29 avril 2009
De Baliceau à Grenade
Baliceaux, Moustique, les Tobago cays,Saline et
Sandys : du11 au 27 avril.
Samedi 11 avril :
Nous quittons le Marin sous les aux revoirs de Sylvia et Georgey.
Encore un « au revoir », une fois de plus nos routes se séparent.
Il y a un an, à quelques jours près, ils nous saluaient également : nous quittions la Marina de Salvador de Bahia au Brésil pour la Guyane.
Mon capitaine a choisi de descendre Ste Lucie côte au vent pour pouvoir piquer ensuite vers Baliceaux.
La mer est agitée, 18 nds de vent, le bateau avance à 7 / 8nds.
Le vent tombe un peu dans l’après midi et nous ralentit.
La nav est peu agréable pour mon estomac. Bien qu’agitée la mer n’est pourtant pas violente et la houle assez longue mais j’ai du mal pendant ces deux jours à m’amariner.
Nous mouillons vers 17h au Vieux Fort au sud de Ste Lucie après 8h de nav et 45 miles.
Mouillage sans grand intérêt si ce n’est d’être un abri pour la nuit.
Dimanche 12 avril :
Nos repartons ce matin pour Baliceaux et longeons également la côte au vent l’île de St Vincent toujours aussi verdoyante et celle de Bequia.
La route est ainsi directe et nous n’avons pas le vent de face pour remonter sur les iles au sud est de Béquia .
Fort vent, 22nds, mer agitée avec des grains fréquents.
Le vent tombe autour de 12/15nds dans la matinée et nous arrivons tranquillement en début d’après midi à Baliceaux.
Mouillage de Baliceau et coucher de soleil sur Béquia
Nous aimons beaucoup cette île et son mouillage que nous retrouvons avec plaisir. ( nous y sommes venus plusieurs fois.)
Aujourd’hui le récif n’est pas trop agité, la houle faible, la crique est donc assez calme.
Quelques nuages mais il fait beau et nous piquons rapidement une tête dans l’eau turquoise.
Jean Louis remonte un lambi qui s’était perdu et nous attendait sous le bateau !
Le diner est assuré.
Nous restons trois jours à Baliceaux. Cette ile, comme Battovia sa voisine, sont des iles désertes, en dehors de la route habituelle des plaisanciers et de ce fait très peu fréquentées excepté par les pêcheurs de Bequia.
Un soir, une barque à son retour de pêche nous accostera pour un paquet de cigarettes et nous offrira en échange une jolie bonite!
Seules quelques vaches et des tortues terrestres ma fois en grand nombre habitent l’ile.
Visite de l’ile déserte et ses tortues terrestres.
La protection du mouillage n’est pas parfaite et nécessite d’y aller par beau temps établi et mer calme.
La première fois que nous y étions revenus avec Antoine, nous avions fait demi-tour car les vagues déferlaient sur le reef et le snorkling était impossible.
Pour nous cet endroit est un petit paradis.
L’eau est translucide, le reef magnifique. Un décor de roches et de failles dessinées dans le sable blanc, décoré de gorgones et de coraux colorés. Tortues, poissons multiples et multicolores voir quelques beaux spécimens comme les barracudas et les tortues sous marines.
Pour nous ce sont les plus beaux fonds que nous avons rencontrés dans notre saison. Le revers de la médaille est que le site n’est pas bien protégé et nécessite un temps parfaitement calme pour pouvoir l’explorer et l’apprécier comme il se doit.
Mercredi 15 avril :
Nous quittons à regret Baliceaux mais le vent s’est levé, la houle est plus forte et le mouillage devient inconfortable surtout la nuit quand les vagues viennent frapper d’un bruit sourd et constant les jupes arrières du bateau et nous empêche de dormir.
Direction Moustique à une heure de nav d’ici : L’île aux Milliardaires !
Au départ les plages de Moustique n’étaient fréquentées que par les pêcheurs avant d’être investies par un riche promoteur.
Personnalités royales, célébrités du show Bizz ou de la Jet Set y ont fait construire d’immenses villas, de luxueuses maisons, des palais parfois qu’on aperçoit à flan de colline dans une superbe végétation avec des piscines à débordement …..Et tout le luxe qui suit …
L’ile est jolie, super bien entretenue avec ses jolies plages, ses rues bien dessinées…un peu comme dans un parc d’attraction, malgré tout un peu froid. Les gens roulent en « mules »des petites voitures Kawasaki proche du quad et son d’une gentillesse et d’une courtoisie exemplaire !
Nous tentons un petit tour à pied mais nous n’allons pas très loin car ça monte beaucoup et il fait très chaud.
En fait, nous ne voyons que les portails des domaines car les luxueuses demeures sont au milieu d’un parc à chaque fois.
Nous prenons une bouée dans le port de Moustique pour 60$soit 40€ les trois jours même si nous ne restons qu’une nuit, nous n’avons pas le choix.
Après avoir fait nos formalités d’entrée à l’aéroport, nous restons quand même une nuit, histoire de passer la soirée au « Basil bar »,le bar branché où tout le monde se retrouve et où tu peux parfois, voir quelques personnages de la Jet set
Le Basilbar.
La musique live était un peu classico mais sympa, le bar animé et nous avons passé une bonne soirée autour d’un punch passion !
Vendredi 17 avril:
Nous repartons le lendemain pour les Tobago cays.
La houle et les 20 nds de vent ne nous permettent pas de nous arrêter à Savan Island où nous voulions faire du snorkling.
Dommage c’était encore en dehors des sentiers battus et prometteur!
Le décor des Tobago cays est toujours aussi superbe mais l’eau un peu moins bleu car le ciel est plombé, nous avons beaucoup de vent et toujours un peu de clapot.
Nous mouillons l’encre juste derrière le reef comme la dernière fois avec Antoine, en première ligne, mais il y a encore beaucoup de bateaux (peut être un peu moins le weekend.)
Nous restons quatre jours en standby, espérant que le vent tombe pour en profiter au maximum.
Dès le premier jour Jean louis attrape une otite en nettoyant la coque. Farniente, lecture à bord s’imposent et les bains sont limités.
Jean louis ne veut pas prendre le risque de ne pas pouvoir chasser la semaine prochaine sur les iles de Grenade.
Nous avons la surprise de voir arriver Fred et Margot sur Lady Hilda avec leurs amis. Malheureusement Jean louis ne peut pas suivre Fred sur le reef en apnées au grand regret des deux garçons !
Beaucoup de vent pendant ces quelques jours, aucune protection, du clapot, des grains et un ciel qui reste majoritairement couvert.
Nous profitons de quelques accalmies et de bons moments comme dimanche où le vent semble vouloir tomber.
Le soleil s’installe franchement jusqu’au soir pour finir par un joli coucher de soleil.
Mais le vent reprend de plus belle dans la nuit.
Nous ne pouvons attendre éternellement, nous décidons de quitter les Tobago lundi après midi.
Mardi 21 avril
Après avoir fait notre sortie à Union nous partons pour Carriacou.
Petite nav tranquille d’une heure car nous naviguons à l’abri de l’ile qui nous protège de la houle.
Il fait très chaud, l’eau est à 28°mais le ciel reste très chargé.
Nous stoppons quelques heures à Hillbourough pour faire notre entrée dans les Grenadines de Grenade désormais.
La petite ville est réputée pour son trafic d’alcool et nous en profitons pour acheter quelques bouteilles de rhum pour la saison prochaine.
Nous retrouvons notre petit restau ou nous où nous nous étions arrêtés en montant : c’est presque le seul !
Puis nous partons nous mettre à l’abri à Tyrel Bay car le vent est encore fort pour les deux jours avenir.
Notre projet de s’attarder sur les iles, au sud de Carriacou comme Saline, l’île Ronde, les Tantes et au nord de Grenade comme Sandys Island, Green, semble compromis. La météo annonce des vents autour de 20nds et surtout une houle autour de 2m qui ne commenceraient à baisser que vendredi.
Si nous voulons en profiter des criques et de mouillages tranquilles il nous faudrait un temps plus clément.
Le temps passe et nous ne pouvons pas attendre non plus indéfiniment car il nous faut descendre au sud de Grenade ou nous voulons y rester quelques jours avant de rejoindre Trinidad.
Nous décidons de partir pour Saline demain et de tenter. Si les mouillages ne sont pas possible tant pis nous descendrons sur Grenade.
Dernier Diner à Tyrel bay.Lambis !
Nous les avions commandés à un petit pécheur dans l’après midi, mais la nuit tombée, nous ne les espérions plus !
Mais non !
« I need business ! » nous répondra t il.
Et c’est à la lampe torche, dans sa petite barque à rames (très encombrée) qu’il nous les prépare… contre une bière de plus.
Jeudi 23 avril
Pas mal de houle pour atteindre l’île, mais nous mouillons quand même dans la petite crique de Saline devant la plage.
Le mouillage est assez calme malgré beaucoup de vent. Les vagues déferlent au loin sur le reef.
Dès que nous sortons en annexe de notre petit abri, la mer est plus agitée avec du courant.
Nous y restons deux jours: Ballade sur l’ile, ancienne saline comme l’indique son nom, baignade et snorkling sur le reef.
Mouillage devant la plage et l’ancienne Saline parfois vaseuse !
Le ciel a lterne entre soleil et nuage mais reste à dominante couvert. Dommage, par temps calme, cet endroit serait fabuleux pour le snorkling et le scooter sous marin. Le reef et les tombants autour de Saline et de White offrent plein de possibilités.
.
La houle ne se calme pas, ni le vent, la météo ne prévoit pas d’amélioration notable. Nous décidons de partir pour Sandys Island.
S’il n’y a pas trop de mer, nous nous arrêterons aux Tantes pour la journée et irons dormir à L’ile Round, sinon nous continuerons sur Sandys en espérant pouvoir nous mettre être à l’abri.
Dernière soirée. SALINE48
Ce matin toujours beaucoup de vent. Pas de regret, nous déjeunons de bonne heure et quittons Saline à12h30
Comble du comble : Le vent tombe à midi et ne redémarre pas.
Nous espérons en trouver un peu en sortant et hissons quand même la Grand Voile.
Calme plat, plus de houle, plus de vent !
Ca fait quinze jour qu’on attend que le vent tombe et c’est maintenant que nous en avons besoin, qu’il s’arrête !
Une fois sortis du groupe d’îles après Mushroom, la houle reprend mais toujours pas de vent.
Nous sommes obligés d’affaler et de maintenir le moteur jusqu'à Sandys Island, 15 milles au moteur et un peu de Génois à partir des Tantes.
La houle est assez forte et nous ne pouvons malheureusement pas stopper aux Tantes, deux îles qui étaient prometteuses.
Pas d’arrêt non plus a l’ile Round qui n’a peu d’intérêt si ce n’est d’être un mouillage de nuit.
Les Tantes
Nous arrivons vers 15h 30 à Sandys toujours au moteur et au Génois, nous avons retrouvé un peu de vent.
La passe entre Sandys et Green Island est agitée, les vagues déferlent sur le reef mais nous suivons notre ancienne trace comme guide.
Nous mouillons derrière Sandys a peut prés au même endroit qu’il y a quelques mois devant cette belle petite plage que nous avions tant aimée
Sandys Island.
Bon, le mouillage n’est pas parfait !
Un peu rouleur, mais nous ne résistons pas à l’appel de l’eau bleue turquoise.
Jean louis fait quelques poissons sous le bateau.
Trop de vent pour la plancha ce soir nous les dégustons à la poêle.
Green Island.
Superbe snorkling devant la cote Sud est de Green Island.
De jolies étendues de coraux aux formes variées et colorées : corail cerveau, corail corne d’élan …
De superbes éponges, des gorgones en éventail et des gorgones Plume oscillent sous l’eau sous l’influence des vagues et du courant.
De minuscules poissons Anges, Girelles Paon et Tète Bleue aux couleurs fluorescentes semblent y jouer à cachecache à loisir.
Je n’ai jamais vu une telle concentration de poissons Coffres, les arrêtes de leur corps semblent soulignées d’eyeliner noir comme le contour de leurs yeux.
Une multitude de poissons gravite autour des failles : Sergent Major, Chirurgien, petit Mérou, Platax, Gorette jaune, Diodon, Murène, poisson « Rouge », poisson Trompette, Barracuda…
A l’intérieur séjournent d’autres spécimens moins sympas comme les murènes ou comme ces requins dormeurs que nous n’avons pas osés trop titiller.
Nous sympathisons avec deux pécheurs. Ils ont péché à la ligne toute la matinée dans leur petite barque au milieu de la houle: dur dur !
Ils cherchent un petit remontant : Un paquet de cigarettes, une bouteille d’eau fraiche, et la discussion s’engage.
Les garçons parlent de leur pêche, Jean Louis leur montre le barracuda et ils nous confirment que nous pouvons le manger : pas de ciguatera ici.
Plus de boy boat, plus de mouillages encombrés de bateaux, une nature assez sauvage encore authentique, des iles pas vraiment désertes mais vraies. Des gens sympa, accueillant, simples surement pas très riches mais qui ont envie de communiquer.
Malheureusement le temps n’est pas avec nous et nous devons nous résoudre à quitter avec beaucoup de regret cette ile qui serait elle aussi un petit paradis s’il n’y avait pas ce vent et surtout cette houle qui gâchent tout.
Nous sommes frustrés de ne pas pouvoir en profiter pleinement mais la nuit de samedi à dimanche est encore plus pénible que celle de vendredi.
La houle s’est levée, le vent lui aussi, en rafale.
Le mouillage est très rouleur, les vagues cognent toute la nuit sur les jupes arrières et nous roulons sans arrêt de gauche à droite dans notre couchette.
Pas de réel danger mais nous nous faisons secouer toute la nuit et méchamment.Impossible de dormir.
Nous avons plutôt l’impression de naviguer dans une mer plus qu’agitée et non pas d’être au mouillage !
Dimanche matin, nous capitulons et décidons de quitter à regret Sandys Island.
Dimanche 26avril:
Nous descendons en direction de la baie de St David’s Harbour au sud-est de Grenade par la côte au vent.
C’est un petit chantier niché au fond d’une jolie crique très verte sauvage et isolée de tout.
U n petit resort sympathique avec son restau, et ses quelques bungalows aux couleurs pastelles, du rose, du jaune, du vert joliment noyés dans colline, sa verdure et ses fleurs.
Nous en faisons vite le tour, il n’y a rien à faire et l’eau n’incite pas à la baignade.
Les bateaux ne viennent pas ici pour faire du tourisme mais pour hiverner ou faire faire des travaux. Les spécialités du chantier sont nombreuses même s’il ne paie pas de mine: bois, polyester, électricité, mécanique, peinture…
Nous y rencontrons des français qui viennent ici depuis plusieurs années très satisfaits des nombreux travaux faits ici sur leur bateau.
Adresse à retenir pour une prochaine fois.
Nous en profitons pour faire faire quelques pièces en teck qui nous faisaient besoin.
Le chantier de David's Harbour.
La baie est moyennement abritée un peu plus dans le fond mais il ya peu d’eau et l’absence de vent qui fait tourner les bateaux dans tous les sens est un peu difficile à gérer.
Faut dire que nous avons beaucoup de vent et ça commence à nous peser sérieusement !
Même s’il n’y a pas grand chose à faire, la baie est sympa et jolie, nous regretterons un peu de ne pas y être restés plus longtemps.
Faut dire que nous espérions trouver des mouillages plus calmes !
Lundi 27 avril :
Direction la baie de Calvigny Island et la Marina du Phare Bleu conseillés par des amis. Nous pensons nous y poser quelques jours avant de traverser et profiter des ilots tout autour, sites de snorkling accessibles en annexe.
La mer est agitée beaucoup de houle mais nous avons le vent avec nous. La cote sud-est de Grenade est découpée par de véritables fjords et les passes pour y entrer sont parfois assez étroites et agitées.
Nous atteignons Calvigny Island après un peu moins de une heure de nav.
L’entrée de la passe est agitée mais bien balisée. Nous avançons au moteur, les vagues déferlent sur les reefs et les écueils autour de nous mais sans danger si l’on observe bien les cartes et les bouées.
Nous mouillons devant la plage de Calvigny Ilsland ou un superbe hôtel est en construction.
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