06 avril 2009
Les Anses d'Arlet,la Côte au vent avec nos amis
LES ANSES D’ARLET ET LA COTE AU VENT
AVEC NOS AMIS
DU 13 MARS AU 27 MARS.
Nous voilà de retour au Marin.
Grace à la gentillesse d’Eric, agent Nautitech, nous obtenons une place à quai à la Marina.
Cela faisait plus de quatre mois que Maroine n’avait pas vu un quai !
Un quai et tout ce qui va avec : eau douce à volonté, électricité…etc
C’est rapidement l’effervescence à bord, les brosses et les éponges s’activent, grand nettoyage du pont, de la coque, des inox, des moindres recoins même l’annexe y passe.
Maroine dessalé revit, un peu de wax et son gel-coat blanc brille sous le soleil.
Il fait très chaud ! C’est dur la vie de marin !
Nous aussi nous apprécions l’eau douce et les douches sans restriction !
La machine à laver « ronronne » et le linge sèche rapidement sur les écoutes transformées en étendoir à linge !
Avec le vent qui souffle ici, pas besoin de sèche-linge par contre de bonnes pinces à linge s’imposent ! Leur consommation est assez élevée!
Nous prenons quand même un peu de bon temps avec nos amis Jean -louis et Ingrid.
Succulent diner chinois sur Grikipac, apéro sur Maroine, entrecôte au «Ti Toques », échange de livres et de films…
Ingrid, fine cuisinière me donne même quelques recettes locales : gratin de papaye vertes, cristophines gratinées, à faire gouter à mes amis !
Houps !il va falloir que je m’y mette !
Les pleins sont faits les cabines sont prêtes pour accueillir nos amis Hélène, Muriel et Bernard que nous récupérons lundi soir à l’aéroport.
Mardi 17 mars : Plage des Salines.
Un peu de pluie ce matin nous oblige à prendre le petit déjeuner à l’intérieur du bateau, mais ca ne dure pas.
Nous quittons la Marina aussitôt après pour la baie de Saline au sud est des la Martinique.
Petite nav de quelques milles, la mer est calme et c’est une bonne entrée en matière pour nos amis.
Pas de houle cette fois ci, la baie des Salines est superbe et nous ancrons devant la longue plage de sable fin et blond.
L’eau y est turquoise et prend sous le soleil qui est au zénith toutes ses jolies nuances de bleu et de vert que nous lui connaissons bien maintenant.
Nous descendons en annexe, les plus courageux à la nage, et mangeons de délicieux filets de vivaneaux dans un petit lolo sur la plage.
Le temps grisaille dans l’après midi. Comme la météo prévoit un très beau temps pour demain, nous optons pour une nav vers les Anses d’Arlet dès cette après midi, puisque le temps se couvre.
Nous pourrons ainsi profiter pleinement de Grande Anse dès demain.
Nous mouillons à Grande Anse en fin d’après midi, après une nav tranquille mais peu ensoleillée.
Le temps s’est éclairci, ce qui nous permet d’apprécier la traditionnelle caïpi et les crevettes à la plancha pour notre première soirée ensemble.
Mercredi 18 au Samedi 21 : Les Anses d’Arlet.
Nous restons quelques jours à Grande Anse.
Nous nous y plaisons.
Snorkling avec les tortues, natation, farniente, lectures, ballades au village, restau sur la plage…occupent tout simplement nos journées.
Quand je dis natation ce n’est pas une petite « nagette »( comme dirait Hélène !) Muriel doit remuscler son bras après sa fracture et nous l’accompagnons volontiers.
Ca nous motive, et franchement, un peu de sport ça fait de mal a personne et puis… ca aide à éliminer les caïpis !
Ce rythme nous va bien à tous. Il fait beau. Cool !
L’est pas belle la vie !
Anecdote :
Alors que nous prenions un pot dans un bar sur la plage, nous voyons arriver des pécheurs. Ici pas de marché au poisson. Quand les pécheurs reviennent, ils vendent immédiatement leur poisson sur le trottoir.
Si tu veux du poisson faut se trouver la au bon moment, c’est tout !
Nous avions envie de manger du Vivaneau, Jean louis et Bernard partent en quête de poisson et reviennent avec 2 kg de Balaou, après s’être bien fait expliquer comment les préparer.
Pourquoi pas !
Les balaou sont des petits poissons locaux proches du maquereau!
Il faut donc les écailler et les vider.
Jusque là normal !
Mais, car il ya un, mais, les balaou sont dotés de deux rangées vicieuses d’arrêtes sur les flancs qu’il faut méticuleusement enlever pour les rendre mangeables !
L’affaire leur prendra une bonne partie de la matinée !
On ne les y reprendra plus !
Je crois qu’ils ont mérité leur brevet de Poissonnier !
Les balaous marinés, grillés à la plancha et accompagnés ce soir là d’un petit Chardonnay bien frais ont été doublement appréciés !
Nous faisons, jeudi, un petit saut de puce avec Maroine à l’ Anse Dufour et à l’Anse Noire réputée pour son sable noir mais sans grand intérêt pour la baignade et le snorkling.
D’un commun accord nous retournons sur Grande Anse.
Le bourg est joli avec sa plage de sable doré et ses cocotiers.
Son front de mer avec ses cases, ses petits échoppes et ses « ti lolo » sur la plage est assez pittoresque.
Nous ne nous lassons pas d’observer les tortues qui nagent autour du bateau.
La météo prévoit pour la semaine prochaine, du beau temps peu de vent et très peu de houle, des conditions idéales pour aller sur la côte au vent de la Martinique.
Comme l’indique son nom cette côte est très exposée au vent et n’est faisable que par temps calme et clair.
Samedi, Dimanche : STe ANNE.
Nous prenons la mer pour rejoindre St Anne d’où nous comptons partir lundi matin.
Nos amis ont envie de naviguer. Nous contournons largement le Diamant et descendons dans le canal : 15 nœuds de vents, la mer est peu agitée, nous tirons quelques bords Il fait très beau et la nav est agréable.
Initiation de Muriel et Hélène à la barre ! Elles maitrisent !
Nous avons moins de chance avec les cannes que nous trainons toute l’après midi mais rien ne mord ! Nous ne réussirons qu’à chopper une bouée sur le plateau proche du Diamant ! C’est la seule fois que la canne sifflera et nous aurons quelques difficultés pour la récupérer !
Nous profitons de cette halte a St Anne pour faire le marché et quelques appros pour la semaine prochaine.
Une ballade et une baignade à la plage de st Anne, très animée par la jeunesse locale branchée qui s’y retrouve tous les veek end.
Un super plat de langouste le soir chez Paul et Virginie clôturera cette première partie du séjour.
Lundi 23 mars : Le Cul de Sac des Anglais.
Nous quittons ce matin St Anne pour la côte au vent.
Nous contournons la pointe sud de la Martinique et repassons devant la plage des Salines. L’ilet Cabrit apparait puis la table du Diable, nous allons vers Atlantique
La mer est assez calme, juste le vent qu’il faut, la nav encore une fois est agréable.
Bernard second attitré de Jean-Louis veille à la barre car les bouées des casiers de pécheurs (souvent des bouteilles en plastiques) abondent ici sur ces hauts fonds et les contourne si nécessaire.
La cote au vent est peu fréquentée par les navigateurs.
Elle est très découpée et une multitude d’ilots cernés de coraux longent le littoral.
Au fond des baies, les plages alternent avec des petites anses noyées dans la mangrove. L’accès au rivage n’est pas toujours aisé mais la navigation est sans danger pour ceux qui restent prudents et naviguent par temps calme et clair.
Une fois la Table du diable passée, nous remontons vers la baie des Anglais. Devant la baie les vagues déferlent sur le reef et nous nous engageons dans la passe.
C’est toujours un peu impressionnant de voir les vagues qui déferlent de chaque coté mais nous distinguons nettement la passe au fur et a mesure que nous avançons.
Nous somme rentrés, c’est le calme plat et nous mouillons devant l’ilet Hardy dans deux mètres d’eau transparente.
Le paysage est totalement différent ici de la côte sous le vent.
La côte est pelée sans végétation, usée par le vent et le sel.
Seule la mangrove dans les baies apporte une frange verte et dense.
Les roches noires et dentelées de l’ilet Hardy sont assez curieuses, dentelées et coupantes, elles semblent fragiles alors qu’elles sont agressées par les fortes vagues que scande un bruit sourd.
La baie est peu profonde et très calme, mangroves et petites plages de sable ombragées par quelques cocotiers se côtoient.
Nous partons en annexe en faire le tour, seul moyen pour sillonner entre les nombreuses cayes parfois à fleur d’eau. Même l’annexe ne passe pas partout.
Nous ne pouvons résister à l’envie de nous baigner au milieu de cette baie dans les baignoires naturelles de sable blanc dessinées entre les cayes.
Pour la nuit nous avançons et mouillons dans le fond de la baie.
Après le passage un peu délicat prés d’une caye, un peu plus haute que les autres, nous nous retrouvons dans la mangrove et son environnement serein.
Plus une ride sur l’eau.
Un seul bateau passera la nuit avec nous dans la baie.
Nous sommes bien loin des baies surpeuplées de la cote sous le vent.
Mardi 24mars :La Passe du Vauclin, Petite Grenade.
Nous quittons la Baie des Anglais et retrouvons l’océan.
Nous montons directement dans la passe sud du Vauclin.
A bâbord, comme à tribord, les vagues déferlent sur les cayes qui en fait nous protègent de la houle du large et la passe est large.
Nous contournons la pointe du Vauclin et empruntons la passe elle, plus étroite qui mène à Petit Grenade.
Nous mouillons juste devant le reef où l’eau est plus claire.
La journée passe encore très farniente entre la baignade, la lecture, découverte en annexe de la mangrove et de ses occupants qui seront avec un autre voilier nos seuls voisins.
Dans la soirée nous avançons de nouveau dans la mangrove pour passer la nuit à l’ abri et à l’écoute de ses bruits.
Mercredi 25 mars : Petite Grenade et l’Îlet Long.
Matinée chasse et snorkling, aujourd’hui. Nous partons en annexe à l’assaut du reef. Quelques vagues écument sur le reef et impressionnent un peu sur le moment Bernard et Muriel qui se rassurent très vite car une fois dans l’eau on ne les sent plus.
Jean-Louis réussit à trouver quelques langoustes tandis que Muriel et moi en profitons pour découvrir les fonds.
L’eau n’est pas très, très claire mais les fonds sont jolis : Quelques belles patates de corail nous offrent leur jolies couleurs et leurs petits habitants très colorés.
Les fonds sont peu poissonneux mais nous rencontrons quelques beaux perroquets.
Nous repartons avant de déjeuner pour l’ilet Long.
Le mouillage n’est pas très loin mais nous voulons y arriver tant que le soleil est encore haut pour bien distinguer les cayes.
Après un long gymkhana entre les cayes, nous jetons l’ancre devant l’ilet Long .
Le paysage est différent. La végétation est toujours aussi sèche mais le sol est cette fois recouvert de petits arbustes, et d’épineux qui s’enchevêtrent dans une steppe jaune desséchée par le vent et le soleil.
Le snorkling s’avère moins intéressant qu’hier. Les patates sont peu nombreuses et le reef est beaucoup trop loin pour l’atteindre avec l’annexe.
Notre journée s’articule toujours aussi cool entre les baignades, l es ballades sur l‘ile et en annexe, un peu de lecture, quelques parties de scrabble… Que du bonheur !
Et ce soir…Langoustes au diner…et toujours… un petit Chardonnay !
Jeudi 26 mars,déjà ! L’îlet Long,Cul de Sac des Anglais.
Nos amis reprennent l’avion vendredi soir, il faut penser au retour.
Nous décidons de le faire en deux fois et de recoucher une nuit au Cul de sac des Anglais.
Dernière baignade ce matin avant de partir.
Hélène nous fait le plaisir de se baigner avec nous autour du bateau surmontant son appréhension de l’eau quand elle n’a pas pied. Une bonne occasion de lever encore le verre et de trinquer à quelque chose !
Nous reprenons notre parcours entre les cayes pour sortir de la baie.
Tout le monde surveille les fonds après une petite frayeur au départ où Maroine a failli embrasser une caye qui trainait par là.
Le temps, plus gris ne nous aide pas à les voir parfaitement.
Nous rejoignons l’océan, la mer s’est un peu levée et nous avançons bien…Les vagues écument sur les reefs du Vauclin.
La passe du cul des Anglais est elle aussi un peu plus agitée qu’il ya quelques jours mais nous connaissons la route et nous suivons notre ancienne trace sur la carte à l’ordinateur.
Nous passons notre dernière nuit dans la mangrove.
J’ai le plaisir de leur faire gouter pour ce dernier diner les lambis que j’avais spécialement cuisiné pour eux à St martin.
Vendredi 27 mars :Le Cul de Sac des Anglais ,Ste Anne.
Nous quittons ce matin la baie des Anglais.
La mer s’est levée nous avons une houle de deux mètres et plus mais très longue. Le vent souffle autour de 20 nds.
Le bateau avance vite 9 à 10 nœuds, mais la nav est très confortable car nous sommes rapidement à l’abri de l’île et la mer s’aplatit.
Nous mouillons à St Anne en fin de matinée, le temps de refaire les valises et c’est l’heure pour Hélène, Muriel et Bernard de quitter Maroine et de monter dans le taxi qui les conduit à l’aéroport.
Ce soir, Maroine est un peu vide, un peu tristounet !
Nous pensons bien à nos amis tout en dégustant une de ces bonnes tranches de jambon de pays qu’ils nous ont amenées du Périgord, accompagnée d’un petit verre de vin rouge (on devient raisonnable!).
Nous avons été heureux de les recevoir et de partager tous ces bons moments avec eux.
Muriel et Hélène sont les Marraines de Maroine baptisé au champagne de leurs mains en septembre 2006 devant Fort Boyard.
C'était important pour eux comme pour nous de leur faire découvrir, de leur faire comprendre, et sentir …cette nouvelle vie qui est la notre aujourd’hui sur Maroine plus de six mois par an.
Ils ont suivi notre projet depuis le début, ils l’ont vu se réaliser et aujourd’hui nous l’avons partagé… c'est ça l'amitié!
Je sais aujourd'hui qu'avec les vrais amis on peut toujours tout partager et que l'amitié continue même si nous vivons différemment.
A bientôt les amis !
29 avril 2009
Les Derniers Jours au Marin
Le Marin du 28 mars au 10 avril.
Après le départ de nos amis nos avons prévu de rester quelques jours au Marin pour préparer Maroine avant de redescendre vers le sud.
Ce n’est pas encore la fin de notre saison mais il nous faut organiser notre retour vers Trinidad.
Les journées s’articulent entre les super marchés, les ships, la laverie, les derniers bricolages, internet, les recherches de billets d’avion, les prises de rendez vous au chantier de Trinidad pour sortir et hiverner le bateau…
Les appros restent un point important car une fois que nous aurons quitté les iles françaises, il sera difficile de trouver certains produits comme des légumes en conserve, des pâtés, des bonnes confitures… et du vin à un prix abordable !
Si nous faisons comme prévu notre prochaine saison au Vénézuela, aux Roques, aux San Blas.Les super marchés n’abondent pas dans les iles et les légumes frais sont difficiles à trouver.
Les placards, les réserves, les cales se remplissent de tout ce que je ne trouverai plus à Trinidad ou voir, à un prix raisonnable.
Arc en ciel sur le Marin.
C’est aussi un moment important de rencontres.
De nombreux bat-amis sont en escale en Martinique ou préparent leur retour en France et c’est l’occasion de se retrouver, d’échanger nos projets et de partager de bons moments.
Logozo .
Nous retrouvons Eloane qui arrive de Guyane, Fred et Margot sur Lady Hilda, Fabrice et François sur Keravel, Elke et Georges sur Thorgal , Patrick sur Mato, Patrice et Sylvie sur Logozo, sans oublier Ingrid et Jean Louis sur Grikypac...
Nous faisons la connaissance de Jean et Elizabeth sur Jelize des amis à Anton et Michou.
Nous en retrouverons certains sur le Venezuela à la prochaine saison et des rendez vous sont déjà pris pour les Testigos !
Nous repoussons un peu notre départ car nos amis Sylvia et Georgey sur « Lina » remontent de Trinidad et nous ne pouvons pas partir sans les avoir vu !
Lina.
C’est l’occasion de trois jours de fête : Diner au Zanzibar, sur Lina, et sur Maroine.
Nous fêtons aussi la vente de Lina que son nouveau propriétaire vient chercher la semaine prochaine.
Sylvia
Georgey et Sylvia ont un peu le cœur gros car huit ans de complicité avec son bateau dont 4 années de voyage…ça ne s’efface pas comme ça !
C’est dur de quitter ce bateau plein de souvenirs et de tous ces bons moments vécus à trois.
On aime tous nos bateaux, un peu comme un enfant à qui on parle, de qui on parle car on vit tant de choses avec lui.
Allez, j’arrête sinon on va sortir les mouchoirs !
Maroine non plus, n’oubliera pas son copain avec qui il a partagé les mouillages des Iles Bijagos !
Nous avons été heureux de fêter ce départ de «Lina »vers d’autres horizons avec un nouveau capitaine plein de projets et d’enthousiasme vers de nouvelles aventures.
Et pour Georgey et Sylvia, un catamaran les attend en Méditerranée pour un nouveau « Voyage ».
Apres un dernier diner sur Maroine, sur notre nappe rouge du Brésil , symbole de notre amitié, après avoir partagé quelques coupes de champagne (dernière bouteille de leur mariage) Georgey et Sylvia repartent ce soir là sur « Lina », heureux, les bulles pleins la tête.
De Baliceau à Grenade
Baliceaux, Moustique, les Tobago cays,Saline et
Sandys : du11 au 27 avril.
Samedi 11 avril :
Nous quittons le Marin sous les aux revoirs de Sylvia et Georgey.
Encore un « au revoir », une fois de plus nos routes se séparent.
Il y a un an, à quelques jours près, ils nous saluaient également : nous quittions la Marina de Salvador de Bahia au Brésil pour la Guyane.
Mon capitaine a choisi de descendre Ste Lucie côte au vent pour pouvoir piquer ensuite vers Baliceaux.
La mer est agitée, 18 nds de vent, le bateau avance à 7 / 8nds.
Le vent tombe un peu dans l’après midi et nous ralentit.
La nav est peu agréable pour mon estomac. Bien qu’agitée la mer n’est pourtant pas violente et la houle assez longue mais j’ai du mal pendant ces deux jours à m’amariner.
Nous mouillons vers 17h au Vieux Fort au sud de Ste Lucie après 8h de nav et 45 miles.
Mouillage sans grand intérêt si ce n’est d’être un abri pour la nuit.
Dimanche 12 avril :
Nos repartons ce matin pour Baliceaux et longeons également la côte au vent l’île de St Vincent toujours aussi verdoyante et celle de Bequia.
La route est ainsi directe et nous n’avons pas le vent de face pour remonter sur les iles au sud est de Béquia .
Fort vent, 22nds, mer agitée avec des grains fréquents.
Le vent tombe autour de 12/15nds dans la matinée et nous arrivons tranquillement en début d’après midi à Baliceaux.
Mouillage de Baliceau et coucher de soleil sur Béquia
Nous aimons beaucoup cette île et son mouillage que nous retrouvons avec plaisir. ( nous y sommes venus plusieurs fois.)
Aujourd’hui le récif n’est pas trop agité, la houle faible, la crique est donc assez calme.
Quelques nuages mais il fait beau et nous piquons rapidement une tête dans l’eau turquoise.
Jean Louis remonte un lambi qui s’était perdu et nous attendait sous le bateau !
Le diner est assuré.
Nous restons trois jours à Baliceaux. Cette ile, comme Battovia sa voisine, sont des iles désertes, en dehors de la route habituelle des plaisanciers et de ce fait très peu fréquentées excepté par les pêcheurs de Bequia.
Un soir, une barque à son retour de pêche nous accostera pour un paquet de cigarettes et nous offrira en échange une jolie bonite!
Seules quelques vaches et des tortues terrestres ma fois en grand nombre habitent l’ile.
Visite de l’ile déserte et ses tortues terrestres.
La protection du mouillage n’est pas parfaite et nécessite d’y aller par beau temps établi et mer calme.
La première fois que nous y étions revenus avec Antoine, nous avions fait demi-tour car les vagues déferlaient sur le reef et le snorkling était impossible.
Pour nous cet endroit est un petit paradis.
L’eau est translucide, le reef magnifique. Un décor de roches et de failles dessinées dans le sable blanc, décoré de gorgones et de coraux colorés. Tortues, poissons multiples et multicolores voir quelques beaux spécimens comme les barracudas et les tortues sous marines.
Pour nous ce sont les plus beaux fonds que nous avons rencontrés dans notre saison. Le revers de la médaille est que le site n’est pas bien protégé et nécessite un temps parfaitement calme pour pouvoir l’explorer et l’apprécier comme il se doit.
Mercredi 15 avril :
Nous quittons à regret Baliceaux mais le vent s’est levé, la houle est plus forte et le mouillage devient inconfortable surtout la nuit quand les vagues viennent frapper d’un bruit sourd et constant les jupes arrières du bateau et nous empêche de dormir.
Direction Moustique à une heure de nav d’ici : L’île aux Milliardaires !
Au départ les plages de Moustique n’étaient fréquentées que par les pêcheurs avant d’être investies par un riche promoteur.
Personnalités royales, célébrités du show Bizz ou de la Jet Set y ont fait construire d’immenses villas, de luxueuses maisons, des palais parfois qu’on aperçoit à flan de colline dans une superbe végétation avec des piscines à débordement …..Et tout le luxe qui suit …
L’ile est jolie, super bien entretenue avec ses jolies plages, ses rues bien dessinées…un peu comme dans un parc d’attraction, malgré tout un peu froid. Les gens roulent en « mules »des petites voitures Kawasaki proche du quad et son d’une gentillesse et d’une courtoisie exemplaire !
Nous tentons un petit tour à pied mais nous n’allons pas très loin car ça monte beaucoup et il fait très chaud.
En fait, nous ne voyons que les portails des domaines car les luxueuses demeures sont au milieu d’un parc à chaque fois.
Nous prenons une bouée dans le port de Moustique pour 60$soit 40€ les trois jours même si nous ne restons qu’une nuit, nous n’avons pas le choix.
Après avoir fait nos formalités d’entrée à l’aéroport, nous restons quand même une nuit, histoire de passer la soirée au « Basil bar »,le bar branché où tout le monde se retrouve et où tu peux parfois, voir quelques personnages de la Jet set
Le Basilbar.
La musique live était un peu classico mais sympa, le bar animé et nous avons passé une bonne soirée autour d’un punch passion !
Vendredi 17 avril:
Nous repartons le lendemain pour les Tobago cays.
La houle et les 20 nds de vent ne nous permettent pas de nous arrêter à Savan Island où nous voulions faire du snorkling.
Dommage c’était encore en dehors des sentiers battus et prometteur!
Le décor des Tobago cays est toujours aussi superbe mais l’eau un peu moins bleu car le ciel est plombé, nous avons beaucoup de vent et toujours un peu de clapot.
Nous mouillons l’encre juste derrière le reef comme la dernière fois avec Antoine, en première ligne, mais il y a encore beaucoup de bateaux (peut être un peu moins le weekend.)
Nous restons quatre jours en standby, espérant que le vent tombe pour en profiter au maximum.
Dès le premier jour Jean louis attrape une otite en nettoyant la coque. Farniente, lecture à bord s’imposent et les bains sont limités.
Jean louis ne veut pas prendre le risque de ne pas pouvoir chasser la semaine prochaine sur les iles de Grenade.
Nous avons la surprise de voir arriver Fred et Margot sur Lady Hilda avec leurs amis. Malheureusement Jean louis ne peut pas suivre Fred sur le reef en apnées au grand regret des deux garçons !
Beaucoup de vent pendant ces quelques jours, aucune protection, du clapot, des grains et un ciel qui reste majoritairement couvert.
Nous profitons de quelques accalmies et de bons moments comme dimanche où le vent semble vouloir tomber.
Le soleil s’installe franchement jusqu’au soir pour finir par un joli coucher de soleil.
Mais le vent reprend de plus belle dans la nuit.
Nous ne pouvons attendre éternellement, nous décidons de quitter les Tobago lundi après midi.
Mardi 21 avril
Après avoir fait notre sortie à Union nous partons pour Carriacou.
Petite nav tranquille d’une heure car nous naviguons à l’abri de l’ile qui nous protège de la houle.
Il fait très chaud, l’eau est à 28°mais le ciel reste très chargé.
Nous stoppons quelques heures à Hillbourough pour faire notre entrée dans les Grenadines de Grenade désormais.
La petite ville est réputée pour son trafic d’alcool et nous en profitons pour acheter quelques bouteilles de rhum pour la saison prochaine.
Nous retrouvons notre petit restau ou nous où nous nous étions arrêtés en montant : c’est presque le seul !
Puis nous partons nous mettre à l’abri à Tyrel Bay car le vent est encore fort pour les deux jours avenir.
Notre projet de s’attarder sur les iles, au sud de Carriacou comme Saline, l’île Ronde, les Tantes et au nord de Grenade comme Sandys Island, Green, semble compromis. La météo annonce des vents autour de 20nds et surtout une houle autour de 2m qui ne commenceraient à baisser que vendredi.
Si nous voulons en profiter des criques et de mouillages tranquilles il nous faudrait un temps plus clément.
Le temps passe et nous ne pouvons pas attendre non plus indéfiniment car il nous faut descendre au sud de Grenade ou nous voulons y rester quelques jours avant de rejoindre Trinidad.
Nous décidons de partir pour Saline demain et de tenter. Si les mouillages ne sont pas possible tant pis nous descendrons sur Grenade.
Dernier Diner à Tyrel bay.Lambis !
Nous les avions commandés à un petit pécheur dans l’après midi, mais la nuit tombée, nous ne les espérions plus !
Mais non !
« I need business ! » nous répondra t il.
Et c’est à la lampe torche, dans sa petite barque à rames (très encombrée) qu’il nous les prépare… contre une bière de plus.
Jeudi 23 avril
Pas mal de houle pour atteindre l’île, mais nous mouillons quand même dans la petite crique de Saline devant la plage.
Le mouillage est assez calme malgré beaucoup de vent. Les vagues déferlent au loin sur le reef.
Dès que nous sortons en annexe de notre petit abri, la mer est plus agitée avec du courant.
Nous y restons deux jours: Ballade sur l’ile, ancienne saline comme l’indique son nom, baignade et snorkling sur le reef.
Mouillage devant la plage et l’ancienne Saline parfois vaseuse !
Le ciel a lterne entre soleil et nuage mais reste à dominante couvert. Dommage, par temps calme, cet endroit serait fabuleux pour le snorkling et le scooter sous marin. Le reef et les tombants autour de Saline et de White offrent plein de possibilités.
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La houle ne se calme pas, ni le vent, la météo ne prévoit pas d’amélioration notable. Nous décidons de partir pour Sandys Island.
S’il n’y a pas trop de mer, nous nous arrêterons aux Tantes pour la journée et irons dormir à L’ile Round, sinon nous continuerons sur Sandys en espérant pouvoir nous mettre être à l’abri.
Dernière soirée. SALINE48
Ce matin toujours beaucoup de vent. Pas de regret, nous déjeunons de bonne heure et quittons Saline à12h30
Comble du comble : Le vent tombe à midi et ne redémarre pas.
Nous espérons en trouver un peu en sortant et hissons quand même la Grand Voile.
Calme plat, plus de houle, plus de vent !
Ca fait quinze jour qu’on attend que le vent tombe et c’est maintenant que nous en avons besoin, qu’il s’arrête !
Une fois sortis du groupe d’îles après Mushroom, la houle reprend mais toujours pas de vent.
Nous sommes obligés d’affaler et de maintenir le moteur jusqu'à Sandys Island, 15 milles au moteur et un peu de Génois à partir des Tantes.
La houle est assez forte et nous ne pouvons malheureusement pas stopper aux Tantes, deux îles qui étaient prometteuses.
Pas d’arrêt non plus a l’ile Round qui n’a peu d’intérêt si ce n’est d’être un mouillage de nuit.
Les Tantes
Nous arrivons vers 15h 30 à Sandys toujours au moteur et au Génois, nous avons retrouvé un peu de vent.
La passe entre Sandys et Green Island est agitée, les vagues déferlent sur le reef mais nous suivons notre ancienne trace comme guide.
Nous mouillons derrière Sandys a peut prés au même endroit qu’il y a quelques mois devant cette belle petite plage que nous avions tant aimée
Sandys Island.
Bon, le mouillage n’est pas parfait !
Un peu rouleur, mais nous ne résistons pas à l’appel de l’eau bleue turquoise.
Jean louis fait quelques poissons sous le bateau.
Trop de vent pour la plancha ce soir nous les dégustons à la poêle.
Green Island.
Superbe snorkling devant la cote Sud est de Green Island.
De jolies étendues de coraux aux formes variées et colorées : corail cerveau, corail corne d’élan …
De superbes éponges, des gorgones en éventail et des gorgones Plume oscillent sous l’eau sous l’influence des vagues et du courant.
De minuscules poissons Anges, Girelles Paon et Tète Bleue aux couleurs fluorescentes semblent y jouer à cachecache à loisir.
Je n’ai jamais vu une telle concentration de poissons Coffres, les arrêtes de leur corps semblent soulignées d’eyeliner noir comme le contour de leurs yeux.
Une multitude de poissons gravite autour des failles : Sergent Major, Chirurgien, petit Mérou, Platax, Gorette jaune, Diodon, Murène, poisson « Rouge », poisson Trompette, Barracuda…
A l’intérieur séjournent d’autres spécimens moins sympas comme les murènes ou comme ces requins dormeurs que nous n’avons pas osés trop titiller.
Nous sympathisons avec deux pécheurs. Ils ont péché à la ligne toute la matinée dans leur petite barque au milieu de la houle: dur dur !
Ils cherchent un petit remontant : Un paquet de cigarettes, une bouteille d’eau fraiche, et la discussion s’engage.
Les garçons parlent de leur pêche, Jean Louis leur montre le barracuda et ils nous confirment que nous pouvons le manger : pas de ciguatera ici.
Plus de boy boat, plus de mouillages encombrés de bateaux, une nature assez sauvage encore authentique, des iles pas vraiment désertes mais vraies. Des gens sympa, accueillant, simples surement pas très riches mais qui ont envie de communiquer.
Malheureusement le temps n’est pas avec nous et nous devons nous résoudre à quitter avec beaucoup de regret cette ile qui serait elle aussi un petit paradis s’il n’y avait pas ce vent et surtout cette houle qui gâchent tout.
Nous sommes frustrés de ne pas pouvoir en profiter pleinement mais la nuit de samedi à dimanche est encore plus pénible que celle de vendredi.
La houle s’est levée, le vent lui aussi, en rafale.
Le mouillage est très rouleur, les vagues cognent toute la nuit sur les jupes arrières et nous roulons sans arrêt de gauche à droite dans notre couchette.
Pas de réel danger mais nous nous faisons secouer toute la nuit et méchamment.Impossible de dormir.
Nous avons plutôt l’impression de naviguer dans une mer plus qu’agitée et non pas d’être au mouillage !
Dimanche matin, nous capitulons et décidons de quitter à regret Sandys Island.
Dimanche 26avril:
Nous descendons en direction de la baie de St David’s Harbour au sud-est de Grenade par la côte au vent.
C’est un petit chantier niché au fond d’une jolie crique très verte sauvage et isolée de tout.
U n petit resort sympathique avec son restau, et ses quelques bungalows aux couleurs pastelles, du rose, du jaune, du vert joliment noyés dans colline, sa verdure et ses fleurs.
Nous en faisons vite le tour, il n’y a rien à faire et l’eau n’incite pas à la baignade.
Les bateaux ne viennent pas ici pour faire du tourisme mais pour hiverner ou faire faire des travaux. Les spécialités du chantier sont nombreuses même s’il ne paie pas de mine: bois, polyester, électricité, mécanique, peinture…
Nous y rencontrons des français qui viennent ici depuis plusieurs années très satisfaits des nombreux travaux faits ici sur leur bateau.
Adresse à retenir pour une prochaine fois.
Nous en profitons pour faire faire quelques pièces en teck qui nous faisaient besoin.
Le chantier de David's Harbour.
La baie est moyennement abritée un peu plus dans le fond mais il ya peu d’eau et l’absence de vent qui fait tourner les bateaux dans tous les sens est un peu difficile à gérer.
Faut dire que nous avons beaucoup de vent et ça commence à nous peser sérieusement !
Même s’il n’y a pas grand chose à faire, la baie est sympa et jolie, nous regretterons un peu de ne pas y être restés plus longtemps.
Faut dire que nous espérions trouver des mouillages plus calmes !
Lundi 27 avril :
Direction la baie de Calvigny Island et la Marina du Phare Bleu conseillés par des amis. Nous pensons nous y poser quelques jours avant de traverser et profiter des ilots tout autour, sites de snorkling accessibles en annexe.
La mer est agitée beaucoup de houle mais nous avons le vent avec nous. La cote sud-est de Grenade est découpée par de véritables fjords et les passes pour y entrer sont parfois assez étroites et agitées.
Nous atteignons Calvigny Island après un peu moins de une heure de nav.
L’entrée de la passe est agitée mais bien balisée. Nous avançons au moteur, les vagues déferlent sur les reefs et les écueils autour de nous mais sans danger si l’on observe bien les cartes et les bouées.
Nous mouillons devant la plage de Calvigny Ilsland ou un superbe hôtel est en construction.










































































