01 décembre 2008
Sandy Carriacou Union
SANDY ISLAND, CARRIACOU, UNION .
Samedi 22 nov
Nous arrivons après deux heures de nav au nord de Grenade dans les iles de Sandy et Green Island
Nous mouillons dans la petite baie de Sandy Island
Enfin !!!!!
Du soleil, de l’eau bleue caraïbe, une ile sauvage avec sa plage de sable blanc et ses cocotiers !
Le mouillage est relativement calme et nous prenons notre premier vrai bain autour de Maroine.
Chasses, snorkling, balades en scooter sous marin occupent nos journées.
Jean louis pêche quelques langoustes pour notre repas du soir.
Nous avons une pensée pour vous tous en dégustant nos premières « brésiliennes » (ce sont les meilleurs) grillées à la plancha et la petite sauce qui va bien avec !
Des pseudo pécheurs vont et viennent du continent à l’ile dans leurs barques en bois.
Ils nous sollicitent pour des cigarettes, un coup de téléphone, un peu de nourriture, nous expliquent où trouver des lambis…… nous arrivons à nous comprendre, mais notre relation ne va pas très loin.
Dommage style rasta ou pas, ils sont tous très sympa !!
Nous quittons lundi Sandy Island car la mer s’est levée et le mouillage devient très houleux.
Nous ne nous arrêtons pas comme prévu à l’ile Ronde car là aussi le mouillage est trop agité.
Nous poussons jusqu’à Carriacou dans la baie de Tyrell Bay.
Le village est sans grand intérêt si ce n’est son mouillage abrité.
Quelques resto-bars, sans grande animation, un club nautique rustique et peu dynamique près d’un chantier…
Rien de très intéressant si ce n’est une soirée sympa où nous retrouvons, Dany et Marc du bateau « Pirouette », que nous avions déjà rencontrés à St Georges.
Bref journée tranquille à Tyrell Bay avant de repartir sur Saline une autre ile sauvage au sud de Carriacou à une heure de voile.
Le reef qui s’étend devant l’ile jusqu’au pied de White Island propose de jolis fonds très clairs et une multitude de poissons colorés..
Le lendemain, nous retournons vers le sud cette fois, sur Fregate une ile déserte au sud de Saline.
L’eau est très claire. Jean Louis fait quelques poissons mais doit abandonner car il ya trop de courant et même si je le suis en annexe, la chasse est pénible.
Dans l’après midi, nous remontons sur Sandy Island (une autre) un joli ilot de sable recouvert de quelques cocotiers et entouré de coraux, mais le mouillage est très agité.
Quelques bateaux sont ancrés mais l’ambiance est un peu cassée car le beau temps a du mal à s’établir, enfin, il y a surtout beaucoup de vent et les mouillages ventés, si beaux soient ils, sont peu agréables.
Ce matin, le temps n’a pas changé et nous nous rendons à Hillborough juste en face pour faire nos formalités de sortie avant de partir pour Petit St Vincent
Hillborough, chef lieu de l’île est une petite bourgade qui ne possède que quelques rues bordées de cases ou de vieilles bâtisses.
La grand rue qui longe la plage, très vivante et colorée est le centre d’animation avec ses bars ses restaurants, ses camelots, ses commerces.
Nous nous installons dans un petit resto sympa dont la terrasse surplombe la plage, pour manger à midi un « Lambi rôti » : lambi cuisiné avec des épices et des pommes de terre dans une crêpe : pas des plus légers !
Nous sommes surpris par le nombre de supermarchés locaux et de leur rayonnage en bouteilles d’alcool. La réputation traditionnelle de contrebandiers dont bénéficient les habitants de l’île est liée à ce commerce d’alcool même si elle est un peu exagérée.
N’empêche que nous trouvons des bouteilles de Ricard à 9 € !
A l’immigration, les fonctionnaires sont ouverts et sympathiques et nous confirment que la chasse sous marine est autorisée sur Carriacou et Grenade et que la pêche à la langouste est interdite de mai à aout.
Les annotations des guides et les rumeurs d’interdits et d’existence de réserves sont fausses pour ces iles là du moins !
Nous repartons pour Tyrell bay pour la nuit car le mouillage est trop agité ici.
Samedi 29.
Nous quittons Carriacou après une dernière escale dans les iles du sud pour une partie de chasse.
En effet nous allons rentrer maintenant dans les Grenadines de St Vincent ou pêches et chasses sont interdites dans les parcs et réserves sous marines.
Le vent s’est levé est la remontée de Carriacou par la cote au vent est mouvementée. Nous avons une forte houle et le vent dans le nez nous oblige à tirer plusieurs bords.
Nous arrivons à Petit St Vincent dans l’après midi.
Un hôtel restaurant luxueux est installé sur l’ile privée mais les belles plages et les reef de coraux sont accessibles à tous. Nous profitons du bar dont la terrasse surplombe la baie.
Le beau temps a du mal à s’établir, il ya toujours beaucoup de vent et la baignade perd de son charme.
Nous avons l’impression de ne jamais nous poser même à l’ancre, le bateau bouge beaucoup.
Nous arrivons le lendemain à Clifton le port d’Union où nous faisons notre entrée officielle aux Grenadines.
A peine arrivés, alors que nous cherchons un endroit pour mouiller, nous sommes assaillis par les boat boys, (locaux à bord de petits bateaux rapides) qui nous proposent du gaz oïl, des langoustes ou plein d’autres services…
Toute la journée dès qu’un bateau arrive, les boat boys foncent dessus pour être le premier à essayer de leur vendre quelque chose.
Mais ils sont très sympa et n’insiste pas comme cela peut être le cas ailleurs.
Union est une étape, voir la plus basse pour les circuits des bateaux de location.
Toute l’activité du village est concentrée dans une seule rue et près des pontons du yacht club, commerces, mini- markets, restaurants…
Tout est très cher. Les fruits et légumes en particulier : 16$ EC soit 5€ l’ananas aux Antilles, c’est plus cher qu’en France, pourtant il me semble que les ananas ne poussent pas chez nous !
Un bateau de location voisin s’est vu demandé 600 $US pour 80 l de gaz oil, après transaction le prix est ramené à 200 $US, rien ne leur fait peur !
L’eau elle est à plus de 50€ le M3 ! Heureusement nous avons le dessal et nous sommes autonomes.
Le pavillon de courtoisie que nous arborons tous dans ces îles, voudrait il dire « pigeons à plumer » ?
Enfin, c’est les Grenadines, un site exceptionnel attirant beaucoup de bateaux et tout le monde essaie d’en profiter…
17 décembre 2008
CHATHAM Bay,BEQUIA, La MARTINIQUE
CHATHAM Bay, BEQUIA,La MARTINIQUE.
Lundi 1decembre :
Nous contournons Union pour atteindre Chatham Bay sur la côte ouest où nous nous posons quelques jours!
Il fait beau, la baie est abritée, avec de beaux coins de chasse que Jean Louis aura du mal à quitter.
Snorkeling, ballade, farniente, occupent nos journées… et nous avons même rouvert les bouquins !
Nous y sommes bien !
Dans la baie une dizaine de bateaux sont ancrés dont quelques français.
L’unique « lolo » (petit bar) sur la plage propose un Happy hour et autour d’un punch local, nous y rencontrons dès le premier jour, Philippe qui arrive lui aussi du Brésil
.
Le bar n’est pas très animé, nous ne sommes que six et pour nous faire plaisir, ils mettent la music à fond !
Le son strident de la mauvaise sono, ne fait pas même pas fuir les nonos(petites mouches )qui nous piquent les pieds !
Si le coucher de soleil est sympa, la déco quant à elle, est rustique !
Un néon alimenté par une batterie éclaire trois tables en contreplaqué gondolé, quelques flambeaux au pétrole ont du mal à rester allumés avec le vent tout comme, nous avons, nous aussi, du mal à rester secs sous le toit en tôle qui se met à fuir de partout quand l’orage éclate !!
Nous rentrons trempés ! Les apéros à bord c’est bien aussi !

Nous rencontrons Olivier et Frédérique sur « Forêver» qui terminent une grosse année sabbatique sur les Antilles avant de retourner travailler en Guadeloupe. En discutant, nous apprenons qu’ils connaissent bien « Grikipac » et « Atsani », deux de nos bateaux amis. Les Antilles ne sont pas si grandes que ça pour les bateaux de voyage qui y restent longtemps !
A Chatham Bay, les repas sont toujours assurés par les pêches de Jean louis : barracuda, calamars, perroquet, thazard…au choix, comme au marché !
Ce matin, il a ramassé deux lambis (gros coquillage) sous le bateau et la séance de préparation a été épique !
Pour les sortir de leur coquille, très bien…Jean Louis savait faire, mais pour le nettoyage…il doit y avoir un truc!
Le mollusque sécrète une bave à n'en plus finir qui cooooooolle aux doigts !
Même sous l’eau du robinet impossible de se séparer de ces filaments gluuuants …un vrai remake d'Allien!
Il n'a pu en venir a bout qu'avec une crème cif et une bonne dose de sopalin !
J’ai lu, plus tard qu’il fallait les rouler dans le sable ou les cendres,(conseil Antillais) ou les nettoyer au vinaigre( selon les recherche de Marie sur internet pour ceux qui n’ont pas de sable ou de cendres sous la main dans leur cuisine européenne !).
Pour la suite, il fallait, toujours d’après ce que nous avons ouï-dire, les frapper comme les poulpes pour attendrir leur chair.
Nous choisissons de les congeler au freezer…le froid casse aussi les fibres !
Ce qui nous laisse un peu de temps pour chercher la dernière étape :comment les faire cuire ?
Bref, ils finiront dans nos assiettes sur un lit de salade verte, après un passage au court-bouillon puis grillés à la poêle avec les épices d’ici. Délicieux !
En nous baladant sur l’île, nous rencontrons Baptiste un local qui entretien la propriété d’un français.
Heureux de venir tous les matins à pieds de son village (une demie heure de marche) pour travailler, il nous parle avec fierté et entrain de son île.
Nous devions partir ce matin (ça fait deux jours qu'on repousse!) mais nos amis de Keravel (que nous ne devions retrouver qu'à Noel en Martinique) ont fait une escale imprévue ici hier soir.
Les garçons veulent chasser encore une fois! C'est vrai qu'ensuite, dans les Grenadines, la chasse est interdite.
Nous ne partirons donc que demain, et profitons d’une petite soirée bien sympa sur Keravel (foi gras et vin blanc) pour l’anniversaire de Fabrice.
Samedi 6 décembre.
Ce matin, la chasse s’avère infructueuse, la houle s’est levée, l’eau s’est troublée et le poisson n’est pas au rendez vous.
Nous partons donc aussitôt après le déjeuner pour Mayreau avec Keravel .
Après deux heures de nav, nous mouillons à Saline baie pour la nuit.
De gros paquebots et des charters viennent décharger leurs touristes plaisanciers sur la plage et nous n’avons pas envie de descendre.
Le mouillage est un peu rouleur mais ne nous empêche pas de profiter du dîner sur Maroine avec Fabrice et François.
Au menu : Lambis grillés, barracuda à la Plancha et le dessert de Fabrice, bananes aux piments sauce maracuja !
Le lendemain départ pour Béquia pour Keravel et les Tobagos Cays pour nous.
Les Tobago Cays, considérés comme la perle des grenadines, est un ensemble d’ilots entourés d’un immense reef .
C’est un site exceptionnel avec des plages splendides et des eaux turquoises, mais aussi une réserve marine dans laquelle on peut nager au milieu des tortues !
Le seul inconvénient des Tobago, c’est la saturation de voiliers en haute saison.
Même si celle ci n’a pas vraiment commencé, mais nous sommes déjà très nombreux à mouiller en bordure du reef !
Mais le plus désagréable aujourd’hui, c’est le vent. Il tourne autour de 18 nds et le mouillage est très venté. La baignade n’est pas agréable car i y a beaucoup de clapot et le snorkeling sur le reef éloigné est peu engageant.
Kyte surf, planches à voile annexes se croisent et gâchent un peu le décor. Cela nous rappelle un peu le banc d’Arguin au mois d’août.
Pour être honnête s’il faisait beau, si la mer était lisse et plus engageante nous verrions les choses différemment et ferions abstractions de ces cotés négatifs
Nous préférons partir et revenir une autre fois en espérant que le temps soit plus clément et nous permette d’apprécier ces merveilles de la nature.
Nous partons pour Canouan et mouillons dans la grande baie de Charleston pour passer la nuit. A regret nous avons laissé tomber le mouillage plus sauvage de la baie de Windward ,« The pool » sur la cote au vent car l’endroit n’était pas assez abrite.
Nous arrivons à Bequia après cinq heures de nav sympa et mouillons à Admiralty Bay.
L’ile est jolie, plus animée mais aussi plus touristique.
Des commerces, un marché, des camelots et des restaurants allant du modeste lolo au resto plus luxueux se sont installés tout le long du rivage et dans les ruelles de Port Elisabeth , la principale bourgade de l’ile.
Des Pick- up ouverts font office de taxi et nous en profitons pour faire un tour de l’île avec Fabrice et François.
Les Boat-boys proposent toujours leur service.
L’eau s’achète 90€ le m 3 !!
Livrée au bateau d’accord mais quand même !!
Nous restons quelques jours espérant que le vent, comme l’annonce la météo, se calme un peu et nous permette d’aller sur les iles au Sud Est de Bequia.
C’est ce qu’il fait et nous partons donc pour quelques nouveaux mouillages.
Certaines criques sont sauvages, d’autres plus animées mais les fonds sont jolis et poissonneux et nous passons des heures sur le reef en palmes-masque- tuba,
Nous nous régalons au deux sens du terme.
Samedi 13
Nous quittons Bequia très tôt ce matin car il nous faut être à Ste Lucie avant la nuit et nous avons 47 miles à faire. Le vent n’est pas avec nous et nous sommes obliger de faire du moteur le long des cotes de St Vincent.
Dans le canal de St Vincent/St Lucie, la mer devient agitée, le vent forcit et passe un peu plus à l’est, ce qui nous permet de bien avancer (8nds) même si la nav n’est pas très confortable.
Nous arrivons finalement dans l’après midi à St Lucie et mouillons aux « Deux Pitons ». Les versants verdoyants et abrupts de ces pics plongent brutalement dans la mer et le sondeur affiche encore,100m à 50m du bord.
L’ancrage est incertain mais des bouées sont à notre disposition.
Après la rituelle transaction avec les boat-boys, nous prenons une bouée au pied des « Deux Pitons » et profitons tranquillement de ce joli mouillage qui nous rappelle, un peu, la baie de Rio.
Nous repartons le lendemain, cette fois pour la Martinique, dernière étape de 41Mn.
Dans les canaux, le vent reste, fort et la mer, agitée.
Les deux cannes sifflent en même temps.
Deux belles Dorades Corifènes, ont mordu ! Toujours par deux !
Nous roulons le génois pour ralentir le bateau mais nous en perdons une à la remontée.
Malgré un vent plus Nord Est, qui nous oblige à tirer quelques bords nous arrivons en Martinique en début d’après midi après 8h de nav.
Nous mouillons dans la baie de Ste Anne où nous retrouvons Keravel qui sont ici depuis quelques jours .











































