LE VOYAGE DE "MAROINE"

MAROINE CATAMARAN NAUTITECH 44, VOYAGE EN COUPLE AUTOUR DU MONDE.

12 novembre 2008

De retour à Trinidad

                                                             DE RETOUR à TRINIDAD.

Mardi 28 octobre 2008 .

Nous arrivons ce matin à Trinidad après un voyage fatiguant de plus de 24h dont 8h d’escale à Toronto.

La chaleur nous prend de plein fouet et il n’est encore que 7h du matin.

Surprise aujourd’hui, c’est Divali, fête religieuse indienne, donc jour férié…

Tout est fermé, les chantiers, les magasins, la réception de l’hôtel, le cyber…

Nous réussissons à récupérer notre chambre dans la matinée.

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Nous avions réservé chez Power Boat une chambre avec kitchenette. C’est sympa, nous sommes dans le chantier mais au bord de l’eau dans la baie de Chaguaramas près d’un  petit super marché et  du resto où nous irons  manger mercredi soir les traditionnelles gambas grillées.

Nous en profitons pour faire les formalités. La police et les douanes, elles, sont ouvertes mais  nous font payer une taxe supplémentaire pour raison d’ «Over Time» de 100 $TT, a cause jour férié !

Et toujours aussi aimable les fonctionnaires de l’immigration !!!

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Dès le lendemain nous prenons les bus-taxi jaunes locaux pour rejoindre le chantier.

Chauds les taxis ! Certains roulent comme des malades, doublent dans les virages sans aucune visibilité.

C’est à celui qui remplit le plus vite son  combi (une douzaine de personnes). Ils roulent à gauche (normal), conduisent d’une main car ils tiennent leur liasse de billets de 1$TT dans l’autre pour rendre la monnaie plus vite et repartir. (3$TT le trajet)

Au chantier, le bateau n’est pas tout à fait prêt et les ouvriers sont encore dessus.

Les travaux ne sont pas finis : joints, installation des sièges des postes de pilotage, des barres à roues, des glissières du toit ouvrant…

Le plus gros travail reste dans la finition du rostre qui avait été provisoirement réparé en Espagne.

Ils ont refait un  moule, et l’on reconstitué en fibre de verre.

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Eric, responsable de ce travail finit de le stratifier et passera des heures à le poncer le polir dans la poussière et la chaleur, mais… dans la bonne humeur.

Nous faisons le point avec Philippe responsable du chantier et la mise a l’eau prévue pour le 31  pourra se faire mercredi prochain le 5 novembre.

Ca va, nous ne sommes pas à quelques jours prés.

Nous nous installons un peu sur le bateau mais c’est dur, avec tout ce monde à bord !

Nous sommes contents d’avoir retrouvé Maroine. Il est crade extérieurement (normal !) mais nickel à l’intérieur.

La clim a vraiment été très utile : Aucune trace d’humidité ou de moisissure. Il est tel que nous l’avions laissé.

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Dés jeudi nous attaquons le ponçage de la coque en vue du passage de l’antifouling.

L’antifolling n’a pas été efficace et nous sommes obligés de faire un deuxième ponçage à l’eau avant de peindre pour faire partir toutes les traces de coquillages et enlever l’ancien antifouling.

Nous pouvons enfin peindre Samedi mais il nous faut jongler avec les averses.

Nous pataugeons dans l’eau. Ici quand ça tombe, ça tombe !

Heureusement avec le cata nous  pouvons travailler à l’abri de la pluie sous la nacelle.

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Nous passons ces quelques jours à  bosser, poncer, frotter lessiver…

Dur, dur le bateau  et y en a qui nous croient en vacances !

Nos bras et nos épaules sont douloureux !

Faut dire que le moindre effort est pénible car même si la saison des pluies se termine il fait encore  vraiment très chaud.

Nous rentrons le soir à l’hôtel lessivés (sans jeu de mots).

Quelques courses à la superette, un diner dans la chambre, quelques mots avec nos voisins anglais (sans prétention, car nous avons de sérieux progrès à faire) et nous nous écroulons.

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Dimanche nous émigrons définitivement  avec nos derniers bagages pour le bateau au chantier.

Nous n’avons pu garder la chambre plus longtemps, mais finalement c’est mieux, nous perdrons moins de temps même si nous n’avons pas de frigo : il suffit de s’organiser un peu, les bières et le beurre posés devant la clim et c’est tout à fait acceptable !

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Nous continuons pendant ces quelques jours de travailler à bord  et  profitons de l’eau courante pour nettoyer les cales, faire démarrer les moteurs, faire un grand nettoyage du bateau et poser la déco adhésive (une raie Manta) sur la deuxième étrave…

Ce qui fait sourire nos voisins, un couple d’américains sur leur cata, « Calypso », un Manta 41.

La remise en route du bateau est longue et c’est un sacré  chantier.

Depuis lundi nous n’avons pas eu de pluie et il fait très, très chaud. Il fait 40° à l’ombre et 31° dans le bateau malgré la clim….

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Les trois jours initialement prévus auraient été un peu short ou on aurait fait des choix !

Avec les ouvriers à bord en plus, ce n’est pas toujours simple mais ils sont très sympas et  l’ambiance  est bon enfant.

Eric, Jimmy ou les autres ne sont pas avares de conseils, de coups de main, et toujours prêts a nous rendre service.

Mardi soir Maroine est posé sur son chariot et attend sa mise à l’eau.

DSC_7198__Small_Maroine quitte  le lendemain le chantier et ses voisins, traverse la route comme il ya quelques mois mais en sens inverse pour retrouver l’eau.

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Nous retournons à Chaguaramas par la mer accompagnés de gros dauphins qui viennent se gratter le dos sur nos étraves fraîchement repeintes

Notre cher ( dans tous les sens du terme)  antifouling passé à la sueur de notre front.

Jamais vu ça!  J’espère qu’ils vont en laisser un peu !!!

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Nous nous installons  à la bouée devant  PowerBoat pour la semaine au moins.

Nous avons pris internet sur le bateau mais je ne sais si c’est une bonne chose, car ça ne marche pas bien.

Nous sommes la encore quelques jours car il nous faut encore faire les pleins, changer les filtres à gaz oïl, remettre la GV, etc.

Nous faisons la connaissance de Roger et son fils Jonathan.

Personnage atypique,  Roger est un ancien pécheur professionnel, bourlingueur et opportuniste. Il a péché dans toutes les mers du monde, plongé pour des mines de diamant en Afrique du sud, exploité des épaves, vendu des noix de coco, travaillé pour les pêcheries de Nosy be…

Et là , surprise en parlant de Madagascar, il nous annonce qu’il emmenait les plongeurs à Nosy be avec son bateau de pêche en 85, année ou nous y étions !

Du coup il nous sort son album photos de l’époque dans lequel nous retrouvons plein d’amis et de souvenirs communs !

Il y à 23 ans, à quelques mois près, nous aurions pu plonger avec sur son bateau.

Le monde est petit !

Mardi 11 novembre

Hier, je suis allée faire le plein au super marché.

Je suis partie avec le taxi bus local et je suis revenue avec un papi, une figure authentique, dans sa voiture qui ne pouvait avouer son âge.

Il  arrondit ses fins de mois en faisant les livraisons du super marché.

Elles sont gratuites pour les clients…mais un pourboire est bien mérité !

C’est avec plaisir car il était très sympa.

Rien à voir avec le plein de Lanzarote aux Canaries.

Ici tout est assez cher, enfin comme en France et on ne trouve pas beaucoup de fruits, ni de vin à moins de 10 $TT(environ 13e).

Les supers marchés sont très américanisés : des rayons de chips, de sodas multicolores, de pains de mie… tout pour la ligne ! De la viande et du poisson congelé !

Bref, j’ai assuré l’essentiel.

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Le bateau est prêt mais il y a toujours quelque chose à faire. Ce matin, nous avons attaqué de bonne heure le polish du roof.

Après un bon nettoyage,  nous passons de la wax, une sorte de cire au chiffon et nous frottons énergiquement pour faire briller le bateau comme pour un plancher.

A faire de bonne heure avant qu’il ne fasse trop chaud, avec une bonne huile de coude, et de la patience …ça marche !

Le résultat est sympa, la coque brille à nouveau là où elle s’était matifiée.

Encourageant mais il faut faire tout le reste!

Kool ! Petit à petit !

Maroine est prêt.

Fabrice et François sur Kéravel arrivent demain et nous allons passer deux, trois jours avec eux avant de partir le 14 ou le 15 novembre.

Il nous tarde de retrouver  une eau bleue et claire, un mouillage sympa et surtout de pouvoir se baigner !

Cette saison, nous naviguerons  dans l’Arc Antillais.

Nous avons abandonné pour cette année le Venezuela car il nous fallait plusieurs mois  pour découvrir Margarita, les Testigos… jusqu’aux Roques, et c’était difficilement compatible avec une découverte tranquille des Antilles.

Il ne faut pas vouloir trop en faire, et nous préférons prendre notre temps dans les Antilles, découvrir ses îles et  apprécier chaque mouillage.

Nous ferons le Venezuela la saison prochaine.

Nous partons en fin de semaine pour Grenade où nous pensons rester un quinzaine de jours avant de remonter tranquillement vers la Martinique où nous retrouvons Antoine pour la fin de l’année.

On avisera au fur et à mesure. St Vincent, St Lucie, Les Grenadines…

Suivez nous si ça vous dit sur ce blog !  

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22 novembre 2008

L'ile de Grenade

                   L’Ile de Grenade

Prickly Bay du 15 au 18 novembre.

Depuis hier, veille de notre départ le temps a changé.

Une grosse masse nuageuse confirmée par la météo, passe sur Trinidad et Grenade et il a plu toute la journée.

Nous faisons quand même nos formalités même si nous hésitons à partir.

Anecdote :

La police et les douaniers ne sont pas particulièrement aimables à Trinidad.

Mais cette fois ci, l’atmosphère est très détendue aux bureaux !

« Friends » le feuilleton américain passe à la télé. Tout le monde suit attentivement l’épisode, éclate de rire ou ajoute son petit commentaire…Nous jouons le jeu et suivons l’épisode avec eux, tout en remplissant les formulaires. Nous rions quand ils rient, même si nous  ne comprenons pas toujours, et… tout se passe bien…avec le sourire.

Pas de questions, pas d’over time même si nous mentons sur notre heure de départ (nous devrions partir dans l’heure qui suit les formalités).

Au bureau des douanes … idem mais c’est un match de baseball que suivent intensément les 7 douaniers et leurs  secrétaires. Notre douanier s’arrête de temps en temps de remplir ou de tamponner nos papiers, juste pour questionner son voisin sur le score…

Cool ! Nous quittons le bureau,  les  douaniers affalés dans leur fauteuil ont tous les yeux braqués sur l’écran !

Nous quittons Chaguaramas à 4H45. Il fait encore nuit mais nous sommes éclairés par les projecteurs des chantiers.

Nous confirmons à Keravel par VHF notre départ afin qu’ils puissent récupérer notre bouée : les places sont comptées  en ce moment!

A l’entrée du chenal, le jour commence à se lever et nous pouvons mettre la GV et le génois. Nous avons peu de vent (autour de 10nds) jusqu’en fin de matinée et nous pêchons une petite coryphène. 

Nous avons du mal à garder le cap car nous remontons au pré et il ya beaucoup de courant. Nous avons 100 miles à faire et il nous faut arriver avant la nuit.

Mais le vent monte rapidement à 25 nds en moyenne dès midi et se maintient toute l’après midi avec des rafales à 30 …avec la mer qui va avec !

Nous remontons toujours au pré, la nav n’est pas confortable et nous prenons plusieurs grains…

Je n’étais pas au mieux de ma forme mais là, je suis malade, tout le trajet, et mon capitaine doit se débrouiller tous seul !

Nous qui rêvions, pour notre première nav de la saison, d’une traversée calme sous le soleil, sur une mer bleue...raté !!!

Nous arrivons  à 16H 30 dans la baie de Pickly Bay au sud est de Grenade.

Nous avons fait une bonne moyenne (8/9dnds) ce qui nous a permis d’arriver avant la nuit : il faut bien positiver !

Nous ancrons parmi des voiliers, beaucoup d’entre eux sont sous pavillon anglais ou américain.

Le lendemain nous faisons nos formalités d’entrée dans un petit bureau en bois près de la petite marina plus ou moins en chantier.

Quelques services comme l’ « Essential Super Market »qui porte bien son nom (même pas un citron), un resto pizza, et un bar kiosque qui proposent des Happy hour entre 5à6h. Les anglais et les américains s’y retrouvent le soir dans une cacophonie de phrases inaudibles pour nous : pas pour nous.

Nous faisons la connaissance de Marc qui vient nous voir à bord, il est  skipper sur un Dean, «  Two Pigeons », dont les propriétaires sont bordelais.

Nous sympathisons et profitons d’un Ti punch pour revisiter ce  bateau que nous avions failli acheter avant Maroine.

Marc nous indique gentiment plusieurs sites de chasse et de mouillages sympas  sur les Antilles qu’il sillonne depuis plusieurs années.

Lundi, mardi, il pleut toujours !

Le seul avantage c’est que les réservoirs d’eau sont pleins et que nous pouvons nous doucher à volonté : positivons !

La baie est jolie mais sans grand intérêt quand il n’y a ni soleil, ni eaux bleues.

ST Georges du 19 au 21 Novembre.

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Nous partons mercredi pour St Georges, la capitale  de Grenade, à deux heures de nav de Prickly Bay.

Nous longeons les très belles plages de Morne rouge Baie et de la baie de Grande Anse. Le temps s’est éclairci mais le soleil n’est pas franc.

Nous mouillons devant Coconuts beach pour la journée et descendons d’un coup d’annexe déguster une salade de lambis dans un petit resto de plage et faire un tour sur le marché aux épices, petite infrastructure construite sur la plage : un vrai piège à touriste !

Nous nous déplaçons en fin d’après midi car nous référons  mouiller pour la nuit  devant la marina, près de la ville, dans « the lagoon »emplacement abrité où s’installent tous les plaisanciers.

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Nous restons quelques jours. Il pleut beaucoup.

La ville, ancienne colonie anglaise est sympa avec ses rues escarpées aux flancs de ses collines et ses maisons colorées.

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Les journées passent vite à fouiner dans les ships, dans les petits supermarchés locaux ou dans la ville.

Dans les rues, les petits magasins ressemblent plus à des  bric-à-bracs, des quincailleries où l’on vent de tout et dont les aménagements ressemblent à ceux de nos magasins d’il ya vingt ans.

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A côte de ça, des centaines de touristes américains débarquent de leurs gros paquebots et faussent un peu l’ambiance du marché de fruits et légumes et d’épices du centre ville.

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Au nord est de Grenade, nous visitons, en taxi-co (collectif), une coopérative de noix de muscade, ce qui nous  permet de découvrir un peu l’intérieur de l’île.

Nous sommes jusqu'à 18 personnes dans le mini bus et la musique reg gaie joue en permanence.

Les gens montent et descendent à la demande tout le long de la route. Très sympa et local !

L’ile est très montagneuse avec une forêt verdoyante recouverte de plantes tropicales et de bananiers. Les routes ont étroites et souvent défoncée par la pluie.

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La coopérative de noix de muscade a connu des jours meilleurs et son activité a chuté de 90% depuis le cyclone Ivan qui a tout détruit en 2004.

Les machines et les méthodes sont restées ancestrales, l’usine a une activité réduite aujourd’hui. De nouveaux arbres ont été plantés mais il faut attendre 7ans avant la première production.

Demain samedi, nous partons naviguer sur la cote ouest de Grenade jusqu'à l’Ile Ronde et celle de Carriacou en espérant trouver le soleil et des eaux plus claires.

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Posté par MAROINE à 12:57 - LES ANTILLES - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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