07 novembre 2009
Les Testigos
LES ILES TESTIGOS
Vendredi 30 octobre:
16Heures,nous levons l’ancre car nous voulons quitter Trinidad avant la nuit.
Sandy 2 nous accompagne.
Dès la sortie des Bouches du Diable, nous prenons un bon vent entre 15 et20 nds : Maroine et Sandy 2 trouvent leur rythme.
Pour des raisons de sécurité nous avons évité volontairement la zone de la Péninsule de Paria et prenons la direction de Grenade.
Ce n’est qu’une fois arrivés à la latitude des Testigos, bien au dessus de la plateforme pétrolière « Ibiscus » que nous virons franchement à l’ouest.
Nave tranquille sous une belle lune une bonne partie de la nuit.
Un peu d'anxiété quand même, mais pas de mauvaises rencontres.
Nous avons caché les ordis, les appareils photos, l’argent...
Le bruit du moteur hors-bord d'une lancha sans lumière (embarcation rapide) nous inquiète un peu vers 5H du matin mais elle s’éloigne quelques temps après.
Le vent tombe petit à petit au lever du jour et nous finissons les deux dernières heures au moteur.
Nous en profitons pour mettre les traines à l’eau et rapidement les cannes sifflent : Deux beaux thons,5 et7kg!!
Ca y est c'est reparti les carpaccios, les rillettes, la plancha…
Nous donnons quelques filets en arrivant car nous ne pourrons pas tout manger!
Ici les coins sont réputés pour les langoustes, il nous faut garder de la place !
Nous mouillons samedi 30 octobre à midi devant l’ile principale « Testigos Grande ».
Nous faisons connaissance avec plusieurs bateaux qui viennent de passer tout l'été dans les Iles du Vénézuela sans le moindre souci!
Martial et Rose qui étaient aux San Blas ces derniers mois et viennent de faire sur « Maïa » l’équivalent de notre futur circuit, nous donnent pleins de renseignements intéressants, de cartes, de guides…
Ils sont enchantés de leur périple et parle de le refaire!
Pour eux, ya des endroits de la côte où il ne faut pas aller!
C'est tout! Ailleurs pas de problème!
Deuis deux jours nous nous sommes mouillés à l’extrémité de l’ile avec une dizaine de bateaux, devant la jolie plage de sable ou vit « Chonchon ».
Figure emblématique des Testigos, cet ancien pêcheur local âgé de 71 ans aujourd’hui, accueille depuis des années sur son ile les bateaux de passage.
La maison de Chonchon.
Une barrière de corail relie l’ile de Chonchon « Testigo Pequino » à « Testigo Grande » et forme de belles vagues sur lesquelles les garçons irons surfer.
Nous rencontrons ou retrouvons de nouveaux bateaux, tout le monde se connait, ou a un ami commun…
Nous retrouvons Philippe et Eliane sur « Ad hoc » rencontré l’an dernier aux Antilles ainsi que Guillaume et Bénédicte sur « Lou » que l’on a connu à Trinidad.
Nous avons envie de nous poser un peu mais il sera difficile de rester plus de 4 jours même si les gardes-côtes sont tolérants.
Jean louis a repris ses parties de chasses et les langoustes sont de nouveau à la carte!
Les journées sont bien occupées : baignades, balades, body-board, discussions avec « Chonchon »… et les soirées aussi, sur les bateaux des uns et des autres !
La superbe dune de sable de Testigos Grande sera le but d’une belle balade un matin à la fraiche (manière de parler !)entre les cactus et les mancenilliers.
Il n'y a pas grand monde sur l'ile mais les quelques locaux que nous rencontrons sont gentils et très accueillants.
Le chemin n’est pas toujours facile
Une autre balade, cette fois sur « Pequinios Testigos » nous permet de découvrir « El jardin de cactus » comme l’appelle « chonchon » au
coucher du soleil .
Superbes couleurs.
Les « habitants » souvent agressifs !
Les accès ne sont pas faciles, les chemins de chèvres sont étroits et serpentent entre les cactus sauteurs.
On les appelle sauteurs car, à peine on les effleure, que leurs épines se plantent dans nos chaires tendres et n’en ressortent plus car elles sont munies de crochets semblables à des hameçons !
Fou-rires assurés malgré la douleur en les retirant !
Mais la balade en vaut la peine !
La vue sur le mouillage à travers les cactus est magnifique.
Mercredi 4 novembre 7H30
Nous levons l’ancre à destination de Margarita.
Nous quittons difficilement LesTestigos et les bateaux amis.
Abandonner ce site et la convivialité qui y règne n’est pas facile mais nous retrouverons plusieurs d’entre eux dans quelques jours, dans quelques temps à La Blanquilla, aux Rocques, à Bonaire ou aux San BLas…
Peu de vent et vent arrière pendant toute la traversé !
Nous naviguons a vue
Malgré le geenecker,le bateau n’avance pas,
Nous sommes obligés de mettre les moteurs une heure avant d’atteindre Margarita pour arriver avant la nuit. Nous prenons une corifène dans l’après midi.
17 H30 :Après 10 Heures de nav, nous mouillons dans la baie de Polarmar à Margarita où nous retrouvons Torghal .
27 novembre 2009
Deux jours a Margarita
DEUX JOURS A MARGARITA.
Les 5 et 6 novembre 2009
Des Testigos à Polarmar : 50Miles
Quelques mots quand même sur Margarita.
Nous ne voulons pas trainer ici : 48H maximum.
L’insécurité qui règne à Margarita me met mal à l’aise.
Dès que la nuit tombe, nous ne quittons plus le bateau. Il est hors de question de descendre à terre !
Nous dormons tous les hublots fermés à clé pour éviter d’être surpris en dormant et rien ne traine sur le pont.
Le jour, il faut cadenasser l’annexe qu’elle soit aux bossoirs ou à l’eau, même à l’arrière de notre propre bateau.
Nous avons deux objectifs précis pour ces deux jours : faire les formalités d’entrée et faire le plein au super marché car les prix sont très intéressants ici puisque c’est détaxé.
photo232
Dès le lendemain direction le centre ville de Margarita en taxi.
Il nous faut avant tout faire du change et ici c’est le domaine des commerçants Libanais.
Le change officiel est à 2,5 bolivar pour 1€ tandis que chez eux on obtient un taux à 7,2.
En attendant que le commerce du libanais qui nous a été conseillé ouvre sa grille, nous nous promenons dans le centre ville de Margarita.
La place Bolivar et les rues piétonnes s’animent.
Les camelots s’installent et vendent des cigarettes à l’unité, des clés USB des ballons, des CD copiés, des centaines de pinces à cheveux ornées de fleurs en satin multicolores…
Des commerces trés modernes, des surf shop, des magasins de sport, côtoient les magasins souvent un peu kitch, de soutien-gorge, de bric et de broc, d’appareils électroniques, de tissus, de fringues et de chaussures pour toutes les bourses…
Culte de la forte poitrine, sex symbole ici : les mannequins en vitrine arborent fièrement leur plantureuse poitrine.
De nombreux magasins de soutien gorges propose des tailles « graaaandiissmes » et même chez les pâtissiers la poitrine est de bon ton !
Les gens sont aimables et souriants. Certains nous accostent pour du change mais n’insistent pas quand nous refusons.
La police circule en vélo dans les rues, et nous ne sentons aucune insécurité.
Vers dix heures nous rentrons dans le magasin de notre libanais munis de sa carte de visite.
Il nous amène à l’arrière boutique de son magasin, dans un dédale d‘étagères de ventilateurs, de pièces de rechange, de moteurs de frigo…une sorte de quincaillerie d’une autre époque ou le neuf et l’occasion semble se côtoyer.
Nous arrivons devant une première porte métallique renforcée, bardée de verrous et de serrures, qu’il nous ouvre.
Après avoir frappé à une seconde porte, un petit monsieur nous ouvre une sorte de bureau et nous enferme avec lui. Notre libanais disparait par une autre porte blindée et revient quelques minutes après avec des liasses de billets.
Il glisse les liasses dans la machine à compter les billets…frrrrrrt
La scène est mémorable, nous sommes enfermés dans une sorte de grand coffre fort avec les deux types, et les billets défilent sur la machine. On se croirait dans un tripot clandestin !
Sur notre bout de comptoir Jean Louis, Sylvie et moi recomptons nos liasses de billets.
Nous sommes rentrés avec un billet de 500 euros et nous repartons chacun avec de grosses liasses que nous essayons de répartir le plus discrètement possible dans nos poches de pantalon !!!
Le Libanais nous ramène au magasin, nous serre la main, nous glisse quelques cartes de visite à distribuer et retourne à sa caisse pour des affaires plus « officielles ».
C’est tout un réseau, tout un trafic qui se vit dans les arrières boutiques de ces magasins couvertures. Et tout le monde le sait !
Je ne m’attarderai pas sur les démarches nécessaires pour faire notre entrée au Vénézuela. Elles sont toujours aussi lourdes et nous prendront toute l’après midi.
Un personnage, Juan règne sur la pseudo marina de Porlarmar depuis des années : Il est sensé être, l’agent qui simplifie les formalités auprès de là douane et de la police. Je ne suis pas convaincue de sa réelle efficacité à faire avancer les choses plus vite. Ce qui est sur par contre, c’est qu’il se prend une commission de plus en plus élevée chaque année et qu’il est devenu un personnage blasé, acariâtre et franchement désagréable dont je me serais bien passée
Cette longue attente nous a permis au moins de rencontrer plusieurs bateaux qui pour certains, feront dans les mois à venir un bout de chemin avec nous.
Mathieu et Lucille, Albert, Darius et Béata…
Deuxième jour : Expédition Super Market !
Plusieurs fois par semaine, un vieux bus spécialement affrété, amène les gens de bateau comme nous, faire leur plein au super marché.
Nous partons tous pour plusieurs mois, et aux Aves comme aux San Blas, nous ne trouverons aucun commerce si ce n’est à Carthagène mais jamais aux prix pratiqués ici.
Les bateaux font leur plein pour six mois.
Super organisation : Le bus nous dépose au Supermarché.
Nous avons un numéro attitré et le contenu de nos caddys est emballé au fur et à mesure dans des cartons numérotés. Ils nous sont ensuite livrés jusqu’au ponton des annexes.
Beaucoup de monde, pas facile de suivre nos listes, de se repérer dans les rayons, de convertir les prix bolivars…et les queues aux caisses sont impressionnantes!
Mais personne ne semble agacé, les clients patientent, les caissières ne sont pas stressées, cools, elles prennent leur temps avec le sourire, discutent, boivent un verre d’eau. ( Elles se serais fait virer dix fois chez Auchan !)
Nous nous sommes répartis les rôles avec Jean louis . Il fait la queue aux caisses, surveille la mise en cartons pendant que je remplis les charriots.
Hic sur le dernier chariot. Plus assez de sous !
C’est avec le sourire, qu’elle nous laisse choisir les derniers articles jugés indispensables et les encaisse jusqu'à épuisement de nos derniers bolivars.
Faut dire que le premier charriot remplis par Jean louis avec les « liquides »a entamé le porte- feuille un peu plus que prévu !
Les alcools forts, les vins chiliens, les bières sont vendus à Margarita à des prix intéressants !
Mais ne soyez pas inquiets nous ne manquerons quand même de rien !
De retour au ponton de la marina, déchargement du camion !
L’annexe est chargée à bloc !
Le plus dur reste de trouver la bonne place pour tout ça sur le bateau !!!
Dernier achat un peu d’essence pour l’annexe : 20l pour 20 bolos soit 2,8€ si, si tu as bien lu et encore,et le gars a pris sa com car il est à 0.01 bolo le litre à la pompe. Quand tu sais qu’1Bolo=0.14€, ça fait rêver !!
Dernier pot sur Thorgal avec Albert et Mathieu.
Nous ne devrions pas revoir Elke et Georges avant l’an prochain à Cuba peut être!
Nous partons de nuit à 4H du matin, nous avons 80 miles à faire pour rejoindre La Blanquilla et nous voulons arriver avant la nuit.
La Blanquilla
LA BLANQUILLA
Du 7 au 12 novembre.
Nous arrivons à La Blanquilla juste à la nuit mais ce n’est pas un problème car le mouillage est facile.
Quatorze heures que nous sommes partis de Porlarmar avec Ad hoc, et Sandys : 80miles.
La nav a été super agréable, le vent s’est levé avec le jour et n’a pas dépassé 15nds, la mer est restée calme et nous avons pleinement profité de cette sérénité confortablement installés dans nos fauteuils à l’avant du bateau.
Nous mouillons devant Playa Yaque , superbe plage de sable blanc cernée de nombreux récifs ou trônent deux majestueux palmiers.
De nombreux récifs cernent la plage et les caps rocheux nous offrent de superbes terrains de snorkling.
L’eau est très claire, d’un bleu plus profond encore qu’aux Testigos.
Les fonds sont jolis : un paysage de failles, de chemins de sable dessinés entre les patates.
Beaucoup de coraux et de gorgones mais également beaucoup de poissons. Les langoustes ne sont pas au rendez vous par contre si ce n’est des « pequeñas »(He oui je progresse en Espagnol !)
Nous laissons donc les langoustes tranquilles.
Les garçons font de belles pêches, très variées et alimentent « la carte du menus » sur Sandys. (Barracuda, carangues, poissons soldat, Gros yeux et petits mérous etc)
Les journées passent tranquillement entre les chasses pour les garçons le snorkling pour Eliane et moi, les baignades, la découverte de l’ile, le farniente, la préparation des poissons, et les apéros sur les bateaux des uns et des autres.
Le cercle s’agrandit.
Un matin de bonne heure, nous chaussons nos baskets pour une petite « marchette »à la découverte de l’île, qui durera finalement plus de trois heures !
Quand nous retrouverons aux environ de midi nos annexes sur la plage de Playa Yaque, un bain salvateur prolongé sera le bien venu !
L’île de La Blanquilla n’est en fait habitée que par les cactus et une cinquantaine d’ânes sauvages ! 315 310
Les sentiers, quand on les trouve, ne sont plus que les
traces des passages laissés par les ânes.
On s’est un peu paumé faut dire !
Petite halte dans la Baie de l’Américain!
Sous le charme de son arche et de sa plage nous ne résistons pas à l’envie de piquer une tête avant de repartir jusqu’au campement de pêcheurs installé sur une magnifique plage un peu plus au nord!
Des pêcheurs viennent travailler quelques mois sur l’île et vivent sommairement pendant toute la saison sous des cabanes de tôle et de bois.
Une Lancha ramène tous les jours leur pêche sur Margarita.
Les distractions ne sont pas nombreuses même s’ils se sont bricolés un terrain de foot dans la saline et se sont fabriqués avec du corail de pseudo boules de pétanque !
Il ne règne sur l’ile aucune insécurité.
Les pêcheurs sont très sympas. Ils viennent nous voir au bateau pour troquer du poisson.
Ils ne veulent pas d’argent. Nous échangeons des lambis contre une bouteille de vin rouge.
Un paquet de cigarette leur fait plaisir mais ils ne sont ni pesants ni lourds comme les boys-boat des Antilles.
Ils cherchent le contact, plaisantent et rient comme des enfants.
Un soir ils nous font comprendre que c’est l’anniversaire de leur capitaine et qu’ils cherchent quelques bouteilles de vin pour faire la fête. Nous leur offrons une bouteille de rosé. Anniversaire, prétexte ou pas, peu importe mais leurs soirées doivent être longues parfois !
Jeudi 12novembre : Le vent a forci depuis hier. Le mouillage est inconfortable.
Nous sommes assez « bradassés » même sur Maroine.
Pour nous encore sur le catamaran, ça va, mais pour nos amis sur les monocoques c’est un peu plus difficile, surtout la nuit.
Le vent ne nous empêche pas de continuer nos expéditions snorkling et chasse avec Eliane et Philippe.
Mais la météo annonce ce vent jusqu’à dimanche.
Sandys et Ad hoc proposent de profiter du vent et de descendre sur Tortuga où le mouillage serait plus abrité.
Nous n’avions pas prévu au départ cet itinéraire, nous devions rester plus longtemps sur la Blanquilla, partir ensuite directement sur les Roques et zapper La Tortuga.
Nous, nous serions bien rester un peu plus mais il faut savoir faire des concessions…et puis nous allons connaitre une autre ile.













































