un appartement pendant notre séjour avec les enfants.
Nous avons prévu de faire halte à l’île Fourchue.
C’est un petit mouillage fort sympa, au décor très minéral.
L’ile est un gros caillou sans végétation, mais nous y retrouvons le plaisir de la baignade et du snorkling.
C’est une réserve et les fonds sont assez jolis, à la pointe de l’ile et sur le sec, tous les deux sur 6/7m de profondeur.
Le reste est assez pauvre en végétation et en poissons à l’exception de quelques gros barracudas quasi immobiles qui nous observent de leur œil fixe, la gueule ouverte laissant bien voir leurs dents impressionnantes.
Nous apprécions ce mouillage tranquille mais devons repartir mardi matin car le vent a repris et nous voulons passer la journée à St Barth.
Nous mouillons dans la rade de Gustavia en fin de matinée.
Autour du port les petites maisons au toit rouge s’alignent le long de quelques rues rectilignes parsemées de boutiques de luxe et de jolis magasins de mode très pointue.
La ville est tout petite mais agréable, colorée et très animée et nous y passons l’après midi à déambuler dans les rues ainsi que sur le port où de superbes unités sont à quai.
Après un ti punch pris au « Select », bar réputé pour être lerendez vous de plaisanciers, nous terminons la soirée dans un petit resto sur les quais du port.
Nous avons bien aimé Gustavia pour son charme et son ambiance.
C’est amusant de se retrouver ici dix ans après !
Nous avions loué un voilier avec nos amis et nous étions venus depuis St Martin pour le weekend.
Aujourd’hui c’est avec notre propre bateau que nous y revenons.
Rien n’a vraiment changé ! Si, nous, un petit peu …
Antigua
ANTIGUA du 18 AU 26 FEVRIER
Le mouillage de St Barth a été agité toute la nuit et nous partons pour Antigua dès lendemain matin au lever du jour.
Nous avons 80 miles à faire. La mer est agitée puis forte, les vagues sont cassantes, la houle s’installe, le vent pointe à plus de 20 nds et nous avançons rapidement mais au pré ce qui n’est, toujours pas, une nav confortable !
Nous arrivons à Antigua dans l’après midi devant l’immense baie de Jolly Harbour où nous avions prévu de stopper, mais la cote et cette immense complexe lacustre avec sa marina ne nous emballe pas.
La baie pourrait être jolie avec ses couleurs turquoises sur les zones peu profondes mais l’eau est très laiteuse et opaque.
Il est encore tôt, nous préférons continuer et descendre jusqu’à Carlisle, une petite crique bien protégée de la houle.
Nous mouillons devant la plage et son hôtel avec trois autres bateaux.
L’ile est très touristique et toutes les plages de la côte sont occupées par des hôtels souvent assez haut de gamme.
Mais les constructions sont partout comme ici, un peu froides, dans les tons de gris et de blanc et un peu austères.
Nous restons une journée de plus, la houle rentre un peu dans la baie.
Nous continuerons demain jusqu'à English Harbour pour faire nos papiers et nous mettre à l’abri car la mer doit se lever d’ici 48H
La météo annonce du vent fort et une forte houle pour les jours à venir.
J’ai bien peur que nous soyons bloqués quelques temps à English Harbour et que nous soyons obligés d’attendre une météo meilleure pour nous rendre sur les iles de la côte au vent.
Vendredi 20 février
Nous quittons ce matin Carlisle pour English Harbour.
Le vent a soufflé cette nuit et nous avons eu quelques fortes rafales.
Nous avons beaucoup bougé ce qui déclenchait l’alarme du mouillage et
Jean louis a du se lever plusieurs fois pour voir si l’ancre ne dérapait pas.
Ca a quand même sacrement tirer car en remontant l’ancre nous avons constaté qu’elle était tordue et que le crochet de la pate d’oie était bloqué.
La matinée commençait bien.
Quand nous sommes sortis de la baie nous avons trouvé une mer démontée avec des vagues de 4m et plus.
Impressionnant quand le bateau monte au sommet de la vague et plonge dans le creux !
Heureusement qu’elles ne déferlaient pas !
De vraies montagnes russes !!
Bref, nous n’avions que quelques miles à faire, juste une petit heure pour rejoindre English Harbour, et nous avons mis plus de deux heures. Nous avons fait deux fois plus de distance, dans cette mer de énorme, car nous avions le vent (et les vagues) de face et nous avons du tirer plusieurs bords !
Arrivés dans la baie d’English Harbour, nous avons du mal à trouver une place car beaucoup de bateaux sont venus se mettre à l’abri comme nous.
Au moment de mouiller, nouvelle galère, notre ancre tordue refuse d’accrocher et le fond en corail mort ne convient pas non plus à l’ ancre légère qui refuse à son tour de faire son boulot.
Le vent souffle fort en rafale et Jean Louis doit démonter le mouillage et remplacer l’ancre par celle de secours pendant que je maintiens le bateau avec les moteurs sous les rafales dans l’espace un peu trop restreint, à mon gout, que nous avons trouvé entre les autres bateaux.
Ca y est ! 13h, nous avons réussi à mouiller !
Voilà et bien on va rester là au moins jusqu'à mardi en attendant que ça passe !
Les bateaux bougent beaucoup et tournent sous l’effet des rafales et nous devons rester vigilants au cas où l’un de nous déraperait.
Nous sommes installés devant la petite plage avec son complexe hôtelier. Quelques belles résidences se distinguent à flan de colline.
La baie est jolie et cet abri naturel dont l’entrée est protégée par ses murailles rocheuses est devenu avec son fort et ses remparts un lieu très touristique.
A 15h nous nous rendons au Nelson Dockyard pour y faire notre entrée.
Nous nous adressons au bureau du port qui nous renvoie à l’immigration ? Qui nous renvoi à la douane !
Là, nous remplissons un formulaire carboné, en six exemplaires, qui ne sont plus lisibles à partir du troisième feuillet, puis, direction immigration.
Nous remplissons, chacun cette fois, un nouveau formulaire en trois exemplaires, puis, retour à la douane.
Quelques coups de tampon et le douanier me remet le dernier feuillet (totalement illisible), puis, de nouveau l’immigration.
Re-coups de tampon et direction, bureau du port, pour payer.
Heureusement, tous ces bureaux sont dans le même hall, mais quand même… et dire qu’il nous faut revenir dans quelques jours pour faire notre sortie !
English Harbour est réputé car c’était le repère de l’Amiral Nelson qui y fit construire le port et son arsenal.
Il venait y cacher sa flotte, car ses galions engagés dans la baie n’étaient pas visibles du large.
Le fort, l’arsenal, les bâtiments des officiers, le chemin de halage…ont été restaurés et le lieu transformé en centre nautique.
On peut voir aujourd’hui sur les quais du Nelson’s Dockyard de belles unités de voile de plaisance et de course.
Une après midi nous sommes allés nous promener jusqu’à la baie voisine Falmouth Harbour.
Un isthme étroit la sépare d’English Harbour que l’on peut rejoindre à pieds en quelques minutes.
Une immense marina accueille sur ces pontons de très grosses unités, de très beaux Yachts à moteur et à voile comme le « Faucon Maltais ».
Les photos se passent de commentaires
Nous restons donc quatre jours en stand-by à English Harbour le temps que les conditions météo s’améliorent.
Le vent doit commencer à faiblir lundi mais la houle mettra quelques jours de plus à diminuer.
Cet après midi, nous retournons au Dockyard pour nos papiers de sortie !
Le Bureau du port où l’on nous déleste à nouveau de quelques dollars, puis la douane ou nous devons remplir à nouveau le même formulaire en six exemplaires !
Direction l’immigration où le fonctionnaire quitte, un instant sa télé, pour tamponner nos passeports, puis retour à la douane.
Nous retrouvons le douanier et son poste de radio qui me fait remarquer que j’ai mis, La Martinique, comme destination alors qu’en arrivant j’avais mis Guadeloupe !
Et alors on peut changer d’avis non !
Le capitaine ronge son frein, mais il tient le coup, ne pas montrer son agacement.
Il nous demande de faire modifier le premier document auprès du bureau du port !
Mais la préposée qui était en train de quitter son bureau, lui répondit, dans un anglais dont je n’ai pas saisi toutes les subtilités, mais dont j’ai bien compris le sens :qu’elle s’occuperai de çà, plus tard…
Dépité le douanier me remet notre document de sortie, sans autre commentaire.
Ce qui nous énerve dans toute cette paperasserie aussi absurde qu’inutile, c’est le comportement des fonctionnaires.
L’amabilité est mot qui ne doit pas exister dans leur administration, quand au sourire on l’attend toujours !
Mardi 24 fevrier
Nous avons décidé de partir ce matin pour Green Island sur la côte au vent d’Antigua et d’y attendre jeudi pour descendre sur la Guadeloupe car les conditions devraient être meilleures à partir de là : le vent passerait plus nord-est et surtout la houle se serait un peu calmée.
Green Island est une ile sur la Cote Est, réputée pour être un des deux plus beaux spots sauvages d’Antigua.
Les mouillages sont possibles pour quelques bateaux seulement dans deux petites criques assez bien protégées de la houle par une grande barrière de corail.
Nous y arrivons en fin de matinée et nous pénétrons dans Nonsuch Bay par le chenal sud, chahuté par quelques déferlantes sur tribord à l’approche des hauts fonds.
Quelques voiliers sont ancrés dans la première crique, mais surtout quelle déception : des charters ont débarqué leur lot de touristes sur la petite plage et l’eau est toujours laiteuse...
Nous choisissons, des criques, celle qui nous semble la plus sauvage mais devons supporter la musique et le barbecue organisé à bord pour une cinquantaine de personnes.
Le charter, presque échoué, squatte presque toute la petite plage,mais il repart dans l’après midi et nous pouvons alors profiter de la crique redevenue sauvage.
Mais nous abandonnons très vite le snorkling car il n’y a aucune visibilité, l’eau est très trouble et les fonds de corail mort sont inintéressants.
La plage de loin est très jolie, mais de près, nous sommes déçus : les barbecue- party ont laissé des traces, la baignade n’est pas très agréable dans cette eau opaque où nous ne voyons même pas nos pieds.
Nous préférons retourner sur Maroine et savourer le paysage devant une bonne bière.
De toute façon ça va bientôt être l’heure du coucher de soleil et du Ti Punch qui va avec !
Les GREEMENTS de FALMOUTH BAY











































































































































































































