21 janvier 2008
Angra dois Reis, Ile de Couves
ANGRAS DOS REIS DU 7 AU 10 JANVIER

Anton et Michou nous ont rejoints.
Des lundi matin commence le parcours du combattant : les formalités !
Je dirais mieux : le marathon des « formalités inutiles!»
Epique, il faut s’armer de patience.
Nous débutons par la Capitania La Marine la Police la Douane
Entre temps, une heure de queue à la banque pour payer les visas et ramener l’attestation de paiement à la Police
De 10h à 17h, des heures d’attentes, de palabres, ils prennent nos papiers, partent faire des photocopies, disparaissent dans les bureaux, nous en font remplir d’autres documents, repartent faire des photocopies…ça n’en finit plus mais tous ça, quelque soit le service, à leur rythme, avec gentillesse et sourire.
Nous avons un peu de mal à garder le notre !
Aujourd’hui encore nous nous demandons ce qu’ils peuvent bien faire de toutes ces photocopies !!!
Peut être justifier leur emploi ?
Angra est un petit port de commerce de pèche.
C’était autrefois le lieu de débarquement des navires amenant les esclaves d’Afrique.
L’activité touristique tourne elle, essentiellement autour des Saveiros (bateaux) qui promènent les touristes dans les îles. Tout autour de la baie les favelas tapissent les collines.
La ville est sympathique, très authentique, elle n’est pas faite pour le tourisme nous ne rencontrons aucun étranger.
Les rues sont très animées et les commerces répondent à leurs besoins, on y trouve de tout. C’est la vraie vie brésilienne.
Des magasins de tissus, de vêtements, de matelas, d’ifi, de bricolage, d’électricité…, et des shipchandlers qui font la joie des garçons.
Un abri solaire au dessus du filet est devenu indispensable,nous en profitons pour acheter de quoi faire notre bache, du tuyau et des pièces… qui manquaient à Jean Louis
Nous ne ressentons dans cette ville aucune agressivité aucune insécurité. Même le soir, en sortant du resto un peu éloigné pourtant dans la ville, nous avons marché sans crainte dans les rues. Nous n’étions pas dans les favelas certes !
Nous sommes ancré devant le chantier ou Anton a sorti Groyabada pour le faire caréner et le matin à l’arrivée des pécheurs, nous allons chercher notre poisson ou nos lulas(calamars) au petit port d’un coup d’annexe.
Ces quelques jours passent très vite.
Les journées sont bien occupés par les courses, les pleins, les petits restos ou les planchas sur Maroine avec Anton et Michou qui sont venus passer les nuits à bord le temps que Groyabada est à sec.
Jeudi 10 Janvier
Nous partons après nos dernières courses en frais, pour l’Ile de Gipoya pas très loin d’ici.
Nous laissons Groyabada qui veut finir ses peintures et trainer un peu ici. Nous avons envie de descendre vers le sud voir même en dessous de Pousso trouver une eau un peu plus claire pour nous baigner et chasser et... moins de monde.
La baie d’Angra comme toutes les baies urbanisées du Brésil est polluée.
Tous les égouts se jettent dans les baies sans le moindre système d’épuration C’est vraiment dommage!
L’état fait des efforts de sensibilisation mais la pollution par les plastics est énorme.
Chez nous, les commerces ne donnent plus de poches ici, ils en donnent pour tout voir les doublent si c’est un peu lourd !
Nous mouillons dans la baie de Fazenda devant la plage.
Les criques de l’Anse des Rois sont recherchés par les gens aisées qui y font construire de superbes maisons avec pontons privés, garages à bateaux, gardiens….
C’est le cas de celle-ci ou les maisons sont harmonieusement construites dans la végétation mais l’eau n’est pas très engageante, le temps couvert, nous restons à bord pour bricoler.
la Fleicha.
En prenant un petit chemin le lendemain matin au bout de la plage nous découvrons une autre baie celle de
C’est une grande plage de sable, l’eau est plus claire, la baie est plus grande plus ouverte sur le large… avec deux bars sympas. Nous y partons aussitôt ancrer le bateau et y passons la journée. L’eau est chaude et nous allons dans un bar manger quelques pastels et une bière
Malheureusement nous n’avons pas choisi le bon resto !
A peine assis, une armada de touristes brésiliens débarque d’un Saveyro et prend possession de toutes les tables...Assez bruyamment !
Des « bofs» en short et en marcel !
Mais soyons honnêtes, on a les mêmes à la maison !
On aurait du choisir l’autre bar qui n’avait pas de pontons donc pas de possibilité pour les bateaux d’accoster !
C’est pas grave, on a bien rit et c’est aussi çà, le Brésil !
Les bateaux vont et viennent toute la journée et le coin perd un peu de son charme de la matinée. Nous retrouvons le calme en fin d’après midi, les bateaux sont partis, nous avons fini nos travaux, notre bâche, nos moustiquaires… nous décidons de continuer notre descente vers la Côte Sud.
Samedi 12 janvier, nous partons en fin de matinée.
En fonction du vent que nous trouverons un peu plus loin,nos prendrons la destination soit de Pousso sur la côte soit de Proveta sur Ilha Grande.
Le vent décide Proveta. Nous devons de face et après quelques bords peu confortables, nous préférons stopper là.
Nous retrouvons avec plaisir le village et les pêcheurs de Proveta..
En dehors du village, les maisons, plutôt des cabanes, sont accrochées dans les rochers, à flan de colline.
Le câble électrique auquel elles se raccordent longe à hauteur d’homme l’unique chemin taillé dans la forêt et les rochers.
L’eau descend de la montagne et coule en permanence dans des canalisations de bric et de broc.
Ils sont tous pêcheurs de père en fils et la vie de ceux qui habitent là est assez précaire.
La nuit tombée, de petites lumières s’allument partout dans la forêt qui semble plonger dans la mer.
Jean louis part de bonne heure acheter les lulas aux bateaux de pêcheurs et revient avec quatre kilos !
Il a retrouvé René et son père et n’a pas pu refuser !
Il va falloir que j’innove en recettes!
Nous repartons lundi pour une baie voisine, à la pointe extrême sud ouest d’Ilha Grande: Baia de Meros.
C’est une toute petite baie dont la plage forme dans le fond de la anse une jolie dune de sable. Le décor est superbe.
Un catamaran est ancré et nous sympathisons avec eux, ce sont des Argentins.
L’endroit est un petit paradis sauf à partir de 11H quand les Saveiros débarquent leurs touristes en masse, nous disent-ils.
La plage retrouve sont charme comme maintenant vers 16h quand tout le monde est reparti.
Nous savons ce qu’il nous reste à faire : profiter de la soirée et de la matinée de demain puis continuer notre route.
Calamars à la Plancha au menu !
Mardi 15 janvier, le vent se lève en fin de matinée nous montons la grand voile et prenons la direction de l’ile de Couves.
L’ile est à 33 miles
Nous avons un bon vent de travers et naviguons à 8 nds de moyenne.
Après avoir contourné la pointe de Juguntina assez agitée et réputée pour ses fortes vagues, nous sommes obligés de remettre les moteurs, le vent reprendra un peu plus tard.
Nous arrivons en vue l’ile de couves sous geeneker avec une forte houle après six heures de nav.
Le paysage dans cette région est un peu différent.
La chaine de montagne qui longe la cote est plus prononcée et très boisée, avec ses sommets dans les nuages et ses pieds dans l’eau. Le relief est très découpé avec de nombreuses iles rocheuses et sauvages qui croulent sous la végétation et beaucoup sont inhabitées
Nous contournons l’ile de Couves et nous mettons à l’abri de la houle dans sa baie Est devant une de ses deux jolies plages.
Le soleil se couche et donne à la forêt qui plonge dans la mer des couleurs et des nuances de verts difficiles à décrire. La plage prend des tons dorés et contraste avec les gros rochers ronds de schiste gris l’encadrent et qui émergent par ci par là. 
Ppict4639
C'est le même décor qu’à Pousso, mais en plus petit, plus sauvage et sans touristes, c'est super!
Après le diner, risotto de calamars au menu ce soir, nous nous laissons bercés par les musiques classiques que nous a laissé Antoine.
C’est super, je n'ai pas de musique classique sur le bateau, il faudra que je remédie à ça.
Quelques petits bateaux de pêches et un crevettier sont ancrés un peu plus loin pour la nuit .Les marins sont à bord et une petit lumière oscille avec les vagues.
Il fait bon. Bach et Maroine s’harmonisent à merveille dans cette nuit magnifiquement étoilée.
Nous décidons de nous poser quelques jours ici.
Les journées sont bien occupées entre les baignades, le snorkling, la chasse, la sieste et la lecture!
Nous tentons une ballade dans l’ile mais les chemins ne sont pas entretenus et sans machette difficile d’avancer.
Une ferme perlière a existée mais il ne reste que quelques ruines.
De gros lézards prennent le soleil sur les rochers, de gros papillons bleus et des cigales aux cris stridents habitent ces arbres aux troncs envahis d’une multitude de plantes parasitaires.
Une cabane bleue et trois tables ont installés sous les gros arbres qui frangent l’autre plage. Des bateaux locaux viennent déposer quelques touristes mais il n’y a pas d’effet de masse et ils restent discrets.
Comme dans toute ces gargotes locales et très rustiques, ils ne proposent que deux plats uniques, ici lulas dorés ou coquillages.Les coquillages nous font peur et nous préférons encore les beignets de calamars.( c’est un recette que je n’ai pas tentée encore à bord!)
Derrière notre table, un groupe de jeunes jouent de la guitare.
Une petite bière fraiche, un plat de lulas, les pieds dans le sable, à l’ombre des gros arbres…
....Ell’ est pas belle la vie !
En parlant de coquillages, ils ont de nouveau envahi la coque et nous sommes obligés de gratter de nouveau tout le bateau dans l’eau à la spatule. Ils ne sont pas très gros et partent heureusement assez bien, mais c’est incroyable, la rapidité avec laquelle ils se re-installent !
A j’oublié! Nous avons un passager clandestin à bord et j’espère qu’il n’y en a qu’un ! Un Cafard !
Jean Louis l’a vu courir sur les coussins de la banquette du carré.
Bran le bas de combat, nous avons tout démonté, javellisé et pulvériser d’insecticide contre les «baratas»en brésilien.
Je ne sais pas comment il est venu, je fais pourtant bien attention avec les fruits, avec les cartons, les poches etc …Il va falloir être encore plus vigilant.
Samedi 20 janvier, nous levons l'ancre.
Commentaires
Nous sommes arrives
Mes cheres amies,
Nous sommes les argentines que vous avez trouvez a la bahie de Los Meros.
Je vous felicite pour le bateau el les photos. Nous sommes arrives a la argentine les dernieres jours de janvier, et nous avons comences notre travaille!! que´l domage!!
Nous vous desirons le meilleur veux pour votre voyage, et nous attendons votre bonnes nouvelles.
Bonnes regardes,
Flie Bernasconi
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=350604&pid=7645643
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :



